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JP MORGAN AM : Bulletin hebdomadaire du 23 février 2009


JP MORGAN Asset Management vous propose son bulletin hebdomadaire du 23 février 2009.




A l’aube d'un tournant.
Plusieurs marchés actions ont franchi à la baisse d'importants supports la semaine dernière. La hausse de la volatilité est encore plus préoccupante, le VIX ayant terminé la semaine en hausse de 16 % tandis que le VDAX s'est fortement apprécié. Le plus décourageant est que la théorie des « prémices » (d'un début de reprise potentielle) semble avoir été balayée pour un certain temps. L’indice des directeurs d’achat de la zone euro a été très mauvais et tant les services que l'industrie manufacturière sont ressortis inférieurs aux attentes, atteignant un plus bas depuis la création des indicateurs il y a huit ans. En revanche, le sondage allemand ZEW a bien progressé. Aux Etats-Unis, le sondage Philly Fed a été très inférieur aux attentes tandis que les nouvelles demandes d'allocation chômage ont atteint 627 000 (un rythme qui laisse présager jusqu’à 700 000 destructions d'emplois lors de la publication prochaine du Rapport sur l'Emploi pour février).

Pétrole : « la faute à l’économie ».
La chute du pétrole depuis juillet dernier est extrême, à l'image de l'hyperbole qui caractérisait la précédente hausse des prix. La demande finale s'est effondrée l'an dernier, sous le double impact de la hausse des prix et du ralentissement économique. L'Agence Internationale de l'Energie a ainsi estimé que la demande de pétrole avait baissé de 1,6 million de barils par jour au sein de l'OCDE en 2008 et que cette baisse n'avait été que partiellement compensée par la hausse de la demande des pays en voie de développement. Et si l'Agence anticipe pour cette année une demande toujours contenue au sein de l'OCDE, elle prévoit une hausse de seulement 700 000 barils par jour hors de l'OCDE - soit la moitié de la hausse réalisée l'an dernier. La demande totale devrait ainsi baisser de 500 000 barils par jour en 2009.

La chute de la demande a induit une adaptation de l'offre. Les prix ayant évolué entre 35 et 45 USD le baril et le coût moyen de production se situant souvent à ces niveaux, les marges ont été immédiatement affectées. Il n'est donc pas étonnant que l'OPEP ait réduit sa production et que les Etats-Unis aient fermé
des sites. De nouvelles baisses de production pourraient être annoncées par l'OPEP le mois prochain. L'autre facteur pouvant peser sur les prix du pétrole
pourrait être le dollar, dont la faiblesse avait contribué l'an dernier à la hausse de nombreuses matières premières libellées dans cette devise. Or, pondéré des
échanges commerciaux, le dollar s'est apprécié de 22 % depuis juillet.

Les perspectives à court terme du pétrole devraient rester moroses, la demande continuant de dominer le marché. Même des signes de reprise dans les pays
émergents risquent de n'avoir qu'un impact marginal si la croissance reste faible aux Etats-Unis, le pays représentant environ le quart de la demande mondiale. A moyen terme, l'offre devrait reprendre le dessus et le marché pourrait revenir vers l’équilibre. Le coût de production des sables bitumineux se situant vers 70 dollars le baril, un retour rapide du prix vers 147 dollars est peu probable.

Vers un rebond de marché baissier ?
Les perspectives à très court terme ne sont pas encourageantes, du fait des craintes d'une récession plus profonde et des inquiétudes sur les déficits budgétaires. Cependant, il existe des indicateurs techniques favorables, bien que moins évidents qu'en novembre. Par ailleurs, le niveau des liquidités est tel qu’il pourrait produire l'effet d'un détonateur si les investisseurs retrouvaient ne serait-ce qu'un soupçon d'appétit pour le risque.

Selon une étude de Crédit Suisse sur les reprises techniques dans les marchés baissiers des années 1930 aux Etats-Unis et dans les années 1990 au Japon,
les rebonds ont tendance à être violents et de courte durée. En 1929-1932, le marché américain a connu six mouvements de hausse en moyenne de 30 %
chacun et d'une durée de seulement deux mois. Entre 1990 et 2002, le marché baissier japonais a connu neuf reprises techniques de 35 % sur une durée de
sept mois en moyenne. Les turbulences de la semaine passée suggèrent que nous sommes peut être proches de la fin de cette phase du marché baissier.

Les thèmes d'investissement actuels.
Dans ce contexte, nous sommes satisfaits d'avoir évité les paris marqués par classes d'actifs étant donné les incertitudes sur l'économie mondiale (bien que nous ayons une légère surpondération en actions). Nous continuons à consacrer l'essentiel de notre budget de risque à des opérations de valeur relative.
Trois thèmes caractérisent actuellement nos portefeuilles :
- Premièrement, nous privilégions les politiques proactives et avons favorisé les marchés actions des pays où les plans de soutien ont été les plus vigoureux.
Cela nous a conduits à surpondérer les Etats-Unis et le Royaume-Uni par rapport au Japon et à l'Europe continentale, où les réponses ont été plus tardives.
- Deuxièmement, nous veillons à éviter les situations de déséquilibre. La semaine dernière s'est avérée particulièrement stressante pour l'Europe de l'Est
et l'Europe Centrale, plusieurs de ces pays ayant financé de larges déficits courants par des capitaux étrangers de court terme, devenus rares. Leurs
devises ont été malmenées et certaines banques européennes exposées à ces pays pourraient être affectées, de même que l’euro.
- Troisièmement, le thème du refinancement commence à voir le jour, et nous nous attendons à voir une augmentation des émissions d'actions et
d'obligations convertibles, le rapport de force étant désormais en faveur de l'investisseur et non plus de l'émetteur, avec à la clé des prix attrayants. Nous
estimons que les obligations convertibles constituent une classe d'actifs dont les caractéristiques sont séduisantes à long terme.

Cette semaine :

- Etats-Unis : L'indice Case-Shiller du prix des maisons (publié mardi) devrait indiquer une baisse des prix de 18,3 % sur un an. Ben Bernanke interviendra devant la Commission Bancaire du Sénat et pourrait à cette occasion faire part des intentions de la Fed relatives à l'achat d’instruments financiers à long terme. Les commandes de biens durables devraient afficher une baisse de 2,2% sur le mois, les commandes hors automobiles étant attendues en repli de 2,2 %. Vendredi, les statistiques du PIB réel du 4ème trimestre devraient être revues à la baisse à -5,4 % (annualisé) sur le trimestre, contre une estimation initiale de -3,8 %.

- Europe : Mardi, le sondage Ifo devrait rester stable autour de 83, l'amélioration des anticipations liées à la politique budgétaire étant compensée par la détérioration des conditions présentes. Le PIB allemand au 4ème trimestre sera annoncé mercredi. La contraction de 2,1 % sur le trimestre ne devrait pas être révisée, mais les exportations et l'investissement nets devraient être les principaux points faibles. Le PIB britannique devrait être révisé légèrement en baisse sur l'estimation initiale de -1,5% sur le trimestre.

- Japon : le sondage Shoko Chukin (mercredi) devrait confirmer la détérioration de la confiance des petites entreprises, l'indice étant attendu en baisse à 24,6. Jeudi, le taux d'inflation « core » devrait ressortir à -0,1 % sur un an, soit sa première variation annuelle négative depuis septembre 2007.

Document produit par l’équipe Global Multi Asset Group de JPMorgan Asset Management, rédigé par David Shairp et Rekha Sharma.
Les informations contenues dans ce document ont été puisées à des sources considérées comme fiables. JPMorgan Asset Management ne peut cependant
en garantir l’exactitude ou l’exhaustivité. Toutes prévisions ou opinions exprimées nous sont propres à la date d’édition de ce document et sont susceptibles
de changer à tout moment sans préavis. Ce document ne constitue pas une recommandation à l’achat ou à la vente d’investissements.
JPMorgan Asset Management (Europe) S.à.r.l. – Succursale de Paris, au capital social de 10.000.000 euros inscrite au RCS de Paris n°492 956 693.
JPMorgan Asset Management est une marque de distribution d’OPCVM agréés ou autorisés à la commercialisation en France par l’AMF. 02/09

www.jpmorganassetmanagement.fr

Mercredi 25 Février 2009
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