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Schroders - Panorama mensuel des marchés financiers


Vue d’ensemble des marchés - novembre 2007




Faits marquants :
• Les marchés d’actions mondiaux ont enregistré des pertes considérables en novembre sous l’effet des répercussions sur la confiance des investisseurs du resserrement du crédit et de la hausse des prix des matières premières.
• A l’échelle régionale, les bourses de l’Asie émergente ont été très durement touchées. Le Japon, quant à lui, tire son épingle du jeu en dollars, sauvé par l’appréciation du Yen.
• Le mois de novembre a de nouveau été bénéfique pour les marchés mondiaux des obligations d’État. En effet, inquiets des effets d’un resserrement du crédit, les investisseurs ont intégré dans les cours la probabilité d’une récession aux États-Unis.
• En revanche, le mois qui vient de s’écouler aura été l’un des pires jamais enregistrés sur les marchés de la dette privée. Les spreads constatés sur les obligations de catégorie investissement émises aux États-Unis ou en zone euro ainsi que sur les obligations à haut rendement se sont élargis de façon spectaculaire.

États-Unis
La bourse américaine a souffert d’un nouvel accès de volatilité en novembre, entraîné par une volée de mauvaises nouvelles sur les marchés du crédit. Plusieurs grandes banques américaines ont annoncé, sur leurs actifs exposés au subprime, des dépréciations d’actifs d’un montant cumulé qui se chiffre en dizaines de milliards de dollars US. Entre-temps, les investisseurs inquiets de l’éventualité d’une récession aux États-Unis ont tenté d’investir en actions « insensibles à la récession », comme par exemple dans les secteurs des biens de consommation courante, de la santé et des services aux collectivités. Les bons du Trésor ont enregistré leur meilleure performance mensuelle depuis 12 ans : les investisseurs ont en effet considéré les obligations d’État comme un refuge relatif face au durcissement des conditions de crédit imposées par les banques. La Fed a laissé entendre la possibilité d’une baisse supplémentaire des taux en décembre, déclenchant vers la fin du mois une hausse des valeurs financières.

Zone euro
Après un mois d’octobre relativement optimiste, le mois de novembre a vu le retour des turbulences qui ont ébranlé les bourses pendant l’été. Pendant que les nuages s’amoncelaient sur l’économie européenne, les investisseurs ont décidé de rester attentistes pendant la majeure partie du mois. Malgré une hausse de dernière minute, les bourses européennes ont fini le mois profondément dans le rouge. L’euro a atteint de nouveaux records face au dollar US en novembre. Simultanément, l’inflation européenne restait à un niveau élevé, pour le deuxième mois d’affilée, à la grande surprise des experts. Si l’on ajoute à cela le retour des rumeurs relatives aux turbulences du marché de la dette privée et aux risques de récession, on comprend que les investisseurs se soient mis à la recherche de valeurs refuge. Devant une telle toile de fond, l’électronique, les pharmaceutiques et les fabricants de produits alimentaires ont tiré leur épingle du jeu sur les marchés européens, contrairement aux fabricants automobiles et à la grande distribution, qui se trouvent en queue de peloton.

Royaume-Uni
Après un excellent mois d’octobre, les marchés d’actions se sont repliés en novembre. Il est vrai que la timidité de la baisse des taux d’intérêt américains mais aussi la kyrielle d’annonces de dépréciations d’actifs substantielles et de démissions dans les hautes sphères des plus grandes banques américaines avaient déçu les investisseurs, et les cours ont brutalement chuté dès les premiers jours du mois. Conséquence : inquiets quant à la gravité de la situation au Royaume-Uni, les investisseurs se sont défaussés des valeurs bancaires, entraînant l’ensemble du marché britannique à la baisse. Ce désarroi s’est poursuivi pendant une bonne partie du mois, alimenté par le rebond des taux d’intérêt interbancaires, les prix record du pétrole brut et le nouveau record de baisse du dollar. En outre, le marché a commencé à intégrer dans les cours un ralentissement économique sensible aux États-Unis et au Royaume-Uni. C’était là le signe d’une perte majeure de confiance sur les marchés (en plus des craintes d’un resserrement du crédit), de plus en plus inquiets d’une possible extension des turbulences à l’économie au sens large et au consommateur. Les cours se sont redressés au cours des derniers jours du mois (notamment sur la rumeur d’une baisse de plus en plus probable des taux par la Réserve fédérale), renvoyant l'indice FTSE All-Share dans le vert par rapport au début de l'année. Malgré cela, l'ambiance générale est à la morosité chez les investisseurs.

Etude complète à télécharger ci-dessous

2007_12_PRESSE_Panorama_des_Marches_Financiers_acc.pdf 2007 12_PRESSE_Panorama des Marchés Financiers_acc.pdf  (101.6 Ko)


Lundi 14 Janvier 2008
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