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Fusions-acquisitions en 2011 : Une large majorité des entreprises françaises prévoit une accélération de l’activité M&A dans leur secteur d’activité


Une enquête réalisée conjointement par PwC & l’Association des Responsables de Fusions-Acquisitions en Entreprises (ARFA)




Après une période d’attentisme pendant la crise, les entreprises françaises montrent un net regain d’intérêt pour le M&A, qui apparaît comme un des leviers privilégiés pour se renforcer géographiquement, ou favoriser au sein d’un groupe le développement de nouvelles technologies ou de nouveaux métiers.

Accélération de l’activité M&A
Si la croissance externe des entreprises françaises a été marquée par une période d’attentisme au plus fort de la crise pour 56% des répondants, aujourd’hui ils sont plus de 80% à estimer qu’une accélération de l’activité M&A est prévisible dans leur secteur d’activité.

Plus précisément, pour la majorité des entreprises interrogées, les acquisitions qui seront réalisées au cours des cinq prochaines années pourraient représenter entre 10 et 25% de leur chiffre d’affaires.

Cette accélération s’explique par le retard pris pendant la crise, qui a obligé les entreprises à être particulièrement sélectives et prudentes dans leurs projets d’acquisition. Par conséquent, et contrairement aux idées reçues, la crise n’a pas accéléré la consolidation de leur secteur d’activité pour 61% des entreprises interrogées.

De même, concernant les cessions, les comportements attentistes en période de crise s’estompent au profit d’une politique dite ‘normale’ (59% des répondants), voire volontariste (22%), qui se traduit par des programmes de désinvestissement déjà engagés pour 31% des entreprises interrogées.

En synthèse, la majorité des entreprises interrogées affichent une volonté accrue pour à la fois réaliser des acquisitions et procéder à des mouvements de recentrage stratégique.

Deux tiers des entreprises françaises ont infléchi leur stratégie M&A suite à la crise, et utilisent les fusions-acquisitions comme levier de transformation continue de l’entreprise

1. La recherche de relais de croissance et de technologies innovantes au cœur des priorités
La crise a incité 2/3 des répondants à changer leur stratégie de M&A, d’abord pour rechercher de nouveaux relais de croissance (pour 56% des répondants), puis des technologies innovantes (28% des répondants).
Ainsi, les entreprises réalisent des acquisitions pour se renforcer géographiquement - soit dans un nouveau pays (pour 78% des répondants), soit dans un pays où elles sont déjà présentes (pour 61%), les BRIC étant cités comme prioritaires - et pour enrichir leur core business via l’acquisition de nouvelles compétences ou technologies. 72% des répondants envisagent d’ailleurs de réaliser l’acquisition de sociétés innovantes ou ayant développé des technologies complémentaires aux leurs.

2. Des acquisitions plus petites, mais plus nombreuses
En période de sortie de crise, les entreprises cherchent en priorité à réaliser l’acquisition de sociétés de petite ou moyenne taille revêtant une importance stratégique (59% des répondants).
« De plus en plus d’entreprises privilégient l’approche « string of pearls » consistant à réaliser successivement plusieurs acquisitions de taille relativement modeste, plutôt qu’une seule opération d’envergure susceptible de modifier de manière significative leur organisation» explique Stéphane Meffre, associé PwC responsable du pôle Transactions.

La réalisation de mega-deals ne semble ainsi pas prioritaire (14%) et devrait se faire principalement par opportunisme (54% des répondants).
Par ailleurs, les entreprises françaises (74 % des répondants) ne voient pas aujourd’hui les acteurs des pays émergents comme des concurrents pour réaliser des acquisitions en Europe, excepté dans certains secteurs spécifiques comme l’automobile.

3. Des équipes prêtes à agir
Aujourd’hui, les prises de décision M&A des entreprises sont plus rapides qu’avant la crise, et 69% des entreprises interrogées s’estiment suffisamment sous tension pour capter rapidement des opportunités d’acquisition. De plus, les entreprises se sont réorganisées, les trois quarts disposant d’une cellule M&A centralisée qui, dans 89% des cas, travaille en étroite collaboration avec la fonction stratégie.

Méthodologie
Cette enquête a été réalisée conjointement par PwC et l’association des Responsables de Fusions-Acquisitions (ARFA) entre janvier et mai 2011 auprès des responsables de fusions-acquisitions de groupes français. L’enquête a été réalisée au moyen d’un questionnaire auquel ont répondu 37 entreprises de tous secteurs, et d’entretiens directs. Parmi les 37 participants figurent 11 entreprises du CAC 40, 12 entreprises du SBF 120, 3 entreprises du SBF 250 et 11 entreprises non cotées.

A propos de l’ARFA
Créée en octobre 2003, l’ARFA a pour objectif de favoriser les échanges d’idées et de mettre en commun les expériences et les bonnes pratiques dans le domaine des Fusions-Acquisitions. Elle regroupe les personnes qui exercent une responsabilité dans ce domaine dans les entreprises industrielles et commerciales, à l’exclusion des sociétés fournissant des prestations de conseil liées aux Fusions-Acquisitions.

A propos de PwC
PwC développe en France des missions d’audit, d’expertise comptable et de conseil créatrices de valeur pour ses clients, en privilégiant des approches sectorielles.
Plus de 161 00 personnes dans 154 pays à travers le réseau PwC partagent idées, expertises et perspectives innovantes pour apporter des solutions et des conseils adaptés. PwC rassemble en France 4000 personnes dans 25 bureaux.

PwC est la marque sous laquelle les entités membres de PricewaterhouseCoopers International Limited (PwCIL) opèrent et fournissent leurs services. Ensemble, ces entités constituent le réseau PwC au sein duquel chaque firme est juridiquement autonome et n’agit pas en qualité d'agent de PwCIL ni d’aucune autre entité membre. PwCIL ne fournit aucun service aux clients. Elle n’est pas responsable des actes et omissions de ses membres et n’a ni le droit ni la capacité juridique d’en contrôler l’exercice professionnel ou de les engager d’une quelconque façon.
pwc.fr

Lundi 27 Juin 2011
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