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Les impacts de la crise sur le capital risque, les fusions et entrées en bourse (Aelios Finance)


Quelles sont les conséquences de la crise financière sur les sociétés de taille moyenne ? Est-il encore possible de trouver de l’argent pour investir, de vendre son entreprise ? Voici les réflexions que nous confient actuellement les dirigeants de sociétés de taille moyenne ainsi que les investisseurs :




Les impacts de la crise sur le  capital risque, les fusions et entrées en bourse  (Aelios Finance)
1. Un impact contrasté
L’impact de la crise est contrasté. Beaucoup d’entreprises sont encore relativement peu touchées. En revanche les entreprises dépendantes de secteurs tels que la construction, l’automobile ou dont les processus de vente sont longs, souffrent.
Toutes les entreprises toutefois craignent 2009. En conséquence la plupart gèle les investissements et les recrutements, dans un réflexe de prudence. Il s’agit donc d’une crise financière qui dégénère en une crise de confiance.

2. Des chefs d’entreprises vigilants et faisant preuve d’agilité …
Réduire la voilure en cas de tempête est naturel. La difficulté est de savoir combien de ris il faut prendre. Beaucoup mettent un seul ris (arrêt des embauches, départs sélectifs, réduction des investissements, gestion serrée de la trésorerie et des coûts) et attendent de savoir si un deuxième sera nécessaire.
Tout en étant particulièrement vigilants, les chefs d’entreprise font globalement preuve de sérénité … ce qui est à saluer.
Une tendance nette est la focalisation sur le cœur de métier et sur les principaux produits; par exemple, beaucoup d’entreprises ralentissent le développement de nouveaux produits ou considèrent la possibilité de se séparer d’activités non stratégiques.
Sur le plan commercial, les entreprises adaptent leur discours et font preuve de réactivité : ainsi pour les offres technologiques ou BtoB, il est désormais important de montrer que l’offre permet de dégager un Retour sur Investissement (ROI) rapide, inférieur à 1 an.

3. Gare aux difficultés de trésorerie …
Les banques ont réduit leurs conditions de financement et leur degré de tolérance est limité. Toute impasse de trésorerie risque de coûter cher… surtout que le risque de défaillance des clients est aujourd’hui fortement accru.
Les entreprises déficitaires, celles fortement endettées ou celles dépendantes de clients fragiles sont particulièrement exposées. Dans de tels cas de figure, une réduction drastique de voilure associée à un renforcement des fonds propres doivent être envisagés.
Faire appel aux actionnaires est naturel mais doit se faire dans le cadre d’un bilan clair de la situation, d’une stratégie et d’un plan d’actions précis.
Les entreprises risquent toutefois d’être confrontées au fait que certains actionnaires ne souhaitent pas participer à l’augmentation de capital proposée ; la situation actionnariale devient alors délicate et complexe à gérer. Beaucoup font alors appel à un conseil/banque d’affaires pour les aider à procéder à l’opération et déterminer une valorisation.
Le recours au factoring peut aussi être une solution afin d’avoir une plus grande réactivité en termes de trésorerie. Toutefois les conditions d’accès à ces facilités de financement se durcissent actuellement.

4. Toute menace est source d’opportunités
Savoir profiter de la tempête pour aller plus rapidement au but est un exercice encore plus difficile. Toute crise est source d’opportunités. Pendant que la majorité des entreprises sont en mode « gel » et que les entreprises fragiles ou mal positionnées souffrent terriblement, les entreprises leaders ou dynamiques peuvent en tirer parti pour prendre des parts de marché.
Ces périodes troublées recèlent de nombreuses opportunités et on constate souvent des changements importants de parts de marché… voire l’apparition de nouveaux leaders.
Exemples d’opportunités:
- Des sociétés fragiles à acheter à un prix intéressant
- Des concurrents auparavant peu disposés à dialoguer sont plus à l’écoute d’une offre de rapprochement pour atteindre une taille critique
- Des filiales non stratégiques de grands groupes peuvent être à vendre
- Le recrutement d’homme clé est beaucoup plus aisé et il est désormais plus facile de trouver le bon « country manager », essentiel pour réussir une nouvelle implantation à l’étranger
Prendre les bonnes décisions dans un environnement confus est ce qui distingue les bons des très bons. Beaucoup de ces derniers sont aujourd’hui dans une optique d’accélération…
Les entreprises disposant de trésorerie sont aujourd’hui dans une position favorable pour gagner des parts de marché.

5. Beaucoup d’argent est encore disponible … à des conditions de valorisation encore satisfaisantes
Est-il encore possible de lever de l’argent actuellement ?
Les entreprises ayant un projet de développement et ayant besoin de capitaux voient les portes de la Bourse et de leur banque quasiment fermées, mais elles peuvent se tourner vers le capital investissement.
En effet, les fonds de capital investissement ont levé ces dernières années des sommes d’argent importantes destinées à être investies dans les 2 à 4 ans après la levée. La majorité des fonds sont donc bien encore en phase d’investissement.
Les gouvernements politiques et le législateur ont orienté fortement ces dernières années (FCPI, FIP, Tepa) l’épargne vers des véhicules d’investissement. Cette situation doit être saluée car elle permet à la France de conserver une source précieuse de financement. Ce n’est pas le cas dans beaucoup d’autres pays étrangers et cette situation constitue sans conteste pour la France un amortisseur à la crise.
Par ailleurs, la majeure partie des professionnels du capital investissement bénéficient d’au moins une dizaine d’années d’expérience de ce métier et ils ont vécu déjà plusieurs crises (bulle Internet). Ils savent que ces périodes recèlent de belles opportunités d’investissement et ils sont donc à l’écoute des opportunités, tout en étant extrêmement sélectifs.
Les investisseurs professionnels sont bien sûr beaucoup plus prudents ce qui rallonge de plusieurs mois les délais d’étude et de « due diligence ». Les comités d’investissement, organes souvent décisionnaires, sont plus durs à passer et l’entrepreneur prudent aura plusieurs cordes à son arc ou fera appel à un conseil pour l’accompagner dans ce processus et lui faire gagner de précieux mois.
La tendance actuelle de tous les investisseurs est de rechercher des investissements plus sûrs (sociétés rentables avec une relativement bonne visibilité). Les fonds d’investissement recherchent donc tous le même type d’entreprise. Les valorisations seront moindres mais resteront tout à fait correctes (et bien supérieures aux valorisations boursières équivalentes) si vous faites jouer la concurrence.
Les entrepreneurs de sociétés saines, à forte croissance ou à bonne visibilité ont donc la capacité de lever de l’argent à des conditions satisfaisantes et ainsi de financer un programme d’acquisition ou d’expansion. Chez Aelios Finance, nous avons actuellement une forte demande de telles sociétés de la part des investisseurs.

6. Est-il encore possible pour des jeunes entreprises de trouver des financements ?
Même si c’est beaucoup plus difficile, il est donc encore possible de financer des sociétés jeunes ou déficitaires, mais à 2 conditions :
- Avoir un discours de franchise, aucune mauvaise surprise n’étant possible
- Présenter un dossier particulièrement bien préparé (la séduction rapide n’étant plus de mise)

7. Les sorties restent possibles
Dans la tourmente, la plupart des grandes entreprises sont occupées à revoir leur stratégie, se restructurer, rassurer les marchés,… leur appétit pour les acquisitions est donc réduit. Les gros prédateurs se font rares et nous avons constaté des arrêts brutaux d’investissement de la part de grands groupes et à tout le moins des processus ralentis.
Les fonds de LBO sont aussi moins actifs car très vigilants et impliqués sur leurs participations. Les financements bancaires sont plus complexes à mettre en œuvre.
Mais, si les grosses opérations sont particulièrement ralenties, les opérations de taille moyenne restent nombreuses. Le robinet du crédit coule moins vite mais coule toujours.
La principale difficulté est d’atteindre un niveau de valorisation satisfaisant.
La seule solution réside dans la mise en place d’un processus de vente particulièrement bien organisé et large. Les ventes rapides à partir de quelques contacts ne fonctionnent plus.
Si vous devez mettre en vente votre entreprise, soyez vigilant sur le choix de votre conseil/banque d’affaires, il doit impérativement avoir la capacité d’atteindre une large palette d’acquéreurs potentiels et aussi d’atteindre des acquéreurs internationaux par son implantation et l’efficacité de son réseau (tel que M&A international Inc, mergers.net).

8. Est il encore possible d’organiser la liquidité de ses actionnaires ?
Vos actionnaires, qu’ils soient financiers, personnes physiques ou morales, peuvent avoir besoin de liquidité. Plutôt que de bloquer à tout prix en prétextant la crise, il vaut mieux quelques fois orchestrer leur liquidité.
Les fonds d’investissement, autrefois très réticents à financer du « cash out », ont réalisé de belles opérations en rachetant des actionnaires historiques.
Il y a donc aujourd’hui un nombre significatif d’investisseurs disposés à acquérir des positions minoritaires sur de belles sociétés. Ils sont bien sûrs très sélectifs et vigilants sur la valorisation.

Dans ce contexte le rôle d’un leveur de fonds ou d’un conseil M&A prend ici tout son sens car il permet d’accompagner le chef d’entreprise et ses actionnaires et de mettre en œuvre un processus rapide et concurrentiel, épargnant le temps précieux des dirigeants.

Aelios Finance - Affectio Societatis
Aelios Finance, est la société leader en France dans le montage de levées de fonds et opèrent aussi des fusions-acquisitions pour les entreprises en forte croissance. Les associés d’Aelios Finance sont tous d’anciens dirigeants d’entreprise et totalisent plus de 133 opérations réalisées avec succès représentant un montant total de capitaux levés de près de 570 millions d’euros. Aelios Finance est membre du premier réseau mondial de fusion-acquisition midcap M&A International Inc
www.aeliosfinance.com
et
www.mergers.net

Contact :
Patrick Vignaud ou Pascal Mercier, associés Aelios Finance
01 43 12 32 12

Lundi 8 Décembre 2008
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