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Les investisseurs institutionnels internationaux projettent de revenir sur les actions au cours des prochains mois


D’après les résultats de la deuxième édition du « bfinance Pension Funds & Insurance Asset Allocation Survey », les fonds de pension veulent se focaliser à court terme sur les classes d’actifs « coeur », actions et obligations. À moyen terme, les obligations sont délaissées et les fonds de pension comptent renforcer la diversification de leur allocation d’actifs.




Le private equity, les infrastructures, l’immobilier seront les principaux gagnants de la diversification que les fonds de pension veulent accroître. Les stratégies d’alpha portable, les matières premières, ainsi que, dans une moindre mesure, les fonds de fonds alternatifs, réalisent de bons scores.

Ainsi, tout d’abord, parmi les 60 fonds de pension interrogés, 46 % s’attendent à augmenter leur exposition aux actions d’ici un an, comparé à 19 % en octobre dernier, lors de la première édition, mais quelque 35 % s’attendent néanmoins à une diminution de leur exposition (contre 37 % en octobre dernier), tandis que 19 % seulement, contre 41 % précédemment, prévoient une stabilité.

Ensuite, un quart des fonds de pension ont l’intention d’accroître leur exposition sur les taux à horizon un an, alors qu’ils étaient 30 % il y a six mois. Le sentiment à l’égard de l’obligataire est mitigé, puisque 42 % (contre 11 % en octobre) prévoient plutôt une diminution. Il est vrai que depuis octobre, l’exposition en obligataire a augmenté pour 44 % des fonds de pension. « Ces résultats sont tout à fait en ligne avec l’humeur du moment : en résumé, le plus chaud de la crise serait passé, le marché actions serait trop déprécié et il serait temps de revenir sur les actions, tout en se protégeant en partie via plus d’investissements dans des classes d’actifs diversifiantes.

Parallèlement, les investisseurs internationaux, assureurs et fonds de pension, ont beaucoup acheté d’obligations à spreads ces cinq derniers mois, comme le montre la distribution des différentes opérations réalisées récemment sur les marchés primaires obligataires, qui ont atteint des montants records, 382 milliards de dollars et 295 milliards d’euros rien que pour les compartiments « investment grade » américain et européen. A moyen terme, les obligations pourraient être progressivement délaissées, le sentiment étant mitigé face à une classe d’actifs sur laquelle pèsent beaucoup de risques » commente Muriel Nahmias, Directrice des Etudes et de la Recherche pour bfinance.

Diversification
La volonté de diversifier davantage son allocation d’actifs, mise en évidence en octobre dernier, est toujours présente. En effet, 52 % de notre panel prévoient de diversifier, mais pas nécessairement en modifiant la part active et la part passive. 55 % ne prévoient pas de changement à ce niveau (contre 33 % en octobre), mais si une moindre proportion (23 % vs 41 %) envisage de diminuer la gestion active. « Il semble que le sentiment très négatif sur la gestion active qui prévalait en octobre dernier, au coeur de la crise, ait été en partie neutralisé par le récent rebond des Bourses. Une interprétation possible est que les investisseurs sont revenus « à la vie normale », certes dans un nouveau contexte, mais avec le souhait de surperformer leurs indices de référence après une période violente et brutale de dépréciation de l’ensemble des actifs » commente Muriel Nahmias.

Les investisseurs continuent à s’intéresser à certaines classes d’actifs « périphériques » : par exemple, une proportion significative (un quart) des répondants a accru son exposition sur les infrastructures et 16 % sur le non coté (private equity). Également, les matières premières et l’immobilier ont attiré des flux (respectivement 13 % et 12 % déclarent avoir augmenté leur exposition récemment). L’augmentation de la proportion allouée aux actifs de diversification s’explique aussi en partie par la baisse de la valeur de marché des expositions aux classes d’actifs “coeur”, actions notamment.

Pour les mois à venir, le non coté (infrastructures et private equity) et l’immobilier restent les classes d’actifs « satellites » privilégiées. Par ailleurs, les fonds de pension conservent un intérêt marqué pour l’alpha portable, les matières premières, ainsi que les fonds de fonds alternatifs. En revanche, l’ISR (sauf en Allemagne), les devises, le GTAA (allocation globale tactique) et l’allocation dynamique du risque s’inscrivent en retrait.

D’une manière générale, pour 58 % des fonds de pension, la crise ne les a pas encore conduits à revoir leur politique d’investissement, et parmi les 57 % qui prévoient de le faire à l’avenir, les deux tiers disent qu’ils vont agir au cours des six prochains mois et un peu plus d’un quart d’ici un an. À horizon trois ans, les perspectives sur les classes d’actifs dites « périphériques » sont encore plus frappantes. Cette volonté de diversification et de décorrelation est tout à fait cohérente avec leur intention de faire remonter la part de leur exposition en actions.

Les investisseurs ont également l’intention de diversifier leurs investissements à l’international, 34 % déclarant qu’ils diminueraient leurs expositions domestiques, contre 19 % en octobre 2008. « Notamment, ce sont les flux vers les marchés émergents qui devraient ainsi continuer à croître » note Muriel Nahmias.

Sélection de gérants
Ces révisions et nouvelles allocations pourraient conduire à des changements de gérants, selon 63 % des fonds de pension. Enfin, près d’un tiers envisage de recourir à un ou à des consultants pour sélectionner leurs gérants, stable par rapport à octobre dernier.

A propos de l’enquête
Un panel représentatif de 60 grands fonds de pension et assurances a répondu à notre étude : 52 % d’entre eux sont basés en Europe, et 48 % en Amérique du Nord (Canada). S’agissant de l’Europe, 46 % des répondants sont bases en Grande-Bretagne, 19 % en Allemagne, Autriche et Pays-Bas, 19 % en Norvège, Finlande et Suède, 10 % en Italie et 6 % en Suisse. Un peu plus de la moitié sont des fonds de pension corporates (51 %), 32 % sont des fonds de pension publics, 10 %, des associations et fonds de garantie, et enfin 7 % sont des compagnies d’assurance. Les fonds ayant plus d’un milliard d’euros d’actifs sous gestion représentent les deux tiers du panel.

A propos de bfinance
bfinance est un cabinet de conseil international spécialisé en opérations financières, qui couvre l’Europe et l’Amérique du Nord à partir de ses bureaux de Paris, Montréal, Munich, Londres et Milan. bfinance intervient auprès des directions financières de grandes entreprises et auprès des investisseurs institutionnels et des fonds de pension pour les accompagner dans leurs problématiques de cash management, de dette, d’allocation d’actifs et de sélections de gérants.
www.bfinance.fr

Mardi 21 Avril 2009
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