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Finyear Eco | 16 mars 2015 (n°7 - 13H30) | Faut-il encore acheter du dollar américain ?


Économie, marchés, actions, devises, matières premières. Chaque jour, votre quotidien Finyear vous offre (investisseurs et conseillers professionnels) des commentaires et des chiffres.




Commentaires et chiffres du jour

Finyear Eco | 16 mars 2015 (n°7 - 13H30) | Faut-il encore acheter du dollar américain ?
N°7 - 13H30

Faut-il encore acheter du dollar américain ?

Analyse de marché signée par Nicolas Chaput et Laurent Denize d’Oddo AM. 16 mars 2015.

Le dollar américain et les devises en général sont actuellement au coeur des préoccupations des investisseurs. Leur regain de volatilité depuis un an et leur utilisation ou non dans les portefeuilles ont un impact considérable sur la performance. Il est donc difficile de rester neutre : comment se positionner sur les devises ? Faut-il encore acheter du dollar américain ?

En ce début d’année, les investisseurs en euros ou en dollars australiens ont été les mieux lotis, ceux en dollars américains, en yens ou en francs suisses, les moins bien. La différenciation des performances est largement due à l’appréciation du dollar, plus ou moins importante selon les pays et parités.

A titre d’illustration, au 16 mars 2015, l’indice Dow Jones rapporte depuis le début de l’année +0.4% libellé en dollars américains et +14.6% libellé en euros... le dollar s’étant apprécié de plus de 10% sur la période contre l’euro. Ce même indice rapporte sur la même période +5.1% en livres sterling et +1.7% en yens.

Pour ce qui est de l’investisseur en euros, voyons-nous des raisons pour que la tendance à la dépréciation initiée sur l’EUR/USD il y a près d’un an se maintienne dans les semaines à venir?

Quatre facteurs ont, pour l’essentiel, alimenté cette tendance :
1. le plongeon des prix du pétrole ;
2. les anticipations de remontée des taux américains ;
3. les tensions géopolitiques et le ralentissement économique des pays émergents ;
4. la poursuite de l’assouplissement monétaire européen – baisse de taux, annonce des TLTRO et des achats d’ABS en juin, discours de Jakson Hole annonçant un QE fin août.

Les trois premiers facteurs - baisse du prix du pétrole, anticipations de remontées de taux américains, situation économique des pays émergents - peuvent encore soutenir une appréciation du dollar vs l’euro. Alors que le quatrième facteur – poursuite de l’assouplissement monétaire européen – paraît intégré dans les prix. Le trend directionnel des derniers mois devrait donc être moins marqué.

Que faisons-nous dans nos portefeuilles ?

Si la hausse du dollar nous a permis de générer une performance additionnelle dans nos portefeuilles depuis l’été dernier, nous pensons – en l’absence d’événements nouveaux - qu’une grande partie de l’appréciation du dollar est à présent derrière nous.

Plutôt que de renforcer nos achats d’actifs en dollars américains, nous préférons donc réutiliser une stratégie optionnelle moins risquée – nous payons de la prime pour bénéficier potentiellement de la hausse du dollar – afin de piloter une tendance de marché moins affirmée. Nous n’oublions pas en effet que nos clients sont essentiellement investis en euros et que notre priorité est donc de protéger au mieux leur capital.

www.oddoam.com


N°6 - 11H30

Bulletin hebdomadaire J.P. Morgan Asset Management

Bulletin hebdomadaire de J.P.Morgan Asset Management du 16 mars 2015 - édité par David Shairp, stratégiste - offrant un point sur les marchés financiers et sur l'actualité économique.

Au sein du marché mondial des actions, les marchés émergents sous-performent de façon récurrente. La sous-performance de près de 60 % enregistrée depuis fin 2010 par l’indice MSCI Emerging Markets, par rapport à l’indice MSCI World, impressionne. Elle s’explique en partie par la faiblesse prononcée de nombreuses devises émergentes contre le dollar U.S. (devise dans laquelle les indices des actions émergentes sont exprimés). Au cours de cette période, la roupie indienne a par exemple chuté de 40 % alors que le real brésilien a presque été divisé par deux. Mais l’essentiel de la sous-performance provient des conséquences du ralentissement des taux de croissance économique, des turbulences provoquées par les politiques de resserrement monétaire, de la détérioration du momentum des bénéfices et de valorisations trop optimistes. Dans un tel contexte, de nombreux investisseurs ont, sans surprise, renâclé à s’intéresser à cette catégorie d’actif. Selon l’EPFR, les investisseurs ont retiré au cours de ces deux dernières années près de 60 milliards USD des OPCVM et des ETF dédiés aux marchés émergents. Ceci amène à s’interroger sur l’existence d’une opportunité à contre-courant susceptible de se développer désormais sur cette classe d’actifs.

Pour les investisseurs contrariants, une sous-performance prolongée devrait être à même de susciter un certain intérêt. Les données historiques montrent que les marchés émergents ont tendance à être soumis à des cycles prolongés – les périodes de surperformance étant suivies de périodes de sous-performance du fait que de nouvelles générations d’investisseurs éprouvent un engouement puis un désintérêt pour cette classe d’actifs. En revenant aux débuts des marchés émergents qui ont commencé à s’agréger au cours des années 1980, il est possible d’identifier au moins quatre cycles distincts au cours desquels ils ont d’abord été réappréciés puis déclassés par rapport aux moyennes mondiales : 1988-1993 (surperformance relative cumulée de + 400 %), 1993-2000 (sous-performance relative cumulée de – 150 %), 2002-2010 (surperformance relative cumulée de + 290 %) et enfin de 2011 jusqu’à maintenant (sous-performance relative cumulée de – 59 %). De ces comparaisons, il ressort que, ni la longueur du cycle de baisse actuel, ni sa profondeur, ne sont particulièrement inhabituelles.

L’observation des cycles antérieurs exerce naturellement une influence sur notre appréciation de la manière dont le prochain cycle va se déployer et elle présente aussi des dangers. La dynamique des économies émergentes évolue rapidement et, tout comme en matière d’investissement dans les OPCVM, la performance passée ne garantit pas les résultats futurs. La période 2002-2010 a été incomparablement favorable à tous les actifs émergents en général, tels que les actions, les obligations, le crédit, et les devises, qui ont tous fortement surperformé par rapport à leurs homologues des marchés développés.

Rétrospectivement, une telle évolution s’explique par la conjonction d’un grand nombre de facteurs macro-économiques importants : la progression de l’intégration de la Chine dans l’économie mondiale, la forte hausse des prix des matières premières, la faiblesse des déséquilibres externes et la forte amélioration de la gestion politique de la plupart des économies émergentes. De plus, les valorisations des actifs qui prévalaient à l’époque intégraient d’importantes primes de risque à la suite des crises financières antérieures. L’amenuisement de ces primes de risque a provoqué d’importantes réappréciations de cette classe d’actif.

Pour la suite, le scénario sera très différent. Le prochain cycle haussier – s’il a lieu – pourrait ne pas se montrer aussi prolifique ni aussi durable. Aucun des facteurs macro-économiques du précédent cycle haussier n’est susceptible de se répéter – en fait, certains (les niveaux de la dette extérieure par exemple) évoluent en sens inverse. Et le point de départ des valorisations intègre des primes de risque qui se sont considérablement réduites cette fois-ci. Nous ne suggérons pas pour autant que les pays émergents, pris individuellement, ne peuvent pas recueillir un dividende de leur réappréciation, comme en attestent les exemples de l’Inde et du Mexique. Quand les réformes structurelles sont associées aux facteurs cycliques, les performances qui en résultent peuvent être importantes et durables. Mais il est peu probable que l’univers émergent dans son ensemble puisse bénéficier d’une reprise conjoncturelle concertée, qui ferait progresser tous ses composants de manière uniforme, comme cela s’est produit au cours de la période 2002-2010.

Sur quels éléments convient-il de se concentrer pour accroître notre confiance dans cette classe d’actifs ? Nous avons mis au point une série d’indicateurs de performance pour recueillir des informations granulaires au niveau des pays afin de compenser l’opacité des moyennes émergentes élargies. Le point de départ est nécessairement macro-économique mais, comme il n’y a généralement pas de relation directe entre le taux de croissance d’une économie et les performances réalisées au niveau des entreprises, il est nécessaire de descendre au niveau micro-économique dans l’examen des facteurs, pour évaluer comment les marchés pris individuellement affecteront les marchés émergents considérés comme une entité globale.

Les conclusions de cet exercice nous incitent à demeurer prudents. Nous estimons que la classe d’actifs dans son ensemble va continuer à souffrir : les taux de croissance des pays émergents continuent à décélérer, les bénéfices sont révisés en baisse et les valorisations s’érodent, du fait d’une croissance et de contextes politiques plus difficiles. Néanmoins, quelques observations intéressantes peuvent être faites. Le dynamisme de la croissance se différencie plus nettement selon les économies émergentes considérées, dans la mesure où les différences entre les politiques menées produisent leurs effets. Leurs fortes positions extérieures permettent aux dirigeants politiques asiatiques de baisser leurs taux d’intérêt pour favoriser la croissance alors que leurs homologues de la zone EMEA et d’Amérique Latine disposent de marges de manoeuvre beaucoup plus réduites. Le récent recul des devises émergentes corrige les valorisations excessives de nombreuses devises émergentes, le real brésilien, le peso mexicain, le rouble russe et le rand sud-africain apparaissant bon marché sur la base de leur taux de change effectif. Enfin, les valorisations des actions ne constituent pas un terreau favorable à un scénario contrariant convaincant. Les valorisations agrégées sont orientées à la baisse par d’importantes expositions sur certains de ses composants (Chine, Corée, Russie et Brésil), qui ont tendance à être faiblement notés pour une raison particulière (forte sensibilité économique, gouvernance d’entreprise médiocre, etc). Ailleurs (Inde, Mexique, Afrique du Sud), les valorisations se situent déjà dans le haut de leur fourchette, suggérant un faible potentiel de hausse.

En résumé, il est difficile selon nous de justifier un positionnement plus positif sur les actions émergentes sans l’avènement d’une plus forte croissance, de meilleures perspectives de bénéfices ou un point de départ des valorisations plus bas. Parmi les cinq BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui représentent 50 % de l’indice des actions émergentes, seule l’Inde se comporte bien dans notre évaluation. Compte tenu de la composition de cet indice, il est difficile de déterminer pour quelle raison la sous-performance des marchés émergents par rapport aux actions des marchés développés devrait soudainement s’inverser. Malgré les opportunités spécifiques qui existent au niveau individuel des actions ou des pays, nous estimons qu’il existe de meilleures opportunités ailleurs.

Jonathan Lowe

Réflexions diverses

Les prévisions de bénéfices des entreprises américaines (U.S.) continuent de reculer, la croissance anticipée des bénéfices pour 2015 étant désormais inférieure à 2 %. Au début de l’année, ces anticipations étaient plus proches de 8 %. Mais, malgré la tentation d’imputer cette baisse à la hausse apparemment irrésistible du dollar U.S., celle-ci continue à être principalement le fait de l’évolution des prix du pétrole. Si l’on exclut le secteur de l’énergie, la croissance des bénéfices aux Etats-Unis en 2015 reste attendue à environ 9 % ou encore 7,5 % si nous excluons également le secteur financier. Ce dernier chiffre était voisin de 10 % au début de l’année, et c’est cette relativement légère dégradation que nous pouvons attribuer au dollar fort. Pour le secteur de l’énergie, la chute des bénéfices est désormais prévue à 55 % cette année, contre un recul de 22,5 % anticipé au début de l’année.

Le programme de quantitative easing de la Banque centrale européenne a, comme prévu, un impact très important. Les rendements obligataires ont fortement reculé la semaine dernière, le rendement de l’obligation d’Etat portugaise tombant à près de 40 points de base. Tous les marchés obligataires périphériques voient désormais les rendements de leurs obligations souveraines à 30 ans évoluer bien en dessous de ceux des Etats-Unis.

Ce document est à but informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation à l’achat ou à la vente d’investissements.
Les informations contenues dans ce document ont été puisées à des sources considérées comme fiables. J.P. Morgan Asset Management ne peut cependant en garantir l’exactitude ou l’exhaustivité. Toutes prévisions ou opinions exprimées nous sont propres à la date d’édition de ce document et sont susceptibles de changer à tout moment sans préavis. Ce document ne constitue pas une recommandation à l’achat ou à la vente d’investissements. JPMorgan Asset Management (Europe) S.à.r.l.–Succursale de Paris, au capital social de 10.000.000 euros, inscrite au RCS de Paris n°492 956 693. 03/2015


N°5 - 10H30

Euro Still Shaky Against Dollar and Yen, BP and BG Announce Major Egyptian Investments

Asian shares drifted higher on Monday after a downbeat session on Wall Street kept sentiment in check, while the Euro recovered from a fresh 12-year low touched on the divergent monetary policy paths between the United States and the Euro zone. U.S. stocks fell on Friday and the Dow and S&P 500 registered a third week of losses as the Dollar resumed its climb, adding to worries about its impact on U.S. multinationals' earnings. The Dow lost 145 points to close the week at 17749, the S&P500 lost 12 points to close the week at 2053.

The Euro slipped as low as $1.0457 early in the Asian session, its lowest since January 2003, but then rebounded to $1.0528, up about 0.3% on the day. Against its Japanese counterpart, the Dollar shed about 0.2% on the day to 121.23, but was still not far from a nearly eight-year high of 122.04 hit on Tuesday. Against the Yen, the Euro edged up about 0.2% to 127.60 but remained not far from a 21-month trough of 126.86 set on Friday.

U.S. crude shed about 1.2% to $44.31 a barrel, while Brent crude lost about 0.6% to $54.32.

Within the equity space, Egypt seems to be in focus with two of the UK biggest oil exploratory firms investing in the country. A joint statement on Saturday from the Egyptian government and BP announced that the company has signed an agreement to invest $12 billion in Egypt that will produce 3bn barrels of oil equivalent. Meanwhile, British energy company BG will invest $4 billion in Egypt over the next two years, the company's chief operating officer said on Saturday. Both stocks are trading slightly higher in early trade at 418p and 813p respectively.

David Papier
Market Analyst
ETX Capital, One Broadgate, London EC2M 2QS
www.etxcapital.com


N°4 - 9H30

Marchés obligataires émergents : la sélectivité reste de mise

Les marchés obligataires émergents sont aujourd’hui suffisamment matures pour continuer d’offrir de belles opportunités d’investissement. Cependant, compte tenu de nombreux catalyseurs exogènes – chute des cours du pétrole, appréciation du dollar, remontée des taux américains –, la sélectivité des titres au sein de cet univers sera d’autant plus importante dans les mois à venir.

Ces dernières années, la classe d’actifs a gagné en robustesse, avec une base d’investisseurs internationaux moins enclins à sortir du marché aux moindres nouvelles négatives à l’échelle locale. De leur côté, les acteurs institutionnels domestiques, notamment d’Asie et du Moyen-Orient, ont apporté de la stabilité en renforçant l’exposition de leur allocation à ces marchés, qui représentent une alternative à la faiblesse des rendements des marchés obligataires développés.

Mais à court-moyen terme, la faiblesse du prix du pétrole reste problématique pour nombre de pays et d’émetteurs «corporate» de l’univers émergent, qui dépendent essentiellement des revenus en dollars liés aux matières premières. Cela est toutefois loin d’être le cas pour tous ! La baisse des prix énergétique devrait être un soulagement pour les pays qui, ces dernières années, ont souffert d’une montée de l’inflation importée ou de déficits courants importants. Selon l’Agence américaine pour l’information sur l’énergie (EIA), entre 60 et 65% des pays inclus dans les indices JP Morgan de la dette souveraine et des obligations d’entreprises[1] sont en fait des importateurs nets de pétrole et bénéficient donc de coûts de l’énergie moins élevés. Ainsi, si des pays tels que le Venezuela et la Russie sont susceptibles de souffrir d’un prix du baril inférieur à 80 USD, d’autres comme la Chine, l’Inde et la Turquie tirent déjà parti de la situation. Certaines entreprises comme les sociétés manufacturières en Asie, profitent des faibles coûts pétroliers et devraient voir leurs marges augmenter cette année.

Privilégier la dette libellée en devise forte plutôt qu’en devise locale, les obligations corporate plutôt que souveraines, le segment ‘Investment-grade’ plutôt que ‘high yield’

Dans ces conditions, l’analyse des fondamentaux des émetteurs restera essentielle dans la sélection des titres. Avec l’accélération de la croissance outre-Atlantique et la hausse des taux américains, le dollar devrait continuer à s’apprécier face aux devises émergentes. Cette tendance justifie de préférer la dette libellée en devise forte à celle libellée en devise locale : les émetteurs, dont la majeure partie des revenus est en dollars et qui se caractérisent par des coûts libellés dans leur devise domestique, verront leurs marges progresser. C’est notamment le cas des sociétés spécialisées dans le papier et la pâte à papier au Brésil.

Qui plus est, les obligations d’entreprises semblent plus attractives que la dette souveraine. Les émetteurs «corporate» des marchés émergents offrent une qualité de crédit supérieure à celle des obligations souveraines, ainsi qu’une plus grande diversification (avec un nombre d’émetteurs qui s’élève à 325 pour le segment «corporate» et à 122 pour le segment souverain). Par conséquent, même si un pays est pénalisé par un facteur spécifique, il est possible que certains émetteurs privés au sein de ce pays soient, eux, dans une situation favorable. Les exportateurs de viande bovine du Brésil sont, par exemple, peu touchés par le ralentissement économique de leur pays. Les obligations d’entreprises des marchés émergents affichent aussi une plus faible sensibilité aux taux d’intérêt («modified duration»), par rapport aux obligations souveraines émergentes. Cela devrait favoriser la génération de performance compte tenu de la hausse attendue - même modérée - des rendements des bons du Trésor américain.

Au sein des obligations «corporate» émergentes, le segment «investment-grade» devrait à nouveau faire mieux que le «high yield». Avec l’augmentation du coût de l’emprunt – due à la hausse des taux locaux et à l’appréciation de l’USD –, certains des émetteurs de crédit les plus faibles pourraient ne pas être en mesure de supporter les coûts additionnels du service de la dette. Nous pourrions ainsi assister à une légère hausse des taux de défaut sur le segment du «high yield». Enfin, les émetteurs «investment grade» ont tendance à être plus flexibles que les émetteurs «high yield» pour s’adapter aux changements de leur environnement, sur le plan domestique ou mondial. Ils sont même parfois plus flexibles encore que les émetteurs souverains. Ces caractéristiques expliquent le succès du segment, qui bénéficie d’une augmentation constante d’afflux de capitaux.

Par Karine Jesiolowski, Senior Invesment Specialist - Marchés obligataires Pays émergents

A propos du Groupe Union Bancaire Privée (UBP)
L’UBP figure parmi les plus grandes banques privées de Suisse et est l’une des banques les mieux capitalisées, avec un ratio Tier 1 de 29%. La Banque est spécialisée dans la gestion de fortune au service de clients privés et institutionnels. Basée à Genève et présente dans une vingtaine d’implantations dans le monde, l’UBP emploie 1’350 collaborateurs et dispose de CHF 98,7 milliards (EUR 93,5 milliards) d’actifs sous gestion au 31 décembre 2014.
www.ubp.com

L’Union Bancaire Gestion Institutionnelle (France) est agréée et réglementée en France par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) - N° d'agrément AMF GP98041

[1] JP Morgan EMBI Global et JP Morgan CEMBI Diversified


N°3 - 9H00

Ouverture dans le vert, le dollar poursuit son extension à quelques jours du FOMC

Marchés actions
Les principales places à travers le monde ont clôturé la dernière séance de la semaine passée en ordre dispersé. Le CAC 40 et le Dax ont sorti leur épingle du jeu, tandis que le Footsie et Wall Street ont souffert. La baisse des indices américains démontrent la tension palpable des marchés avant le FOMC qui débutera demain pour s’achever comme chaque mois le mercredi. Les propos utilisés lors de la communication de la FED seront alors très étudiés, et tout particulièrement la présence ou non du mot « Patient ». En effet, le retrait de ce mot pourrait induire une hausse des taux plus rapide que prévu. Le consensus reste partagé entre une hausse en Juin ou en Septembre, même si ce dernier reste pour le moment majoritaire. De plus, la force du dollar, qui n’en finit plus de grimper contre l’euro notamment, inquiète les investisseurs. Les résultats des entreprises exportatrices aux Etats-Unis pourraient fortement s’en faire ressentir au cours des prochains trimestres. On notera cependant que cette baisse de compétitivité pourrait être favorable aux entreprises européennes.

Le CAC 40 a clôturé cette semaine à 5 010.46 points après avoir engrangé 0.46% vendredi dernier. Le Dac s’établit désormais à 11 901.61 points soit un gain de 0.87% sur la dernière séance. Le Footsie a cédé 0.30% à 6 740.58 points. Le Dow Jones et le S&P500 ont reculé respectivement de 0.82% et 0.61% à 17 749.31 points et 2 053.40 points. Le Nasdaq a perdu 0.44% à 4 871.76p oints.

Pour commencer cette semaine, la bourse de Tokyo clôture en léger repli après avoir cédé 0.04% à 19 246.06 points. On notera toutefois qu’en cours de séance, le Nikkei a atteint le niveau de 19 309.23 points, soit un nouveau plus haut au cours de ces quinze dernières années.

Les principales places européennes devrait grappiller du terrain à l’ouverture, profitant de la faiblesse de l’euro. Les investisseurs devront attendre cette après-midi pour les publications macroéconomiques avec notamment l’indice Empire State Manufacturing de la FED de New York suivi de la production industrielle américaine.

Forex
La monnaie unique reste très fragile en ce début de semaine face au billet vert toujours sous pression de la politique monétaire de la Banque centrale européenne qui se montre plus accommodante que celle de la Fed. Les cambistes attendent désormais la réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine qui débutera demain pour une durée de 2 jours. Les investisseurs suivront avec attention les précisions sur une éventuelle remontée des taux de l’institution dans les prochains mois alors que certains anticipent déjà une hausse pour le mois de juin.

Dans ce contexte, le dollar américain ressort favorisé face à ses principales contreparties et se négocie pour 121,19 yens face à la devise nippone tandis qu’il atteint 1,4771 dollar contre la livre sterling.

Du côté de la zone euro, le dossier grec continu d’inquiéter et de peser sur la devise européenne. Vendredi dernier, le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker a fait part de ses inquiétudes sur le manque d’avancées sur la problématique du refinancement de la Grèce. Le ministre grec, Panos Kammenos, a quant à lui souligné les risques d’une sortie de la Grèce qui pourrait entrainer dans sa chute l’Espagne puis l’Italie et faire éclater la zone euro. Un scénario qui reste encore très peu plausible mais qui continu d’inquiéter. En ce début de semaine, la monnaie unique européenne s’échange pour 1,0530 dollar face au billet vert. Contre la devise japonaise, un euro se négocie pour 127,68 yens tandis que la devise britannique atteint 0,7125 pence pour un euro.

Matières premières
En ce premier jour de la semaine, le baril de West Texas Intermediate est en baisse de 1,3 pour cent à $ 44,25 le baril après avoir touché un plus bas pendant la nuit à $ 43,57. Le baril poursuit donc sa tendance baissière largement engagée la semaine dernière, et affiche une perte de 9.6% sur 5 jours glissants. Il se rapproche aussi dangereusement de ses plus bas en 6 ans.

Les spéculateurs ont coupé un nombre important de positions haussières la semaine dernière sur des anticipations que la FED pourrait supprimer le mot « patient » de son vocabulaire dans son compte rendu cette semaine, ce qui donnerait plus de lisibilité à la lecture du calendrier sur la remontée des taux. Ainsi, avec un dollar qui pourrait rester durablement fort, sans compter la faible capacité de stockage dans le monde, de nombreux éléments pèsent lourdement sur l’évolution des prix du baril. Pour rappel, l’EURUSD cotait 1,0508 ce matin après un court voyage hier soir et cette nuit sous les 1,05 sur des plus bas de janvier 2003.

Parmi les autres actualités du baril, on notera que la Chine a su profiter des prix bas pour constituer des réserves stratégiques de pétrole qui ont poussé ses importations à des niveaux record en dépit du ralentissement de la demande économique. Dans le reste du monde il sera cependant difficile de stocker davantage avec les capacités de réserves qui s’amenuisent. La reprise de l’activité dans de nombreux puits de pétrole après la vague de froid et la fin de plusieurs grèves pourraient également mettre la pression sur les prix. Enfin, la forte possibilité d’un accord entre Téhéran et les autres puissances sur le nucléaire accélèrerait également le processus d’abondance.

Sur les métaux précieux, l’or tentait timidement un rebond ce matin après une semaine dans le rouge avec un plus bas le 11 mars dernier à $1147,72. L’once d’or cotait 1160,92 en ce début de matinée. Les décideurs politiques de la Fed se réuniront cette semaine et devront s’exprimer sur le calendrier tant attendu de la hausse des taux d’intérêts directeurs.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


N°2 - 8H30

UBS daily roundup - Let central bank week commence

Paul Donovan daily briefing.

• A big week for central bank activity, with the Bank of Japan concluding its meeting tomorrow, albeit unlikely to change terribly much as the attractions of a weaker yen seemed to have faded. The Bank of England minutes are due Wednesday – the Bank having already tightened quantitative and regulatory policy.

• The Fed's meeting on Wednesday is a critical focus, with markets anxiously looking for the exclusion of the word "patient". In the real world no one cares, but financial markets do not inhabit the real world. The point forecasts of FOMC members will also be closely looked to.

• To start this whirl of central bank activity we hear today from the ECB's Draghi. Mr Draghi's big idea of quantitative policy is now underway, but the markets do not seem enthusiastic about selling bonds to the ECB, and the negative rates it has created may be economically restrictive rather than stimulatory.

• US data dominates today. The Empire State survey of regional manufacturing sentiment can probably be passed over, but industrial production is significant. The data is subject to upward pressure (utilities) downward pressure (mining) and confused pressure (autos).

www.ubs.com/investmentbank


N°1 - 7H30

S&P - Zone euro : baisse des emprunts commerciaux de 2% en 2015 - Hausse de 9% pour la France

Ci-dessous les estimations S&P des emprunts commerciaux des pays de la zone euro en 2015, qui devraient décliner pour la 3e année consécutive depuis le pic de 2012.

Parmi les 4 principaux pays emprunteurs de la zone euro (Italie, France, Allemagne et Espagne), seule la France devrait augmenter ses émissions de manière substantielle (de €15 milliards, soit +9% vs 2014).

Téléchargez l'étude de 11 pages (PDF en anglais)

Infographie ci-dessous.


Finyear Eco | 16 mars 2015 (n°7 - 13H30) | Faut-il encore acheter du dollar américain ?



DEVISES : Cotations + Taux + Convertisseur


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TAUX D'INTERET LEGAL

L'ordonnance du 20 août 2014 (n°2014-947) a introduit deux taux différents, l'un s'appliquant aux créanciers personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, l'autre "pour tous les autres cas".

Le gouvernement a également instauré un calcul semestriel du taux légal calculé "en fonction du taux directeur de la Banque centrale européenne sur les opérations principales de refinancement et des taux pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement".

Comme prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 20 août 2014, les deux nouveaux taux ont été fixés par arrêté pour leur entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015.

L'arrêté du 23 décembre 2014 publié au JO le 27 décembre 2014 indique ainsi que :
"Pour le premier semestre 2015, le taux de l'intérêt légal est fixé :
1° Pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels : à 4,06% ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,93%."


Rappelons que :
- En 2014, il était de 0,04%
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Lundi 16 Mars 2015
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