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Les Bernois peinent à s’aligner sur les ambitions d’Alternext


La plateforme hors Bourse OTC-X et BX Berne eXchange proposent des plateformes pour les PME.Mais celles-ci regardent ailleurs.




Les Bernois peinent à s’aligner sur les ambitions d’Alternext
Le rôle a priori spectaculaire dévolu par les autorités françaises à la plate-forme boursière Alternext pour revigorer le financement des PME illustre les difficultés de financement rencontrées par les jeunes entreprises au coeur de la crise. Le plan de relance présenté par Christine Lagarde, ministre de l’économie, prévoit notamment de doubler le nombre de PME cotées sur Alternext d’ici 18 mois. De manière à renforcer la présence d’investisseurs institutionnels sur les marchés des PME cotées. Alors que NYSE Euronext, la Bourse transatlantique propriétaire de la plateforme lancée en mai 2005, a annoncé de surcroît la création de nouveaux indices dédiés à Alternext. A l’heure où les contraintes réglementaires et administratives sont toujours plus pesantes pour les petites et moyennes entreprises qui souhaitent lever des capitaux sur les marchés réglementés - comme Eurolist dans la zone Euro - Alternext présente précisément la particularité de ne pas être réglementé au sens de la directive européenne sur les services en investissements. Une particularité que présente aussi en Suisse la plateforme de négoce électronique hors Bourse OTC-X de la Banque Cantonale de Berne. Une place de marché qui contribue à un négoce plus liquide et, de ce fait, à une meilleure transparence de ce marché.

Centrée initialement sur les sociétés de chemins de fers de montagne, OTC-X permet aujourd’hui le négoce de 329 sociétés provenant des secteurs les plus divers, depuis l’Alpha Rheintal Bank, à Heerbrugg jusqu’à Hilti ou Alu Menziken, en passant par Caran d’Ache et NZZ. Cette plate-forme est donc particulièrement indiquée pour les entreprises qui souhaitent ouvrir leur capital au public, sans répondre aux lourdes conditions de cotation exigées non seulement par la Bourse suisse SIX, mais aussi par la Bourse de Berne BX Berne eXchange, l’ancienne Bourse téléphonique. A la différence de ces dernières, la Banque Cantonale de Berne n’exige en effet pour OTC-X aucun émolument, ni fixes ni annuels, de la part des émetteurs. Les coûts sont couverts par les courtages.

Reste que ces conditions sont le plus souvent bien loin de répondre aux exigences posées aux investisseurs institutionnels. «Dans pareil cas, avant d’envisager une cotation en Bourse suisse, une PME pourra privilégier une cotation sur BX Berne eXchange, qui elle est assujettie à la législation boursière. Dans un stade ultérieur la société pourra faire son entrée en Bourse suisse SIX» explique Andreas Oberli, CEO de BX Berne eXchange depuis le 1er septembre. Cette dernière s’apprête à fêter son 125me anniversaire mais ne cote sur son segment actions qu’une quarantaine de sociétés. Dont cinq pour la première fois cette année: la société immobilière Acron Helvetia, la société d’investissement Mountain Super Angel , le fonds Cleantech Invest AG et, dès le 19 octobre, la société thurgovienne Pretium AG. Alors que la dernière cotation d’une entreprise industrielle remonte à octobre 2007, avec Rapid Holding, société active notamment dans les machines agricoles. Il n’en reste pas moins que «Par sa proximité avec les émetteurs et ses exigences administratives allégées, BX Berne eXchange veut rester centrée sur les besoins des PME» tient à souligner Andreas Oberli.

Pour assurer le financement de leurs fonds propres, les PME ne donnent pourtant pas l’impression de se précipiter sur les plateformes de négoces censées faciliter leur accès aux capitaux. C’est que l’accompagnement d’investisseurs orientés sur le long terme apparaît comme un facteur de succès bien plus déterminant tant pour le financement des entreprises, qu’il s’agisse de fonds propres, de crédits ou de formes hybrides. Sur les quelque 175’000 SA enregistrées en Suisse, 350 sont assujetties aux réglementations boursières des Bourses de Zurich et de Berne. Quelque 500 autres font l’objet de négoce OTC sans être cotées.

L’Agefi, quotidien de l’Agence économique et financière à Genève
www.agefi.com

Lundi 19 Octobre 2009
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