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Le fondamentalisme du marché américain à l'origine de le crise financière


La crise financière qui se répand largement porte la marque "fabriqué aux Etats-Unis" avec son origine et le foyer du désastre tous aux Etats-Unis, a indiqué un éminent économiste bulgare dans une récente interview accordée à Xinhua.




Ivan Angelov, membre de l'Académie des sciences de Bulgarie, a fermement critiqué ce qu'il a appelé le "fondamentalisme du marché américain," qu'il croit avoir provoqué la crise mondiale.
Il a exprimé sa ferme croyance en l'intervention du gouvernement qui devrait être faite à temps, au lieu de rester en retrait jusqu'à ce que le désastre commence à devenir plus grave.
Une économie tournée vers le marché devrait être à la portée du contrôle gouvernemental, l'économie du libre-marché prêchée par les fondamentalistes ne marchera pas, a-t-il affirmé.

L'économiste bulgare a dénoncé le plan de renflouement américain, estimant qu'assurer le sauvetage des banques est véritablement payer les notes douloureuses des riches en utilisant l'argent des contribuables qui tirent le diable par la queue.
Il a estimé que c'est une grosse ironie que les plus hauts dirigeants de Wall Street, qui ont bénéficié dans le passé des primes de dizaines de millions de dollars, puissent toujours obtenir une indemnisation d'un demi-million, plus élevé que le salaire annuel du président américain.
Il a souligné que la crise financière s'est répandue rapidement des Etats-Unis vers l'Europe de l'ouest en trois mois et contaminé l'Europe de l'Est plusieurs mois plus tard.

Cette année sera difficile parce que des prêts gigantesques, estimés à 400 milliards de dollars, accordés par les banques de l'Europe de l'ouest aux pays de l'Europe de l'Est seront prévus, a déclaré Angelov.
Ces crédits vont s'avérer un trop lourd fardeau pour les pays de l'Europe de l'Est qui sont déjà dans de profondes dificultés économiques, a-t-il déclaré.

Les pays plongés dans la dette sont ceux qui dépendent lourdement d'un conseil monétaire, la pratique d'un petit pays pour stabiliser et rendre fort sa monnaie, juste comme ce que font l'Estonie, la Lettonie et la Bulgarie.
En septembre 2008, la dette extérieure de l'Estonie s'élevait à 131% de son PIB, la Lettonie 116%, la Bulgarie 109%.
Un autre symptôme de la crise financière de l'Europe de l'Est est ses déficits élevés actuels des ses comptes, d'après Angelov.

Les déficits comptables de la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie -- dont le cours des monnaies est fixé par rapport à l'euro -- sont à 15-24% du PIB, des niveaux qui ont été historiquement associés avec les crises des monnaies.

La dégradante instabilité financière qui trouble l'Europe entière provoquera un flot massif d'investissements étrangers, d'après les prévisions des analystes.
En 2008, le flot des capitaux des pays développés en direction de l'Europe de l'Est a atteint 254 milliards de dollars, alors que cette année, le volume devrait à peine atteindre 30 milliards de dollars, a déclaré Angelov.
Il y avait déjà des cas où certaines banques de l'Europe de l'ouest retiraient de l'argent de leurs branches installées dans les pays de l'Europe de l'Est, selon Angelov.
Il a indiqué que la tendance est alarmante parce que les banques de l'Europe de l'ouest détiennent au moins 90% du capital des banques bulgares, laissant au gouvernement bulgare peu de marge de manoeuvre pour sauver l'économie réelle du pays.

Même quand les banques ont assez d'argent, elles sont prudentes quant à l'idée d'accorder des crédits aux entreprises bulgares eu égard à la situation financière imprévisible, a indiqué Angelov.
Il a indiqué être contre la vente de la plupart des banques bulgares aux investisseurs étrangers.
Angelov a souligné la nécessité de rétablir la confiance dans le secteur financier bulgare et à encourager les banques bulgares à garder de l'argent en Bulgarie et accorder des prêts.

Il a estimé que la crise financière a laissé des impacts énormes sur la Bulgarie, en citant une baisse de 10% dans l'indice de production industrielle du pays en décembre, une chute de 31% dans l'industrie minière, et un déclin de 60% dans la production des métaux.

"Cela est totalement épouvantable pour la Bulgarie," d'après lui, ajoutant que les exportations du pays qui dépendent de l'industrie metallurgique, ont aussi connu une baisse annuelle de 35%.

Angelov a affirmé croire que l'onde de choc de la crise financière a commencé à frapper la Bulgarie à la fin de l'année 2008 et le début 2009, et atteindra son sommet à partir d'avril et juin, conduisant à des chutes brusques dans les exportations et la production, et alors va rapidement se propager dans d'autres secteurs.

Angelov a estimé que l'investissement extérieur cruellement recherché par la Bulgarie va dégringoler des 5,4 milliards d'euros (6,92 milliards de dollars américains) de l'année dernière, étant donné que les capitaux étrangers fuient l'Europe de l'Est suite aux craintes d'instabilité financière dans la région entière.

Il a recommandé au gouvernement de prendre des mesures efficaces et urgentes pour faire spécifiquement face à la crise.
Sur les prévisions économiques bulgares, Angelov a déclaré que la crise va se poursuivre tout au long de l'année 2010 et la relance devrait arriver en 2011.
"La confiance représente tout pour le moment," a-t-il indiqué.

XINHUA

Lundi 16 Mars 2009
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