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Transport : les professionnels se tournent vers de nouvelles sources de financement et révisent leurs stratégies commerciales


Dans un contexte financier de plus en plus difficile, 56% des professionnels du transport étudient d’autres sources de financement. C’est ce révèle la quatrième édition de l’étude mondiale annuelle du cabinet d’avocats d’affaires Norton Rose Fulbright menée auprès de plus de 1000 plus professionnels du secteur aérien, ferroviaire et maritime « The Way Ahead » Transport survey - Where are you now ?




Transport : les professionnels se tournent vers de nouvelles sources de financement et révisent leurs stratégies commerciales
L’ampleur des contraintes qui pèsent sur l’industrie des transports en termes de prix, de coût et de financement est manifeste, 40 % des sondés citent en effet l’amplification des difficultés financières comme l’un des changements les plus importants pour leur activité entre 2010 et 2012. Aussi, 22 % des personnes interrogées ont recours ou envisagent de recourir pour la première fois au financement structuré, plus particulièrement dans les secteurs du transport maritime à 26 % et aérien à 25 %. Par ailleurs, 18 % d’entre elles font appel ou envisagent de faire appel pour la première fois au capital-investissement, les professionnels du secteur maritime interrogés étant quant à eux 23 % à étudier cette solution. En outre, 26 % des sondés estiment que le capital-investissement constituera leur principale source de financement ces deux prochaines années.

Pour pouvoir à ces nouveaux besoins, Londres serait selon 37 % des personnes interrogées la place financière la mieux placée, devant New York (14 %) et Singapour (7 %).

La majorité des sondés déclarent également avoir modifié leur stratégie commerciale ces deux dernières années. En effet, durant cette période, deux tiers ont cherché à modifier leur approche en termes de segment de marché, de gamme de produits et de services proposés ou de zone géographique ciblée, la tendance la plus forte étant observée dans le secteur du transport aérien.

Par ailleurs, on constate une hausse de la demande d’investissements publics en matière d’infrastructure. De fait, les sondés estiment à 80 % que le soutien des pouvoirs publics en faveur du développement de l’infrastructure (amélioration de la capacité aéroportuaire et ferroviaire et de la desserte routière et ferroviaire des ports, par exemple) est « essentiel » et à 70 % que les investissements en matière d’infrastructure sont la forme la plus utile de soutien des pouvoirs publics pour leur industrie, contre 39 % il y a un an.

En revanche, ils sont seulement 35 % à penser que le soutien des pouvoirs publics sera suffisant ces cinq prochaines années, la vision de l’avenir quant à la satisfaction des besoins en matière d’infrastructure étant la plus optimiste au Moyen-Orient et la plus pessimiste en Afrique.

Les acteurs du transport aérien plébiscitent des investissements publics pour le développement de la capacité aéroportuaire
Les sollicitations en faveur du développement de la capacité aéroportuaire (par l’expansion des installations existantes et la création de nouveaux aéroports) s’intensifient. A 83 % les personnes interrogées pensent que les investissements publics en matière d’infrastructure sont « essentiels ». Pourtant, seul un tiers d’entre elles estiment que le soutien des pouvoirs publics sera adéquat ces cinq prochaines années.

L’expansion de la capacité aéroportuaire des installations existantes est considérée comme le besoin le plus urgent en matière d’infrastructure par 41 % des sondés du secteur du transport aérien, devant la création de nouveaux aéroports dans les marchés émergents ou en expansion que 32 % des sondés appellent de leurs vœux.

Malgré la forte demande d’investissements publics en matière d’infrastructure, l’étude laisse penser que le secteur du transport aérien a légèrement mieux résisté aux conséquences de la crise financière mondiale ces dernières années que les secteurs du transport ferroviaire et maritime. Seuls 36 % des professionnels interrogés ont mis en avant l’amplification des difficultés financières parmi les changements les plus importants pour leur activité entre 2010 et 2012, contre 40 % dans le secteur du transport ferroviaire et 42 % dans le secteur du transport maritime.

Cela peut s’expliquer, dans un contexte économique plus difficile, par la volonté plus marquée dont font preuve les entreprises du secteur du transport aérien de modifier leur stratégie commerciale par rapport à leurs homologues du ferroviaire ou du maritime. De fait, deux tiers des personnes interrogées ont cherché à modifier leur stratégie commerciale ou à cibler d’autres régions géographiques depuis 2010, contre 58 % des sondés dans le ferroviaire et le maritime. Parmi les nouvelles stratégies adoptées par les entreprises du secteur aérien figurent la pénétration de nouveaux segments de marché à 52 %, le ciblage de nouvelles zones géographiques à 45 % et l’expansion de la gamme des produits et services proposés à 45 %.

En matière de financement, les professionnels de ce secteur prévoient que celui-ci sera issu ces deux prochaines années de sources traditionnelles comme l’actionnariat, les emprunts bancaires et les marchés de capitaux. Pourtant, il est manifeste que le secteur étudie d’autres formes de financement. Parmi les sondés, 25 % ont recours ou ont l’intention de recourir pour la première fois au financement structuré, 24 % au crédit-bail à long terme, 17 % au financement obligataire et 16 % au capital-investissement.

George Paterson, Associé de Norton Rose Fulbright à Paris dans le domaine du transport aérien commente :
« Malgré les difficultés rencontrées ces dernières années, le secteur du transport aérien semble à présent celui qui se sort le mieux du ralentissement économique mondial et cherche à pénétrer de nouveaux marchés. Alors que les priorités en termes de marchés et de géographies ciblés ont changé, les financements traditionnels restent enracinés dans les habitudes et bien qu’il existe un intérêt pour des financements alternatifs, le support des agences de crédit export reste essentiel. »

L’intensification de la demande d’investissements publics en matière d’infrastructure se fait également plus forte dans le transport ferroviaire
En effet, 88 % des professionnels interrogés estiment que le soutien des pouvoirs publics en faveur du développement de l’infrastructure de leur secteur est « indispensable ».
En outre, 84 % des sondés pensent que les investissements en matière d’infrastructure sont la forme la plus utile de soutien des pouvoirs publics, contre 71 % l’an dernier. L’amélioration de la capacité des lignes existantes par leur revalorisation se classe en tête des besoins les plus urgents en matière d’infrastructure pour le secteur du transport ferroviaire avec 45 % des réponses, contre seulement 21 % (soit plus de deux fois moins) des réponses en faveur des lignes à grande vitesse.

Si l’étude indique que le secteur du transport ferroviaire se montre plus optimiste que celui de l’aérien ou le maritime, 40 % des sondés seulement pensent que les investissements publics en matière d’infrastructure seront suffisants ces cinq prochaines années.

Contrairement aux secteurs aérien et maritime qui classent les difficultés financières parmi les changements les plus importants pour leur activité depuis 2010, les sondés ont quant à eux cité en majorité l’adoption de nouvelles stratégies à 43 %, devant la hausse des coûts, des prix et des contraintes de financement à 40 % ou encore l’évolution technologique à 38 %.

Par ailleurs, 58 % d’entre les personnes interrogées ont cherché à modifier leur position commerciale en termes de segment de marché, de gamme de produits et de services proposés ou de zone géographique ciblée. La moitié d’entre elles a modifié sa gamme de produits et de services, 45 % ont pénétré un ou plusieurs nouveaux segments de marché et 45 % ont ciblé de nouvelles zones géographiques.

Le secteur du transport ferroviaire prévoit que la majorité de son financement sera issue du soutien des pouvoirs publics ces deux prochaines années. Pourtant, il est manifeste que ce secteur compte sur de nouvelles sources ou méthodes de financement, parmi lesquelles le financement structuré s’avère le plus populaire. En effet, 18 % des sondés ont recours ou envisagent de recourir au financement structuré, devant le capital-investissement à 13 % et le financement obligataire à 12 %.

Les progrès technologiques restent un élément capital pour ce secteur. 52 % des sondés considèrent en effet qu’il s’agit de l’axe de développement le plus important pour l’avenir, largement devant l’amélioration de la consommation de carburant et la baisse des coûts de maintenance qui recueillent chacune 36 % des réponses.

Marc Hamilton, Associé de Norton Rose Fulbright à Paris commente :
« En réponse à la crise financière, le secteur ferroviaire a mis en place un certain nombre de stratégies positives, notamment en changeant ses objectifs de marché et de cible géographique et en se concentrant sur les évolutions technologiques. Cette nouvelle orientation stratégique est perçue comme étant l’un des changements les plus marquants dans cette industrie depuis 2010. Comme dans les autres secteurs du transport, le secteur ferroviaire cherche à diversifier les sources de financement. Cependant, cette industrie reste éminemment dépendante du soutien des pouvoirs publics que ce soit pour son financement et en matière d’investissement dans les infrastructures à les diversifier en faisant appel au financement structuré et au capital investissement. »

Dans le secteur du transport maritime la région Asie-Pacifique est devenue un marché clé au même titre que l’Europe
Les professionnels interrogés considèrent effectivement la région Asie-Pacifique et l’Europe comme des marchés clés, ces deux zones ayant chacune recueilli 39 % des réponses.
Cependant, 40 % jugent que Londres est la place financière la mieux à même de satisfaire les besoins de financement du secteur, devant New York à 15 % et Singapour à seulement 13 %. Singapour s’avère près de deux fois plus populaire auprès des personnes interrogées dans le secteur du transport maritime que dans l’aérien où elle est citée à 8 % et trois fois plus que dans le ferroviaire où 4 % des sondés la mentionnent.
D’après les réponses obtenues auprès des sondés, le secteur du transport maritime serait celui qui a le plus souffert des conséquences de la crise financière mondiale. 42 % d’entre eux citent l’amplification des difficultés financières comme le changement le plus important pour leur activité entre 2010 et 2012. 34 % font état d’une baisse de chiffre d’affaires durant cette période, contre 22 % des sondés dans le secteur de l’aviation et 16 % dans le secteur du transport ferroviaire.

Celui-ci a également enregistré une hausse des coûts supérieure à celle de l’aérien et du ferroviaire. En effet, près de 48 % des personnes interrogées signalent une augmentation des coûts fixes entre 2010 et 2012, contre 43 % des sondés dans le ferroviaire et 42 % dans l’aérien.
Enfin, il ressort que le coût du carburant est une préoccupation majeure puisque 69 % des sondés jugent que l’axe de développement le plus important est l’amélioration de la consommation de carburant, contre 64 % dans l’aérien et à peine 36 % dans le ferroviaire.

En conséquence, le secteur du transport maritime s’intéresse à un éventail de solutions de financement beaucoup plus large que les autres. 26 % des sondés ont recours ou envisagent de recourir pour la première fois au financement structuré et 23 % au capital-investissement. En outre, 26 % des personnes interrogées prévoient que le capital-investissement constituera leur principale source de financement ces deux prochaines années.

Harry Theochari, Associé de Norton Rose Fulbright dans le secteur du transport, déclare :
« Le secteur maritime a été particulièrement touché par la crise financière que ce soit en matière de pression sur les prix, les coûts ou les financements. Les premiers signes d’optimisme se font sentir à travers tout le secteur, cependant la reprise reste fragile. »
Christine Ezcutari, Associée de Norton Rose Fulbright à Paris conclut :
« Le secteur maritime semble être en effet le plus touché par des incertitudes quant à son avenir. Malgré cela des initiatives positives pour pénétrer de nouveaux segments de marché ou s’implanter dans des nouvelles régions du monde ont vu le jour pour pallier aux conditions de négoce difficiles. Par nécessité, le secteur explore des modes alternatifs de financement dont le secteur des marchés de capitaux souvent envisagé par un certain nombre d’acteurs. Les acteurs majeurs que sont les agences de crédit export, notamment en Asie mais également en Europe, continuent d’apporter leur contribution et permettent à certains financements de voir le jour malgré les difficultés. »

Norton Rose Fulbright LLP
nortonrosefulbright.com

Lundi 1 Juillet 2013
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