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Marchés actions : les valeurs de croissance en cœur de portefeuille


Allocation d’actifs : le commentaire de gestion d’Aliénor Capital (Octobre 2010)




Une dérive haussière
La sortie du « range trading » engagé depuis six mois est toujours difficile à prédire… Néanmoins, depuis quelques semaines, la bande d’évolution des marchés semble glisser légèrement vers le haut, avec en ligne de mire, le seuil des 3 800 points sur l’indice Cac 40. Les perspectives de nouvelles mesures d’assouplissement quantitatif de la part de la Fed, ont été accueillies favorablement par les marchés actions. Mais passé l’effet d’annonce, encore faudra t-il que ce dispositif de soutien à l’économie américaine prouve son efficacité. Notre conviction est que la croissance de l’Europe et des USA restera très molle sur les prochains trimestres.

Les premières annonces trimestrielles de résultats d’entreprises aux Etats-Unis, devraient permettre d’y voir plus clair (bonnes surprises d’Intel et de JP Morgan). A notre sens, au-delà des résultats trimestriels, il faudra davantage se focaliser sur la qualité des fondamentaux des entreprises, et notamment sur les perspectives de croissance du chiffres d’affaires sur le long terme, les marges étant déjà revenues à leur plus haut dans la plupart des secteurs.

Privilégier les secteurs en croissance structurelle
De ce point de vue, nous maintenons la ligne directrice de notre stratégie d’investissement : augmenter progressivement l’exposition de l’allocation aux marchés actions (de 42 % à plus de 60 % dans les prochains jours), en constituant un noyau dur de valeurs de croissance. L’absence de relief sur les bourses occidentales, conséquence de tendances macroéconomiques mitigées, renforce nos convictions : la croissance structurelle des richesses produites et de la consommation dans les pays émergents, demeure le principal vecteur de performance des marchés actions à long terme. Notre stock-picking s’oriente donc vers les entreprises issues des BRIC, spécialisées dans des secteurs en développement régulier. Il privilégie également les compagnies occidentales (d’envergure mondiale) bénéficiant directement de la croissance des marchés émergents.

Parmi les valeurs récemment entrées en portefeuille, citons des titres liés à la consommation de services et de biens courants : Bosideng (habillement), New World Dept Store (grands magasins), 361 Degrees International (chaussures de sport) en Chine, Banco Itau (crédit à la consommation), Vivo (Téléphonie mobile) au Brésil, Mobile Telesystems (Téléphonie) en Russie. L’investissement dans le développement des infrastructures ou les énergies renouvelables compétitives nous semble aussi pertinent.

Des titres comme China Automation Group (système d’information et de signalisation ferroviaire/petrochimique), China High Speed (leader mondial des alternateurs d’éoliennes) font donc partie de notre liste d’achats.

Du côté des pays matures, nous sélectionnons les valeurs de croissance les plus décorrélées de leur environnement économique local : marques mondiales (Danone, Coca-Cola, Unilever, Heineken), valeurs du luxe (Swatch, LVMH, Daimler), secteur de la certification (Bureau Veritas).

Quelques opportunités sur les titres de crédit
Sur la part obligataire, l’essentiel de la baisse des marges de crédit étant réalisée, les titres corporate ne sont achetés que de façon opportuniste (Wendel 2016, Continental 2017, Lagardère 2014, CNP Assurances 2020, Cegedim 2015, Picard Surgelés 2018) et plutôt sur le segment à haut rendement. Nous avons également réduit notre exposition aux tier 1 bancaires et profité du tassement des spreads sur différents titres, pour solder nos positions: Saint-Gobain 2017, Renault 2014 et 2015, Fiat 2012 qui semblent avoir épuisé leur potentiel d’appréciation. De manière générale, nous restons à l’écart de l’obligataire souverain, compte tenu des faibles perspectives de rendement sur cette classe d’actifs (Bund à 10 ans toujours bas, à 2,23 %) même si les craintes de bulle nous paraissent totalement infondées.

Ce commentaire est signé Arnaud Raimon, Président d’Aliénor Capital

Mardi 19 Octobre 2010
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