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Panorama 2008 des Midcaps : une croissance soutenue malgré une valorisation en berne


La septième édition du Panorama des Midcaps prend cette année une nouvelle dimension. La performance financière et boursière des Midcaps françaises y est comparée à celle de leurs homologues britanniques et allemandes. Souvent considérées comme des valeurs peu recherchées par les investisseurs, quel est le niveau réel de croissance de ces entreprises ? Dans le contexte économique incertain, comment s’évalue leur niveau de capitalisation par rapport à celui du CAC 40?




Croissance du chiffre d’affaires : l'avantage aux Midcaps françaises
Les Midcaps françaises ont généré en 2007 12,8 % de croissance par apport à 2006, avec un chiffre d’affaires cumulé de 76, 3 milliards d’euros, soit plus de 2 points de croissance que les Midcaps anglaises et allemandes.

A chiffre d’affaires équivalent, les 234 entreprises françaises et les 255 entreprises anglaises étudiées enregistrent la meilleure performance en termes de rentabilité opérationnelle, avec un taux supérieur à 7 % (6% pour les 108 Midcaps allemandes analysées). A l’arrivée cependant, ce sont les Midcaps anglaises qui arrivent en tête en termes de taux de résultats net. Une avance qui s’explique notamment par un taux effectif d'impôt des Midcaps anglaises moins élevé que celui de leurs voisines (6,2 points de moins qu’en France).

Les paradoxes de la conjoncture : une performance honorable, mais une capitalisation et une valorisation à géométrie variable
Alors que les résultats des Midcaps sont plus que satisfaisants, le panorama note une forte dépréciation de leur capitalisation boursière. Entre septembre 2007 et septembre 2008, la capitalisation des Midcaps a chuté de 37%. Le Royaume-Uni, qui a été le premier pays touché, dès septembre 2007, suivi par la France et l’Allemagne au début de l’année 2008, se retrouve au même niveau de capitalisations que janvier 2004, quand la France et l'Allemagne conservent des niveaux de capitalisations supérieurs (respectivement 21% et 28%).

Autre incidence de la crise et de la contraction des cours de bourse, la pertinence des repères de valorisation des entreprises. Aujourd’hui, la valorisation des entreprises n’est pas en adéquation avec leur bonne santé, alors que leurs résultats sont en progression de manière significative entre 2006 et 2007.

Claude Crosnier, associé Ernst & Young, précise : " les valorisations ne reflètent plus, pour un grand nombre d’entreprises, le sérieux de leur business model. Ainsi, pour 37% de celles que nous avons étudiées, la capitalisation au 30 septembre 2008 est inférieure au montant de leurs capitaux propres ".

" Ceci est une anticipation de la baisse des résultats à venir, qui doit cependant être pondérée en fonction du secteur analysé. La baisse anticipée des résultats est par exemple bien plus significative pour le secteur des Technologies de l’information que pour le secteur des Services ", ajoute Any Antola, associée en charge de Midcaps cotées chez Ernst & Young.

Méthodologie :
Le terme « Midcaps » s’applique aux sociétés françaises cotées aux compartiments B et C de NYSE Euronext Paris à l’exception des sociétés dont la capitalisation boursière au 31 décembre 2007 est inférieure à 20 millions d’euros.
Afin d’enrichir notre étude, nous y avons intégré un certain nombre de données comparatives qui ressortent des performances des Midcaps anglaises et allemandes.
Les sociétés qui, bien que remplissant ces critères, n’ont pas été retenues sont :
- Les sociétés dont les comptes ne sont pas en IFRS au titre de l’exercice écoulé ;
- les sociétés financières ;
- les sociétés pour lesquelles la rotation du capital a été inférieure à 5% sur l’année 2007 ;
- les sociétés contrôlées à plus des 2/3 par des groupes français ou étrangers ne répondant pas aux critères précités, hors holding d’investissement ;
- les sociétés qui n’ont pas rendu disponible d’information financière complète avant le 13 septembre 2008.
La répartition des entreprises par secteur d’activité a été réalisée à partir de la classification ICB* utilisée par NYSE Euronext puis regroupée en quatre grands secteurs : Biens de consommation, Industries et Ressources, Technologies de l’information et enfin Services.
Les sociétés françaises ont été analysées à partir de leurs rapports annuels publiés.
*Industry Classification Benchmark

www.ey.com/fr

Vendredi 7 Novembre 2008
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