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Fusions-Acquisitions en Afrique : la France est le deuxième investisseur étranger non africain


Le cabinet d’avocats d’affaires international Freshfields Bruckhaus Deringer LLP a réalisé une analyse portant sur les fusions et acquisitions en Afrique annoncées au cours des dix dernières années*. En voici les principaux enseignements.




Fusions-Acquisitions en Afrique : la France est le deuxième investisseur étranger non africain
- Le marché africain attire de plus en plus d’investisseurs et présente une croissance de la valeur des investissements en constante hausse. Malgré une contraction globale des activités de fusions et acquisitions en 2012 (-7%), les investissements en Afrique ont cru de 71% en un an par rapport à 2011.

Les investisseurs non africains génèrent en moyenne 50% de l’activité de fusions et acquisitions en Afrique.

Fusions-Acquisitions en Afrique : la France est le deuxième investisseur étranger non africain

Hervé Pisani, associé du cabinet Freshfields, explique : « L’importance du marché des fusions-acquisitions en Afrique est un nouvel indicateur de l’intérêt grandissant des investisseurs pour cette région du monde, qui y trouvent de nouveaux relais de croissance. Les investisseurs internationaux, issus de pays où les perspectives de croissance sont faibles, y voient tout d’abord un potentiel de croissance avec l’émergence d’une classe moyenne et une demande en constante augmentation. L'environnement des affaires est aussi de plus en plus favorable aux investisseurs, les gouvernement africains ayant sensiblement amélioré leurs environnements réglementaires et réduit les formalités administratives. »

- Avec 141 transactions réalisées, dont l’acquisition par Lafarge de l’égyptien OCI Cement, la France est le deuxième investisseur (en valeur) non africain en Afrique sur les dix dernières années, derrière le Royaume-Uni et devant la Chine.

Fusions-Acquisitions en Afrique : la France est le deuxième investisseur étranger non africain

« L’Afrique dispose de caractéristiques bien spécifiques qui font d’elle une terre accueillante pour les entreprises française : la législation OHADA, une réglementation des secteurs économiques régulés d'inspiration commune, une histoire et une culture partagée. Mais aujourd’hui le continent africain change et attire des investisseurs venus d’Inde, de Chine ou du Brésil. Les entreprises françaises doivent donc imaginer une nouvelle stratégie africaine afin de préserver leurs parts de marché et de capitaliser sur le développement du continent », commente Hervé Pisani.

- Les entreprises françaises ont largement investi (en valeur) au cours des dix dernières années dans les entreprises africaines de matériaux de construction et les réseaux sans fil. Le secteur bancaire a quant à lui attiré un grand nombre de transactions (18), devant le secteur pétrole et gaz (13 opérations).

Fusions-Acquisitions en Afrique : la France est le deuxième investisseur étranger non africain

D’une manière générale , les investisseurs étrangers en Afrique ont plébiscité les investissements dans les ressources naturelles (minerais, pétrole, gaz…) et s’intéressent de plus en plus à la grande consommation (télécoms, distribution, agroalimentaire…), secteur dans lequel les investissements ont plus que doublé au cours des dix dernières années (1,9 milliards de dollars en 2003 contre 3,8 milliards de dollars en 2012).

« La richesse de ses ressources naturelles fait de l'Afrique une destination clé pour les fusions et acquisitions dans le secteur métallurgique et minier (en particulier à un moment où les prix des matières premières sont si élevés par rapport aux normes historiques - si ce n'est par rapport à leurs pics de 2008 et 2011). Nous pensons aussi que les insuffisances de l’Afrique en matière d’infrastructures représentent une opportunité majeure pour les investisseurs étrangers, et que l’émergence d’une classe moyenne alliée à la hausse du PIB par habitant vont permettre aux fusions-acquisitions dans la grande consommation de poursuivre leur expansion », poursuit Hervé Pisani.

- L’Egypte (21 868,19 millions de dollars), le Maroc (4 902,11 millions de dollars) et L’Afrique du Sud (2 190,32 millions de dollars) sont les principales destinations d’investissements pour les entreprises françaises, alors que les entreprises non africaines en général plébiscitent en premier lieu l’Afrique du Sud.

Hervé Pisani conclut : « Malgré les perspectives optimistes pour l'Afrique, les risques politiques et réglementaires persistent. Il n'est alors pas surprenant que l'Afrique du Sud, dont on peut considérer l’environnement d'affaires comme plus familier et plus mature, reste le pays le plus attractif pour les investisseurs étrangers. »

Fusions-Acquisitions en Afrique : la France est le deuxième investisseur étranger non africain

A propos de Freshfields Bruckhaus Deringer LLP
Freshfields Bruckhaus Deringer LLP est un cabinet d’avocats d'affaires international dont l'histoire est étroitement liée au succès de ses interventions, sur des questions innovantes et des enjeux déterminants, aux côtés des leaders mondiaux : entreprises nationales et multinationales, institutions financières et gouvernements. Plus de 2500 avocats sont focalisés sur l'excellence des résultats, dans le monde entier, grâce à notre réseau de bureaux intégrés et notre proximité avec les meilleurs cabinets locaux. Pour notre engagement, notre expertise locale et multinationale et notre savoir-faire, nos clients nous font confiance dans les moments décisifs.
freshfields.com

Mardi 16 Juillet 2013
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