Quotidien finance innovation, innovation financière journal
Financial Year with Finyear
 
 
 
 


              

SAP pourra-t-il se débarrasser d’Oracle un jour…


L’éditeur déploie une stratégie sur le long terme pour y parvenir.




SAP pourra-t-il se débarrasser d’Oracle un jour…
Les dernières éditions simultanées de Sapphire 2010 à Orlando et à Franckfort auront été un baptème du feu pour les deux nouveaux co-présidents de SAP… mais une fois de plus c’est Hasso Plattner et le directeur technique Vishal Sikka qui leur ont volé la vedette. Pendant que les uns rassuraient les actionnaires et assurait que Business ByDesign, l’offre Saas de SAP allait être relancée, les autres s’adressaient aux experts pour leur expliquer que le renouveau de SAP réside dans sa stratégie ERP temps réel s’appuyant sur la technologie in-Memory. Plus qu’un bond en avant dans le domaine des bases de données, c’est à l’apparition d’une nouvelle génération d’ERP à laquelle nous allons assister.

SAP à la recherche d’un nouvel âge d’or
Hasso Plattner sait être persuasif, c’est le moins qu’on puisse dire. Voici un an, le fondateur de SAP s’épanchait en louanges sur la technologie in-memory alors que celle-ci connaissait enfin le succès dans le domaine du décisionnel. Son discours d’alors était d’assurer que le mode de stockage en colonnes pouvait fort bien être exploité non pas seulement pour du décisionnel classique mais aussi pour des applications transactionnelles. Un an plus tard, SAP a déboursé 5,8 milliards de dollars (dont 2,75 milliards sous forme de prêts) pour prendre le contrôle de l’actuel champion de l’in memory, Sybase.

SAP peut-il gagner son pari ? Techniquement, ce que SAP entreprend est loin d’être trivial. J’ai interrogé Nicolas Spyratos, responsable du groupe de recherche sur les bases de données du Laboratoire de Recherche en Informatique. A la question peut-on remplacer une base relationnelle par une base en colonne, le chercheur reste prudent : « En théorie, c’est possible mais cette approche par colonne n’a pas encore fait ses preuves dans les applications industrielles d’une certaine taille ». Pour lui le projet de référence dans ce domaine est MonetDB, un projet Open Source qui implémente « un système de stockage de données sous forme de tables binaires (ou « segmentation verticale »), fonde sur une théorie solide, et qui peut évaluer des requêtes en SQL, Xquery et SPARQL, … et qui annonce des performances spectaculaires pour l’évaluation de requêtes ».

Une nouvelle génération d’ERP à l’horizon ?
Si SAP parvient à mettre au point sa technologie OLTP in-memory, est-ce que l’argument technologique suffira pour que les entreprises délaissent Oracle ? Probablement pas tant Oracle la place de ce dernier est forte dans les entreprises. Et ce que SAP souhaite faire, c’est non pas offrir une alternative au SGBD-R d’Oracle pour exploiter son ERP dans sa forme actuelle mais bien une autre vision de l’ERP dont l’In Memory n’est qu’un moyen d’y parvenir.

Suite à Sapphire 2010, Dennis Moore a publié sur Next Gen Enterprise un article titré :
http://www.enterpriseirregulars.com/18378/why-is-in-memory-database-important-to-sap/

Selon lui, celle-ci vise beaucoup plus haut que le simple développement d’un simple driver pour une base in memory à venir (et opportunément baptisée HassoDB). C’est plus vers une refonte complète de l’architecture de l’ERP à laquelle SAP s’attaquerait maintenant, une architecture 100% temps réel où les processus seront déclenchés par des événements de gestions et s’exécuteront en temps réel en sollicitant les différentes applications SAP. L’exemple donné par Dennis Moore est évocateur : pour modéliser un processus d’embauche d’un nouveau salarié, l’application de prise de rendez-vous va générer un événement auquel toutes les autres applications de l’entreprise pourront s’abonner : réservation d’un bureau, demande de badge d’accès, attribution d’un ordinateur… A la clef plus de souplesse lorsqu’il faut apporter une modification au processus : seule la façon dont est consommé l’événement par l’application en question doit être modifiée et pas le processus lui-même. Un SOA sans la lourdeur de SOA et dopé à l’In-Memory en quelque sorte.

Le grand BI
L'actualité satirique de la Business Intelligence et de l'analytique
www.legrandbi.com

Mercredi 9 Juin 2010
Notez




Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Recevez la newsletter quotidienne


évènements


Lettres métiers


Livres Blancs




Blockchain Daily News