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Baromètre de l'absentéisme en France (Alma Consulting Group)


« Une bonne prévention commence par un bon diagnostic » : c’est dans cet objectif et pour permettre à chaque entreprise d’évaluer ses données d’absentéisme par rapport à un secteur d’activité ou une zone géographique qu’Alma Consulting Group a lancé la première édition du Baromètre de l’absentéisme en France.




Baromètre de l'absentéisme en France (Alma Consulting Group)
Ce Baromètre apporte pour la première fois une évaluation fiable de l’absentéisme en France, basée sur la comparaison de taux homogènes, entreprise par entreprise, dans les différents secteurs d’activité et ce au niveau national et régional. « Le taux d’absentéisme est un indicateur de performance de la gestion de ressources humaines. Disposer de données comparatives s’avère par conséquent essentiel pour un DRH. C’est l’ambition de ce premier baromètre que nous pérenniserons pour déterminer et analyser les évolutions de l’absentéisme en France », indique Olivier Gignoux, Directeur du Pôle social d’Alma Consulting Group.

Méthodologie
Alma Consulting Group a recueilli et retraité les données d’absentéisme pour déterminer un taux « homogène » et établir des statistiques nationales et régionales fiables. L’enjeu, donner la possibilité de comparer des taux qui recouvrent des types d’absentéisme hétérogènes voire particuliers à l’entreprise. L’enquête a été réalisée en juillet 2008 auprès des DRH de 205 entités : entreprises, établissements d’entreprise, collectivités territoriales, SEM et établissements hospitaliers.

Premières conclusions
Le taux national est stable depuis 3 ans et s’élève à 3,69% (soit 13,5 jours d’absence en moyenne par salarié en 2007).
Le secteur des services, les PME et l’Est de la France affichent les taux d’absentéisme les plus forts : le secteur des services connaît une croissance record de son absentéisme avec un taux s’élevant à 4,40% en 2007, qui le place devant des secteurs traditionnellement concernés comme la santé (3,71%) ou l’industrie (4%). La région du Grand Est détient désormais la palme de l’absentéisme avec un taux de 5,05% et les PME de moins de 250 salariés se classent à la première place des types d’entreprises, avec un taux de 4,52%, devant les grosses PME (3,42%) et les grands groupes (3,68%). Cette dernière statistique est à nuancer. Comme le souligne Salvatore Curaba, Directeur d’Andéléa* : « la taille de l’équipe est davantage déterminante que la taille de l’entreprise. En effet, la structuration des équipes, la communication interne de proximité et les qualités managériales des responsables d’équipe sont autant de facteurs qui limitent l’absentéisme des collaborateurs ».
*filiale d’Alma consulting Group, spécialiste de la prévention des risques professionnels

Conclusions détaillées
Les causes de l’absentéisme : accidents du travail, maladies professionnelles et récession…
Si le taux d’absentéisme global est stable, le Baromètre révèle une augmentation des absences liées aux accidents de travail et maladies professionnelles. Une observation qu’il s’agirait de mettre en parallèle avec un plus grand nombre de maladies professionnelles répertoriées et une meilleure connaissance de la législation de la part des collaborateurs.
Selon les DRH interrogés, le contexte économique des organisations et le climat social sont également des facteurs favorisant les arrêts maladie (impactant sur l’absentéisme), directement en lien avec la souffrance au travail. Les organisations dont la situation économique s’est dégradée au cours des 5 dernières années ont des taux d’absentéisme élevés.

Une difficile maîtrise des vrais coûts de l’absentéisme
Le Baromètre révèle par exemple que si l’on retenait le seul critère du coût de maintien de salaire, 1 % d’absentéisme représente selon les organisations de 0,10 % à 1,68 % de la masse salariale. L’absence est génératrice de coûts supplémentaires, dits de régulation (recours à des équipes de remplacement, prise en charge des délais de carence …) et de perturbations (retards, problèmes qualité…) difficilement mesurables. Aussi, les entreprises se basent sur l’équation « 1% d’absentéisme équivaut à 1% de la masse salariale ». Or cette équation s’avère « simpliste » car elle ne prend pas en compte de nombreux paramètres décisifs sur l’absentéisme comme les conditions de maintien de salaire, le choix de remplacement des collaborateurs absents ou bien la gestion administrative des absences.

Les limites des mesures ponctuelles
Les actions les plus fréquemment mises en place par les DRH sont les contre visites médicales (72% des DRH), la communication autour de l’absentéisme (pour 69% des DRH) et les actions d’incitation financière (primes d’assiduité, intéressement…) (51% des DRH).
Mais il semblerait que les effets dissuasifs des actions ponctuelles, comme par exemple la contre-visite médicale, atteignent leurs limites et ne permettent pas dans le moyen terme de résoudre les dysfonctionnements à l’origine de l’absentéisme. Par ailleurs, des mesures de réduction de l’absentéisme basées sur la diminution du droit des salariés en cas d’absence maladie (augmentation du délai de carence, suppression de la subrogation des indemnités journalières de Sécurité Sociale) peuvent amener les collaborateurs à modifier la nature de leur absence.
« On ne lutte pas de la même manière selon les types d’absentéisme. Une solution unique serait forcément caduque. L’absentéisme est un phénomène complexe et multifactoriel : seul un plan d’actions global conçu comme un projet d’entreprise permet d’inverser la tendance de façon durable », commente Olivier Gignoux.

A propos d’ALMA Consulting Group
Le Baromètre de l’absentéisme a été réalisé par le pôle social d’Alma Consulting Group, dirigé par Olivier Gignoux et rassemblant 245 collaborateurs à fin 2007. Deux filiales viennent compléter le pôle : Andeléa et IRH.
La mission d’Alma Consulting Group au sein de ce pôle : réduction des coûts de l'absentéisme, aide à la mise en place d'une politique de prévention des risques professionnels, l’optimisation de la tarification des taux d’accidents du travail, gestion en ligne des accidents du travail, maîtrise des charges sociales par la vérification et l’optimisation des cotisations assises sur les salaires, formations, prévention..
Leader européen du conseil opérationnel en réduction de coûts, Alma Consulting Group (CA 2007 : 185 M€ et 1300 collaborateurs) dont la rémunération est principalement liée aux résultats obtenus, identifie et dégage des économies de charges pour le compte de ses clients, moyennes et grandes entreprises, sans jamais remettre en cause leur organisation ni les acquis salariaux.
Présent dans 10 pays dont la France (Espagne, Royaume-Uni, Italie, Pologne, Israël, Belgique, Allemagne, Portugal et Canada), Alma Consulting Group est plus particulièrement actif dans les domaines des coûts sociaux (réduction et optimisation des charges, diagnostic de l’absentéisme au travail, prévention…), des charges fiscales et financières (immobilisations, environnement, fiscalité locale, cash…), des frais de fonctionnement (dépenses de télécommunications, énergie, flotte automobile…), du financement de l’innovation (montage de dossiers de Crédit d’Impôt Recherche, et obtentions de subventions nationales et européennes), de la protection sociale (retraite et prévoyance) et de la gestion actuarielle des organismes assureurs.
Alma Consulting Group est agréé par l’OPQCM (Office Professionnel pour la Qualification des Conseils en Management), certifié ISO 9001 nouvelle norme pour l’ensemble de ses activités depuis décembre 2003 et membre du Syncost (Syndicat professionnel des sociétés de conseil opérationnel en optimisation des coûts).

www.almacg.com

Mardi 18 Novembre 2008
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1.Posté par Panda le 27/10/2009 11:59 | Alerter
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Je suis responsable du personnel dans une société.
J'ai connu la problématique de l'absentéisme et notamment sous forme d'arrêts de travail récurrents. Ces absences fréquentes ont sensiblement imputé sur les résultats et la santé de l'entreprise.
J'ai d'abord tenté une approche par le dialogue mais un résultat peu significatif m'a poussé a effectuer des contrôles médicaux. Je suis passé par un organisme privé, le service médical patronal, sur le site www.service-medical.fr
J'ai été conseillé et ai donc effectué une première vague de contrôles.
Depuis, mes salariés assidus sont satisfaits de voir que les abus de leurs collègues sont sanctionnés.
Aujourd'hui, je ne fais des contrôles que lorsque mon discours de remotivation ne convainc pas les éléments les plus absents.

2.Posté par Vince le 21/06/2011 08:34 | Alerter
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Eh oui, vos chiffres sont éloquents!

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