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Flambée du pétrole sur fonds de tensions géopolitiques en Egypte (Saxo Banque)


Newsletter hebdomadaire du 4 février 2011




Flambée du pétrole sur fonds de tensions géopolitiques en Egypte (Saxo Banque)
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Après une fin de mois de janvier en demi-teinte, les indices actions sont repartis à l’assaut de nouveaux sommets en cette première semaine de février. Quelques heures avant la fermeture officielle des indices, le CAC 40 et le DAX ont progressé de 1.8% tandis que leurs homologues américains se sont adjugé entre 2.6% et 3%. Sur un mois glissant, les meilleurs performers sont l’IBEX 35 et l’indice FTSE MIB, affichant des hausses de l’ordre de 10% lorsque les principaux indices européens et américains se sont appréciés de 3% en moyenne. Les places financières asiatiques sous performent ces dernières sur un mois glissant (+2%) tandis qu’on assiste à un repli important des places boursières émergentes (indice Brazil Bovespa : -5% mensuel ; indice Mexico IPC -2% mensuel)

De bonnes nouvelles ont permis aux investisseurs de garder un sentiment positif sur l’évolution des marchés actions. En effet, la publication de l’ISM manufacturier américain de mardi a positivement surpris le marché en affichant 60.8 contre 57.8 attendu, confirmant l’excellent résultat du PMI manufacturier britannique paru quelques heures plus tôt. L’ISM des services (USA) a affiché la même tendance jeudi (59.4 contre 57.2 attendu). Les différentes enquêtes relatives à l’emploi sont également dans une tendance encourageante, puisque l’enquête ADP sur l’emploi aux Etats-Unis a fait preuve d’une belle amélioration (187k contre 148k attendu), confirmée jeudi par les demandes d’allocations chômage en légère perte de vitesse (415k contre 420k attendu).

Les tensions égyptiennes ont majoritairement touché les régions locales et avoisinantes et sont bien digérées par les investisseurs actions qui ne souhaitent pas se désengager des indices majeurs. Il est vrai que l’actualité des entreprises donne un élan significatif dans la progression des marchés, comme l’attestent les publications de résultat de ces derniers jours (VISA, Unilever, Banco Santander…) ou encore le programme de rachats d’actions d’Electronic Arts.

En ce dernier jour de la semaine, les traders restent dans l’attente des résultats de l’emploi aux Etats-Unis. Les indices sont bien orientés aujourd’hui et nous attendons un léger mieux de l’emploi aux USA à 14h30 (CET). Le sentiment de l’amélioration de l’emploi aux USA n’est cependant pas extrêmement marqué puis le marché du travail a réagi avec une extrême lenteur comparé au cours de ces derniers mois comparé à l’accélération de l’activité (ISM en tête)

Forex
Sur le marché des changes, l’euro a une nouvelle fois animé la semaine. La monnaie unique a continué sa progression dépassant même le seuil des 1,38 dollar. L’optimisme était toujours de mise ce qui incitait les cambistes à acheter massivement l’euro. Cependant, la semaine aura été rythmée par l’actualité macroéconomique avec surtout le discours de Jean-Claude Trichet Jeudi et aussi par l’actualité égyptienne.

Dès le début de la semaine, l’euro reprenait son trend haussier repassant le seuil des 1,37 dollar. La devise européenne était portée par la hausse plus importante que prévue de l’indice des prix à la consommation en Zone Euro ressorti à 2,4% contre 2,3% attendu. Ce chiffre venait confirmer les pressions inflationnistes et les cambistes spéculaient sur une augmentation des taux plus rapides de la BCE.

La journée de Mardi marquait le retour de l’euro au-dessus des 1,38 dollar. Les cambistes accueillaient d’un bon œil les chiffres du chômage en Allemagne : la locomotive allemande affiche un taux de chômage en baisse à 7,4% et une baisse du nombre de chômeurs à hauteur de 13K. Dans l’ensemble, l’actualité macroéconomique aura été favorable. Autre publication positive : la hausse de l’indice PMI manufacturier à 57,3 contre 56,9 espéré par les analystes. L’actualité macroéconomique positive de la Zone Euro, une nouvelle fois marquée par le dynamisme de l’Allemagne, couplée aux spéculations sur une éventuelle hausse prématurée des taux directeurs de la BCE, marquaient le retour de l’appétit pour le risque.

Après le plus haut de Mercredi à 1,3860 dollar, l’euro a quelque peu plié sous le poids des prises de bénéfices. Les cambistes profitaient de la forte hausse de l’euro ces derniers jours pour reprendre leur souffle dans l’attente du discours de Jean-Claude Trichet. Par ailleurs, l’agence de notation Standard & Poor est venue perturber l’optimisme ambiant en abaissant la note de la dette souveraine de l’Irlande, rappelant que la crise des dettes souveraines n’était pas encore résorbée. De son côté, le dollar a trouvé un soutien dans le résultat de l’enquête ADP sur la variation de l’emploi. ADP a dévoilé une création de 187K postes ce qui contribue à rassurer les marchés en attendant les très importants chiffres de l’emploi non-agricole ce vendredi.

La monnaie unique a été également pénalisée au cours de la semaine par les changements d’humeur des investisseurs au regard de la crise égyptienne. En effet, l’intensification des affrontements aura ralenti par moment la vigueur de l’appétit pour le risque.

Jeudi, l’euro corrigeait après avoir atteint un plus haut à 1,3860 dollar. La monnaie des 17 reculait de plus de 170 pips face au dollar retrouvant des niveaux autour des 1,3630. Plusieurs éléments pouvaient justifier cette baisse. Dans un premier temps, un regain des tensions a été ressenti en Egypte : des affrontements armés ont éclaté au Caire. Les cambistes s’inquiétaient de l’issue de cette crise géopolitique et délaissait de ce fait les devises plus risquées comme l’euro. Par ailleurs, sur le plan macroéconomique, l’actualité est venue soutenir le dollar. En effet, en attendant le rapport sur l’emploi américain demain, les investisseurs ont bien accueilli jeudi les nouvelles demandes d’allocations-chômage qui ont chuté à 415K contre 420K attendu par les analystes. Autre annonce positive pour le dollar, l’ISM non manufacturier composite s’est apprécié à 59,40 soit plus de deux points au-dessus du consensus. Enfin et surtout, le discours de Jean-Claude Trichet n’aura pas vraiment apporté d’appui aux spéculations sur un éventuel relèvement des taux. Le Président de la Banque Centrale Européenne a confirmé les taux à 1% jugeant ces derniers appropriés à la situation en Europe. Dans son discours, Monsieur Trichet s’est montré moins alarmiste sur les questions de l’inflation insistant sur son niveau à moyen terme et pas à court terme. Selon lui, l’inflation devrait s’apaiser vers la fin de l’année 2011.

Vendredi, les devises faisaient du surplace en attendant la publication du très important rapport sur l’emploi américain. Les résultats de cette étude et notamment les chiffres de la variation de l’emploi non-agricole devrait dicter la tendance. En attendant, les investisseurs optaient pour la prudence. Des bons chiffres sur l’emploi aux Etats-Unis porteraient sûrement le dollar. Ben Bernanke l’a encore souligné jeudi en insistant sur le fait que la reprise prendra réellement effet quand le marché de l’emploi rebondira franchement. Dans ce contexte, l’EUR/USD était stable autour des 1,3630 dollar pour un euro.

Du côté des autres devises, à noter l’importante hausse de la livre sterling au cours de la semaine. Dès lundi, la devise britannique s’est appréciée fortement prenant plus de 250 pips face au dollar à 1,6120 dollar pour une livre sterling mardi. La livre britannique réagissait aux propos de Martin Weale, membre de la Banque d’Angleterre (BOE), qui a de nouveau souligné la nécessité d’augmenter les taux directeurs afin de contrer l’inflation. En fin de semaine, la livre sterling continuait de progresser face à ses principales contreparties. La devise britannique profitait d’une actualité économique encourageante avec notamment le bond de l’indice PMI des services à 54,50 contre 51,3 attendu. La livre se traitait à 0,8449 euro soit un gain de plus de 70 pips, en revanche, elle restait stable face au dollar à 1,6157 dollar pour une livre.

Par ailleurs, la faiblesse du dollar en ce début de semaine profite au dollar canadien qui accentue ses gains face au billet vert se traitant au plus bas à 0,9859 dollar canadien pour un dollar américain mercredi. Le Loonie profitait également de la hausse des prix des matières premières : le Canada étant notamment le deuxième plus gros producteur de nickel et le troisième plus gros producteur d’aluminium. Autre devise à la hausse aujourd’hui, le dollar australien qui profite du discours de la Banque Centrale australienne qui souligne des perspectives positives pour l’économie du pays et également des bons chiffres du secteur immobilier. Dans ce contexte, l’Aussie repasse au-dessus de la parité face au dollar à 1,0183$ pour un dollar australien ce vendredi.

Matières premières
Les matières premières ont connu une vive actualité cette semaine. De nouveaux records ont été touchés sur plusieurs places.

La semaine a bien évidemment été marquée par la hausse du pétrole. La crise politique en Egypte est la principale raison de cette flambée du baril de Brent qui a franchi la barre symbolique des 100$ en début de semaine avec un plus haut à 103.39$. Le Light Sweet Crude, coté lui à New York, est repassé au-dessus des 90$. Après de fortes tensions en début semaine, les spéculateurs observent que la situation en Egypte n’a pas encore dégénéré, ce qui explique un léger repli du cours depuis hier. Plus que le pays lui-même qui reste un faible producteur d’or noir, sa situation géographique au moyen orient est stratégique pour les flux d’approvisionnements et c’est cela qui explique les surchauffes auxquelles on assiste actuellement.

Une autre commodities a fait la une ces derniers jours. Il s’agit du sucre qui a connu un pic du fait du cyclone en Australie qui a détruit la moitié des récoltes. Des tensions sur l’offre se sont immédiatement fait ressentir. Le prix du contrat à terme de la livre de sucre brut est monté mercredi au-dessus des 36 cents à New York, un niveau plus vu depuis novembre 1980, soit plus de 30 ans. Ce sont aussi les conditions météorologiques qui peuvent expliquer en partie les niveaux atteints sur le coton. La livre a dépassé les 1.76 dollar à New York, du jamais vu depuis la fin du 19ème siècle. La très forte demande de coton, notamment par l’industrie textile chinoise, est un autre facteur explicatif.

Concernant les métaux, le cuivre a aussi atteint un record historique à 10 000$ la tonne. Cette envolée se justifie par la forte demande chinoise ainsi que par la reprise de l’activité industrielle américaine. On peut également se pencher sur la reprise de l’or qui a rebondi sur son support technique autour des 1315$/once. Ce vendredi midi, le cours repasse déjà au-dessus de 1350$. Après l’épisode des prises de profit du fond Paulson, la tendance haussière s’imposait de nouveau.

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Lundi 14 Février 2011
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