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Fusions-acquisitions : l’activité mondiale au plus bas en 2009 et reprise en fin d’année (KPMG)


KPMG publie les résultats de sa dernière étude internationale « Global M&A Predictor », indicateur des prévisions d’activité des fusions-acquisitions.




Une baisse du volume des transactions en 2009, mais une légère reprise en fin d’année
L’étude KPMG révèle que le volume des fusions-acquisitions dans le monde devrait continuer à reculer en 2009, pour atteindre son point le plus bas au 2ème ou 3ème trimestre 2009. Cet indice prévisionnel des ratios dette nette/EBITDA et prix/bénéfice (PER) des 1 000 plus grandes entreprises mondiales met en évidence deux phénomènes. D’une part, une baisse significative des valorisations des entreprises (de 15,3 X en mai à 11,9 X en novembre 2008, soit une baisse de 22,2 %), et d’autre part, une détérioration de la capacité d’endettement des entreprises de 13,5 % (ratios dette nette/EBITDA prévisionnels en hausse de 0,93 X il y a six mois à 1,06 X aujourd’hui). Ces deux indicateurs reflètent une diminution de l’appétit des entreprises en matière de transactions.

Mark Wyatt, Partner chez KPMG Corporate Finance commente : « Selon notre étude, l’activité de fusions-acquisitions devrait toutefois reprendre légèrement en fin d’année. Ce regain d’intérêt pour des opérations sera lié à l’amélioration du niveau de liquidité mondiale et à l’attractivité des valorisations des entreprises dans certains secteurs. »

Une diminution des fusions-acquisitions dans le monde entier
Pour la première fois depuis sa création, le Global M&A Predictor montre une tendance à la baisse des valorisations d’entreprises partout dans le monde, synonyme d’un déclin de la volonté des investisseurs pour entreprendre des opérations de fusions-acquisitions. La région Afrique/Moyen-Orient est la plus touchée, avec des prévisions de PER en recul de 31,6 %, suivie par l’Amérique Latine (-28,7 %) et l’Amérique du Nord (-24,6 %). Quant à l’Europe, elle
affiche la 2ème plus faible baisse de ses PER (-21 %) après l’Asie-Pacifique (-19,9 %). L’évolution de la capacité d’endettement des entreprises varie selon les régions. L’Europe maintient sa position, avec le taux le plus élevé du monde à 1,15 X, contre 0,97 X il y a six mois. À l’inverse, on constate que les bilans des entreprises en Amérique Latine et dans la zone Afrique/Moyen-Orient s’améliorent, contrairement à la tendance mondiale. Par exemple, cette dernière région bénéficie désormais d’un ratio prévisionnel dette nette / EBITDA de seulement de 0,33 X.

Des perspectives contrastées selon les secteurs
Au niveau sectoriel, l’étude prévoit une diminution des valorisations des entreprises sur tous les secteurs d’activité. Cependant, on relève les baisses de PER prévisionnels les plus fortes dans le secteur de la technologie (de 18,4 X en juillet 2008 à 12,6 X aujourd’hui), les matériaux de base et l’industrie. Les entreprises de biens de consommation sont les moins touchées par cette baisse.

En termes de capacités d’endettement, les secteurs des services aux collectivités et de l’industrie sont les plus affectés, avec des ratios dette nette / EBITDA de 2,68 X et 2,27 X respectivement. À l’inverse, les technologies bénéficient d’une réserve de liquidité, tandis que les entreprises du secteur de la santé sont devenues débitrices nettes.

En conclusion, aucun couple secteur/région ne montre des signes d’amélioration, tant en termes de valorisations qu’au niveau des capacités bilantielles. Les plus fortes baisses de valorisations prévisionnelles se retrouvent dans les entreprises industrielles en Afrique/Moyen-Orient. Quant à la capacité d’endettement des entreprises, la plus forte dégradation affecte les entreprises technologiques en Amérique Latine, et dans une moindre mesure le secteur des biens de consommation en Europe.

Mark Wyatt ajoute : « La situation de la France est comparable à ce qu’on peut constater en Europe. Les entreprises françaises dans notre étude affichent des PER prévisionnels de 10,79 X et un ratio dette nette / EBITDA de 1,25 X, contre 1,15 X pour l’Europe. Dans ce contexte, l’écart entre les attentes de prix des acheteurs et des vendeurs se creuse. Le marché des fusions-acquisitions devrait donc être tiré par des cessions d’actifs non stratégiques des industriels, et par des rachats opérés par les entreprises disposant encore de réserves de liquidités. »

À propos de l’étude
Le Global M&A Predictor KPMG calcule des prévisions de PER (ratio d'évaluation du prix comparé aux bénéfices) sur 12 mois et des estimations du ratio dette nette/EBITDA (bénéfices avant intérêts, impôts et dotations aux amortissements et provisions) afin d’identifier les tendances de l’activité mondiale de
fusions & acquisitions.
Le panel classe les 1000 plus grandes entreprises au monde en termes de capitalisation boursière, après avoir procédé à une pondération en fonction des pays et des secteurs.
Les données sont fournies par FactSet, fournisseur de prévisions de revenus des sociétés. Les professionnels KPMG calculent des PER prévisionnels sur 12 mois (exprimés en multiples) pour chaque société qui remplit les critères des 1000 premières, et il effectue un agrégat de ces chiffres par région et par secteur pour faciliter la comparaison. Le ratio dette nette/EBITDA est calculé grâce aux estimations de FactSet pour chacune des sociétés faisant partie des 1000 premières. Il s’agit d’un ratio reconnu qui donne des indications sur la structure du capital et l'effet de levier financier. Il permet de tester la “capacité d'emprunt”, c'est-à-dire la capacité relative des sociétés, secteurs et régions à générer des transactions en n'utilisant que des emprunts.

KPMG Corporate Finance
KPMG Corporate Finance est une société de conseil en fusions et acquisitions qui propose un large éventail de services financiers. Avec un réseau global comprenant plus de 2 300 professionnels, KPMG Corporate Finance est présent dans 52 pays. Avec 390 transactions conseillées au niveau mondial en
2008, KPMG Corporate Finance est leader du conseil en fusions-acquisitions*.
* Source : League Tables Thomson Reuters SDC, 2 janvier 2009
www.kpmg.com

Vendredi 16 Janvier 2009
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