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La refonte des paiements bancaires : quels enjeux pour les banques ?


La refonte des paiements bancaires ne doit pas signifier une réduction des investissements mais nécessite une vraie vision stratégique du marché des paiements et de son évolution. Il faut mettre en place une solution globale qui réponde aux besoins des banques ainsi qu’à ceux de leurs clients.




Etat des lieux
Le marché des paiements bancaires connait de profonds bouleversements. L’arrivée du SEPA* et de la PSD* mettent la pression sur les profits des banques et augmentent leurs ratios coûts/revenus. En parallèle, les banques doivent faire face :
- Aux changements de plus en plus rapides qu’impliquent les nouvelles technologiques.
- Aux attentes et les besoins de clients
- Aux changements règlementaires

Les banques doivent aussi gérer des délais très courts. Début 2009 en Grande-Bretagne, la phase 2 de Faster Payment sera lancée et utilisera de nouvelles infrastructures de paiement. Plus tard dans l’année, il y aura non seulement la concrétisation de la PSD, mais aussi l’introduction du SEPA débit direct, en plus du lancement de la nouvelle version de SWIFT cover payment message types MT 202 cov et MT 205 cov.

Les banques sont contraintes de gérer l’ensemble de ces nouveautés en même temps. D’une part elles doivent être toujours plus compétitives, répondre aux attentes de leurs clients, faire face à plus de régulation et d’autre part baisser les coûts en changeant les modèles de volumes.

Pour l’industrie bancaire l’interaction de toutes ces nouveautés est un vrai cauchemar. Par exemple, les changements de l’environnement des paiements, comme l’implémentation en temps réel de Faster Payments, accentuent l’attente des clients qui veulent obtenir une information immédiate, avec toutes les infrastructures informatiques associées. Proposer des prix compétitifs rend les investissements technologiques plus difficiles. Améliorer les performances informatiques renvoie à plus tard la réduction des coûts.

Les accords de compensation multi ou bi-latéraux, encouragés par les régulateurs bancaires et le management des banques, entraînent la minimisation des niveaux de risque dissout dans les paiements interbancaires. Tout cela provoque une compétition féroce sur le marché des paiements.

La réponse des banques
Les banques ont dû réagir, car le statu quo n’est plus tolérable. En ce qui concerne les paiements, les banques sont invitées à démontrer leur capacité en s’efforçant de trouver des moyens de différenciation, comme ceux qui consiste à proposer de nouveaux canaux de paiements ou de nouveaux services. Les spécificités sont différentes d’une institution à l’autre mais un scénario commun a été trouvé par le biais des bases clients et prospects.

La réponse commune prend la forme d’un « silo de services » ou « d’ilots d’automatisation ». Tout canal de distribution, et parfois les nouveaux produits ou services sont supportés par leurs propres systèmes au sein de l’infrastructure informatique.

La force de ce scénario est qu’il peut aider à améliorer les délais de mise sur le marché et réduire les investissements pendant « la période d’essai du concept »
*SEPA : Single Euro Payment Area ou Espace de Paiement Unique en Euro
* PSD : Paiement Service Directive ou Norme d’Harmonisation de Paiement

Les faiblesses de cette approche sont multiples :
Elle créée souvent des problèmes de validité de l’offre. Les banques doivent choisir entre l’information en temps réel et la gestion du risque, tout en s’engageant à proposer un service de qualité. Un vrai risque pour leur réputation.
Comme les institutions souhaitent rationaliser leurs investissements sur les nouveaux canaux de distribution, les solutions mises en place pour supporter ces initiatives risquent de manquer de solidité. L’impossibilité de maintenir un haut niveau de service compromettrait le niveau d’acceptation des clients des banques pour les nouveaux produits et services financiers proposés sur les nouveaux canaux de distribution.

Les solutions si elles sont déployées sous la forme de « silos » se révèlent redondantes et inefficaces pour proposer une offre de services financiers par le biais de multiples canaux de paiement.

Une approche « silo » pourrait permettre aux institutions de déployer des systèmes qui supportent les nouveaux canaux de paiement rapidement, En revanche, la complexité de leurs systèmes diminue leur flexibilité et leur temps de réponse.

La refonte est-elle une réponse ?
La refonte, dans le contexte bancaire actuel est une vaine promesse. Trop souvent, « refondre » signifie un réaménagement à savoir diminuer les capacités ou utiliser une centralisation déguisée. Beaucoup de banques qui déclarent avoir refondu leurs systèmes ont tout simplement réduit leurs coûts.

Il semble qu’il n’a pas été clairement compris où s’arrête l’introduction d’innovation et quand la refonte doit commencer.

Pour redimensionner un système, vision et innovation sont nécessaires pour accompagner les entreprises dans leurs futurs défis. Les processus les plus simples doivent être entièrement revus pour être en mesure de gagner en efficacité et profitabilité. Une autre façon de travailler doit être envisagée, et pas simplement avec les méthodes existantes.

Son but doit être de créer une organisation avec des processus qui seraient mieux adaptés pour faire face à la compétition, d’autre part, il faut offrir des améliorations de produits et de services à un prix juste, tout en améliorant la performance du marché et en réduisant les coûts.

La refonte des paiements
Le développement de produits verticaux par les institutions financières dans différentes gammes de produit, sur différents marchés et dans plusieurs pays, a directement imposé les méthodes qui interagissent entre les institutions financières et des clients potentiels. Toutefois, les paiements traditionnels et les méthodes de traitement des messages sont complètement repensés à cause de l’arrivée du e-commerce, la globalisation, et l’apparition de nouveaux marchés électroniques.

Les limites des « flux de paiement » traditionnels sont de moins en moins distinctes et les limites entre « plus value » et « moins value » comme critère dans le traitement des paiements deviennent flou.

Les back-offices des grandes et moyennes institutions se sont mis au standard des systèmes ERP. Ce système fournit un modèle d’architecture et une infrastructure émergeante qui permettra un nouveau niveau d’intégration entre les entreprises et les institutions financières.

Le commerce électronique continue d’évoluer, les besoins pour faire face aux paiements quelque soit la provenance vers n’importe quelle destination devient de plus en plus critique. Les systèmes de paiements traditionnels ont demandé une grande connaissance des processus de paiements et une compréhension du système de clearing. Les systèmes de traitement traditionnels ont imposé les formats des données et imposé la gestion des délais des flux. Les institutions financières à ce jour ont besoin de plus de flexibilité pour un coût de traitement raisonnable. Cela conduit à une convergence des systèmes traditionnels avec comme objectif d’être adapté à l’interopérabilité

Le traitement de l’interopérabilité des paiements constitue un concept global qui n’est pas définit seulement pour inclure un traitement efficace des domaines inter et intra banque, mais aussi à partir de la provenance d’une entreprise permettre la possibilité de recevoir ou d’envoyer une transaction à une autre entreprise ou client, après que celle-ci est transitée par une ou plusieurs institutions financières ou intermédiaires.

La réalité à ce jour
Les banques à l’approche du SEPA se concentrent sur l’interbancarité au détriment de leurs clients institutionnels. La Migration des instruments du paiement SEPA et les traitements ont été limités. Certaines banques ont dû réduire leurs investissements. Pourtant aujourd’hui le temps de la vision à court terme est révolu. La préoccupation devrait plutôt être mise sur les moyens dans les back office.

Les banques peuvent répondre à leurs propres besoins ainsi qu’aux besoins institutionnels en allant au-delà de la conformité au SEPA et implémenter des plateformes de paiement stratégiques basées sur des technologies éprouvées.

Pour cela elles doivent :
Consolider le volume de transaction
Industrialiser les capacités de production de paiement
Optimiser la connectivité marché
Plus value
S’assurer de l’expérience consommateur sur l’ensemble des services
Fournir un accès harmonisé des produits et services.

Pour être clair, les banques ont besoin de solutions globales qui comprennent le traitement des paiements en front, middle et back office. Cette solution met fin à la méthode « silo » et ne traite pas le SEPA de manière isolée.

Avec une telle plate-forme en place, ils peuvent mettre en place des services à valeur ajoutés et créer les conditions favorables à la migration du SEPA. Tout en se mettant en conformité avec la PSD et ses multiples changements réglementaires. C’est une opportunité de redonner ses lettres de noblesse au concept de redimensionnement. Ce n’est pas une promesse vaine, il peut apporter un vraie plus value dans l’ensemble de la chaine des paiements.

À propos d’ACI Worldwide, Inc.
ACI Worldwide est l’un des principaux acteurs sur le marché des progiciels et des services de paiements électroniques s’adressant aux grandes banques, aux détaillants et aux centres de traitement situés aux quatre coins du globe. Les solutions que propose cette société permettent le traitement en ligne des paiements, l’utilisation en ligne de services bancaires, la prévention et la détection de la fraude, ainsi que des services de back office tels que la liquidation, la gestion de comptes, la gestion de cartes et le traitement des litiges. Les solutions ACI fournissent un niveau de fiabilité et de maniabilité sans égal sur le marché, et sont utilisés par plus de 800 clients dans 88 pays.
www.aciworldwide.com

Par Jean-Michel Schneider,country manager France chez ACI Worldwide

Mardi 10 Février 2009
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