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La valorisation des entreprises en question...


Entre le 29 avril et le 9 août, les marchés européens, et notamment l'indice EuroStoxx 50, ont perdu plus de 30 %, dont la moitié pour le seul mois d'août.




De façon inhabituelle, cette chute boursière n'a pas précédé mais suivi le fort tassement de la croissance économique mondiale au second trimestre. Les statistiques d'activité au 30 juin ont en effet beaucoup déçu avec des taux de croissance en glissement annuel similaires en zone euro (+1,7 %) et aux Etats-Unis (+1,5 %). Que ce soit pour ce dernier pays ou pour l'Allemagne, les économistes escomptaient presque le double il y a six mois. Pour sa part, La croissance économique mondiale devrait passer de 4,7 % en 2010 à 3,5 % cette année.

Aux Etats-Unis, le " trou d'air " du premier semestre semble à la fois peu lisible et inquiétant.

Peu lisible, car la révision en baisse tardive du PIB du premier trimestre (de +1,8 % à +0,4 % en rythme annuel) traduit en fait un ralentissement fallacieux, purement comptable, largement dû à une forte contraction des dépenses militaires. Inquiétant, car le rebond relatif du deuxième trimestre (+1,0 % en rythme annuel) s'accompagne d'un fort tassement de la consommation des ménages (+0,4 % sur la même base).

En Europe, un ralentissement surprise a désormais gagné les pays du coeur de la zone euro, Allemagne comprise, dont la croissance est devenue quasi nulle sur la période d'avril à juin (+0,1 %).

Les pays émergents eux-mêmes ralentissent et le rebond japonais risque d'être isolé et fragile. Nous n'attendons pas vraiment de secours significatif de ce côté-là.

Enfin, les institutions de la zone euro ne nous paraissent pas adaptées à un règlement rapide et définitif de la question des dettes souveraines. En effet, seul un effort puissant conjugué du Fonds de Stabilité et d'une BCE aux poches profondes nous semblerait capable de le mettre en oeuvre. Or trop d'obstacles politiques et culturels semblent se mettre en travers d'une telle solution.

Dans un tel contexte, et suite à la forte baisse des cours à laquelle nous avons assisté, il est temps de se pencher sur la valorisation de marché. Après la correction, le multiple était d'environ 9 fois les bénéfices futurs et sans doute un peu au-dessus de 10 fois si l'on enlève le secteur bancaire dont les valorisations sont délicates. Si le ralentissement économique se concrétise, on peut donc considérer que le marché l'a déjà largement pris en compte et qu'il est à son prix. Si, actuellement, le potentiel semble limité, tout signe d'amélioration de la conjoncture impliquera donc une revalorisation des indices au cours des prochains mois.

Comme l'ont prouvé les résultats des entreprises au cours du dernier trimestre, nous avons pu noter de réelles différences de qualité, y compris à l'intérieur d'un même secteur d'activité.

Ceci devrait guider la démarche des gestionnaires avec une approche plus tournée vers la qualité des bilans et des parts de marché de chaque société que par une vue strictement sectorielle.

Enfin, dans cet environnement incertain, les sociétés ont poursuivi leur restructuration, les opérations de fusions acquisitions étant encore significatives ces dernières semaines à l'image de celles initiées par Google ou HP, ou encore des rachats d'actions lancés par Bouygues ou GDF Suez.

23 sept. 2011 09:00 Europe/Paris
Par Roland Fernet, Directeur Général KBL Richelieu Gestion

Télécharger le Rapport de Gestion KBL Richelieu Gestion en cliquant sur ce lien :
kblrichelieu.com/iso_album/rdg_07_08_2011.pdf

Source: KBL Richelieu Gestion

Lundi 26 Septembre 2011
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