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L’an II des subprimes ou le traitement infligé aux entreprises !...


Après un an de crise des subprimes, et contrairement aux banques, les impacts pour les entreprises ont été beaucoup moins médiatisés. Or cette crise leur impose également une thérapie de choc dans la gestion de leurs risques financiers, c’est à dire :




L’an II des subprimes ou le traitement infligé aux entreprises !...
Maîtriser leur coût du crédit
La période de crédit abondant et bon marché est révolue. L’assèchement du marché interbancaire s’est trouvé aggravé par l’entrée en vigueur en 2008 des ratios prudentiels, Bâle 2, plus contraignants pour les banques. Dans ce contexte, la forte volatilité des marges sur les crédits constitue un phénomène nouveau et durable : les entreprises doivent se tenir à l’affut des opportunités et réagir très rapidement dès qu’une fenêtre de marché apparaît.

Optimiser leur liquidité
La raréfaction des ressources en provenance du marché financier accentue la nécessité de réduire les besoins de financement en :
- Optimisant la gestion du poste clients,
- Fiabilisant les prévisions de trésorerie,
- Généralisant systématiquement la remontée d’excédents si les enjeux le justifient, en (ré)examinant l’intégration de pays a priori exotiques dans un cash pooling.

Gérer leurs placements
Vu les déboires qu’ont connus de nombreux OPCVM monétaires dynamiques, elles doivent procéder à une étude critique des prospectus préalablement à toute souscription et de suivre l’évolution des placements en analysant régulièrement les reportings des sociétés de gestion.

Assumer pleinement l’analyse de leur gestion
Le rapport de force banques-entreprises sur la responsabilité des banques dans la vente d’instruments financiers s’est inversé au détriment des entreprises sous l’effet de deux types de facteurs :
Les contrôles accrus des superviseurs bancaires pour une meilleure maîtrise du risque opérationnel, en particulier sur l’activité avec la clientèle,

L’instauration du statut de client professionnel au titre de la réglementation MIF, qui responsabilise davantage les clients en allégeant les règles de bonne conduite des banques.

Dans ce contexte, les entreprises ne doivent quasiment plus compter que sur elles-mêmes pour s’assurer que les instruments financiers utilisés répondent bien à leurs besoins de couverture.

Ces quatre objectifs ne sont plus simplement des attitudes conjoncturelles de réponse à la crise mais s’inscrivent bien dans un an II de la révolution de la gestion des risques financiers.

Charles-Henri TAUFFLIEB
Associé Trésofi by Sidetrade

www.sidetrade.com

Mercredi 1 Octobre 2008
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