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Finyear Eco | 11 mars 2015 (n°8 - 12H00) | Actions Européennes : faut-il déjà prendre ses profits ? (Oddo AM)


Économie, marchés, actions, devises, matières premières. Le quotidien Finyear offre aux investisseurs et aux conseillers professionnels des commentaires et des chiffres.




Commentaires et chiffres du jour

Finyear Eco | 11 mars 2015 (n°8 - 12H00) | Actions Européennes : faut-il déjà prendre ses profits ? (Oddo AM)
N°8 - 12H00

Actions Européennes : faut-il déjà prendre ses profits ?

Market View Oddo Asset Management – 10 mars 2015.

Les marchés actions européens affichent une hausse de près de 15% depuis le début de l’année. La tentation est grande pour certains de vouloir prendre leurs profits. Est-ce une bonne idée ? En terme absolu, sans doute.

Toutefois, il existe encore selon nous de solides raisons de penser que ce mouvement haussier va perdurer et qu’il est donc opportun de rester investi voire de revenir sur les actions européennes.

LES PERSPECTIVES DE CROISSANCE ÉCONOMIQUE SONT REVUES A LA HAUSSE

- En zone Euro, les indicateurs avancés d’activité continuent à se redresser grâce aux baisses conjointes du prix du pétrole, des taux long terme et de l’euro et à l’amélioration continue des conditions de crédit – les banques recommencent à prêter car la demande repart. Ces éléments permettent d’anticiper des révisions à la hausse des perspectives de croissance jusqu’à 1.5%.

LES FLUX D’INVESTISSEMENT RESTENT PORTEURS
Concernant les flux d’investissement internationaux, ils se sont massivement portés sur les actions européennes ces derniers mois, et cela devrait continuer : en moyenne, les investisseurs sont encore sous pondérés sur cette classe d’actifs. Ce mouvement continu de flux constitue un véritable soutien à la performance des actions européennes.

LA POLITIQUE MONÉTAIRE DE LA BCE RESTE UN FORT FACTEUR DE SOUTIEN AUX ACTIFS RISQUES

La BCE a entamé ce lundi 9 mars son programme d’achat d’obligations souveraines, alors qu’environ 1/3 de la dette souveraine offre aujourd’hui des rendements négatifs. Dès lors, les investisseurs vont-ils continuer à allouer des capitaux à des actifs dits sans risques qui offrent un rendement négatif ? Un phénomène d’éviction devrait favoriser les actifs à rendement (souverains à maturité longue, high yield et actions à fort dividendes), et les actions cycliques et à forte sensibilité taux (foncières et banques).

LES BÉNÉFICES PAR ACTIONS DES ENTREPRISES EUROPÉENNES SONT REVUS A LA HAUSSE

Avec la confirmation de la reprise en zone Euro, les révisions à la hausse des bénéfices par actions – pour l’instant modestes – devraient enfin pouvoir contribuer à la hausse du marché.

LES FACTEURS D’INCERTITUDE SEMBLENT SOUS CONTRÔLE

- Le problème grec ? Il n’a pas provoqué le séisme attendu, même si tout est loin d’être réglé.
- Une chute trop marquée du pétrole entrainant la faillite d’acteurs du secteur de l’énergie aux États-Unis ? A surveiller mais les prix du pétrole semblent stabilisés sur des niveaux proches de $50 le baril.
- La normalisation de la politique monétaire américaine ? S’il convient de rester vigilant, la FED fait preuve d’une grande prudence pour ne pas casser la croissance américaine voire mondiale avec un timing de durcissement des conditions monétaires inopportun.
- La situation géopolitique globale, notamment en Europe de l’Est ? Un statut quo semble là aussi avoir été trouvé.

Nous avons donc de bonnes raisons de rester aujourd’hui investis en actions européennes sans pour autant lever nos protections.

Par : Nicolas Chaput, CEO & co-CIO Oddo AM / Laurent Denize, CIO Oddo AM.

Les opinions émises dans ce document correspondent aux anticipations de marché de Oddo Asset Management au moment de la publication de document.
Elles sont susceptibles d’évoluer en fonction des conditions de marché et ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité contractuelle de Oddo AM.
Oddo Asset Management - Société de gestion de portefeuille constituée sous la forme d’une société anonyme au capital de 7 500 000€.
Agréée par l’Autorité des Marchés Financiers sous le n°GP 99011 – RCS 340 902 857 Paris.
12, boulevard de la Madeleine – 75440 Paris Cedex 09 France
www.oddoam.com


N°7 - 11H30

Les petits pays de la zone euro s'irritent du nouveau délai accordé à la France

Plusieurs petits pays se voient traités différemment que la France par la Commission européenne.

Y aurait-il deux poids deux mesures en Europe ? C’est ce que plusieurs petits pays ressentent, après l’officialisation mardi 10 mars du nouveau délai de 2 ans accordé à la France pour réduire son déficit.

Paris a désormais jusqu'en 2017 pour respecter la norme européenne, conformément aux recommandations formulées par la Commission européenne le mois dernier.

C'est la troisième fois depuis 2009 que la deuxième puissance économique de la zone euro obtient un sursis.

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N°6 - 10H30

Peregrine & Black: Mid-Morning Market Comment

Good Morning Finyear Readers!

European equities are trading sharply higher this morning extending yesterday’s afternoon rally while receiving an extra boost by comments made by ECB chief Draghi earlier this morning.
Disappointing data out of China where industrial production and retail sales missed expectations are being overshadowed by Draghi’s optimistic take on QE and its effectiveness on boosting inflation and economic growth in the months ahead.
The data calendar is once again on the light side today with traders also keeping an eye on negotiations taking place with Greece regarding additional funds to avoid bankruptcy.
Overall sentiment remains positive whereby pressure might once again will arise out of the US where a combination of a very strong US-Dollar and a potential rate hike as early as June is hurting stocks.
Lower US markets at this stage are unlikely to derail or reverse the rally seen in Europe during the past few days but could very well stifle it or limit the size of the overall advance.

Markus Huber | Senior Sales-Trader/Senior Analyst
Peregrine & Black
www.peregrineblack.com


N°5 - 10H00

Dow and S&P Slump as Fed Hike Speculation Circulates, Rio Tinto Predicts Slump in Iron Ore Production

Asian stocks skidded to a two-month low on Wednesday as nervous markets recoiled on worries about an earlier U.S. interest rate hike, a prospect that sent the Dollar to a 12-year high against the Euro. U.S. stocks dropped on Tuesday, giving the S&P 500 its biggest decline in two months, with rumours circulating that the Federal Reserve may raise rates as soon as June. The Dow collapsed by 332 points to close at 17,662, the S&P500 dropped by 35 points, its biggest daily decline since Jan 5th.

In Currencies, the Euro fetched $1.0689 after touching a 12-year trough of $1.0665. Downward pressure on the Common Currency increased after the European Central Bank kicked of its quantitative easing program and began its bond-buying on Monday. The Dollar was steady at 121.285 Yen, pulled down from an eight-year high of 122.04 scaled overnight as the broad slide in equities favoured the safe-haven Japanese currency. Hit by the Greenback's broad strength and soft Chinese data, the Australian Dollar fell to a six-year low of $0.7588.

U.S. crude was up 1.3% at $48.91 a barrel after falling 3.4 percent the previous day.

Global miner Rio Tinto has announced its expectation that some 85m tonnes of iron ore capacity may be taken out of the world market in 2015 because a price slump has made it too costly to produce, on top of an estimated 125 million tonnes last year. Iron ore dropped below $60 a tonne which makes it very difficult for producers to make margin below that level. Rio’s stock was at 2822p per share in early trade.

David Papier
Market Analyst
ETX Capital, One Broadgate, London EC2M 2QS
www.etxcapital.com


N°4 - 9H00

Les marchés tentent un rebond fragile à l'ouverture

Marchés actions
C’est une nouvelle journée de consolidation qu’ont dû traverser les principales places boursières à travers le monde hier, faute de catalyseurs et dans un climat tendu avec le dossier grec. Wall Street souffre tout particulièrement du dollar qui continue sa progression face à l’euro. Les résultats des entreprises américaines exportatrices pourraient s’en retrouver fortement pénalisés. Le Dax et le CAC 40 ont ainsi abandonné hier 0.71% et 1.12% à 11 500.38 points et 4 881.95, tandis que la correction était plus sévère du côté du Footsie qui rétrograde de 2.52% à 6 702.84, pénalisé notamment par son compartiment énergétique avec la chute du pétrole et par les bancaires. Wall Street voit le Dow Jones perdre 1.85% à 17 662.94 points, le S&P500 1.70% à 2 044.16 points et le Nasdaq 1.67% à 4 859.79 points. On retiendra tout particulièrement que le Dow Jones a complétement effacé ses gains depuis le début de l’année pour afficher un repli dorénavant.

Ce matin, en dépit des pertes enregistrées à Wall Street hier, la Bourse de Tokyo s’adjuge 0.31% à 18 723.52 points, profitant d’un bon chiffre sur les commandes de machines au Japon, qui n’a reculé que de 1.7% contre une baisse de 4% attendue au mois de Janvier.

Après les baisses hier, les principales places européennes pourraient opérer un léger rebond ce matin. Les investisseurs suivront avec attention l’évolution du dossier grec aujourd’hui, alors que les discussions doivent reprendre entre la Grèce et les membres de l’Eurogroupe. Les états membres souhaitent plus de précisions sur l’ébauche des premières mesures proposées par le nouveau gouvernement grec. En parallèle des discussions à Bruxelles, des experts seront envoyés directement à Athènes pour évaluer la situation économique grecque. Cette décision des membres de l’Eurogroupe pourrait être mal vécue par les grecs, car rappelant la fameuse Troïka.

Cette journée sera faible en publications d’indicateurs macroéconomiques avec la production industrielle et manufacturière au Royaume-Uni.

Forex
La monnaie unique européenne continue sa chute face au dollar américain évoluant à près de 9 heures aux encablures des 1.0682$ alors que dans la journée d’hier, la paire phare du marché des devises se négociait au plus haut aux alentours des 1.0846$. C’est dans le sillage d’une remontée anticipée des taux de la Fed que l’euro se déprécie et que le billet vert reprend de la vigueur. En effet, les très bons chiffres de l’emploi américain publiés vendredi dernier ont agréablement surpris les investisseurs qui de fait se retrouvent vendeur d’euros et acheteurs de dollars, faisant baisser en continu depuis la fin de semaine dernière le cours de l’EUR/USD. Le prochain niveau technique reste le dernier plus bas atteint en mars 2003 à 1.0561$. Les investisseurs resteront attentifs ce matin au discours du Président de la BCE, Mario Draghi à 9 heures et de la réunion qui se tient à Bruxelles des membres de l’Union européenne, du FMI et de la BCE concernant le sujet grec et les réformes à venir. Il n’y a pas d’autres nouvelles majeures attendues aujourd’hui, si ce n’est, la situation du budget américain à 19 heures.

Les paires en yen progressent très légèrement ce matin, la devise nippone étant pénalisée par des statistiques en Chine : la production industrielle annuelle chinoise a baissé à 6.8% contre 7.8% attendu par le consensus et les ventes au détail ont reculé également à 10.7% contre un niveau de 11.7% attendu par le consensus. Le dollar contre le yen s’échange ce matin à 121.17 yens, soit en hausse de 0.03% depuis l’ouverture. L’euro gagne du terrain face la devise nippone et de son côté s’échange en-dessous du seuil des 130 yens, aux alentours des 129.54 yens, soit + 0.11% à près de 9 heures.

Matières premières
Les cours du pétrole rebondissent ce matin après une très forte baisse depuis le début de la semaine. Il s’agit d’un mouvement de consolidation avec des achats sur repli assez commun dans ce type de configuration de marché.

Le baril qualité « light Sweet Crude »(WTI) pour une livraison avril gagne 0,99% à 48,78 usd ce matin après la séance asiatique et le baril de Brent de la mer du Nord de même échéance gagne 0,28% à 57,03 usd.

Les fondamentaux du marché restent les mêmes : forte production aux Etats-Unis, pays de l’OPEP qui refusent pour le moment de réduire leur production, dollar en forte hausse après la publication des très bons chiffres de l’emploi publiés la semaine dernier qui pèse sur les échanges de pétrole brut tous libellés en dollar us.

Le marché attend la publication des chiffres hebdomadaires des stocks de brut aux Etats-Unis. Les réserves se situent à leur plus haut niveau depuis août 1982 à 444 millions de barils. Les investisseurs anticipent une hausse de 4,9 millions de barils cette semaine.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


N°3 - 8H30

UBS daily roundup - Foreign exchange frenzies

Paul Donovan daily briefing.

• There is not that much data to distract markets, which raises the real risk of markets reacting to markets reacting to markets. Leading the list of likely catalysts is, of course, the movement of the US dollar in foreign exchange markets.

• Dollar strength creates lower dollar commodity prices, which may bolster consumer confidence (less important) and consumer spending (more important) in the US. The impact on non-commodity export volumes from the US, or import volumes to the US, is minimal, leaving dollar strength a net positive.

• Chinese industrial production was a little weaker than hoped, allowing for the distortions of the lunar new year. Retail sales (also holiday affected) were quite strong, and as the Chinese authorities start to emphasise consumer led growth this is a figure that may require more attention.

• Japan's corporate goods price inflation (PPI under a pseudonym) was uninspiring at 0.5% yoy. The US quarterly services survey is out today – one of those numbers that excites economists but not markets. As ever, economists are in the right, as it has the potential to revise GDP and through that influence policy.

www.ubs.com/investmentbank


N°2 - 7H30

Les rachats d’obligations de la BCE sur le point de débuter

Bulletin hebdomadaire de J.P.Morgan Asset Management - édité par David Shairp, stratégiste - offrant un point sur les marchés financiers et sur l'actualité économique.

Ce mois-ci, un nouveau mastodonte va entrer en scène sur le marché obligataire mondial. Entre mars 2015 et septembre 2016 la Banque centrale européenne (BCE) va acheter chaque mois l’équivalent de 60 milliards EUR d’obligations en zone euro, soit au total 1 080 milliards EUR pour cette période. Les achats d’obligations par les banques centrales, principalement par la BCE et la Banque du Japon (BoJ), devraient porter les bilans des banques centrales de 12,8 % du PIB mondial actuellement à 14,5 % d’ici à fin 2016. Au même moment, la Réserve fédérale américaine (FED) devrait commencer à relever ses taux d’intérêt à partir de mi-2015.

Nous entrons par conséquent dans une phase de dislocation de la politique monétaire, poussée à l’extrême. Elle annonce un aplatissement de la courbe des taux, la persistence de la fermeté du dollar U.S. et un fort impact des taux de change sur les bénéfices des entreprises. L’importance même des achats de la BCE et de la BoJ devrait engendrer des distorsions sur les marchés obligataires européens et japonais, rendant particulièrement délicates les comparaisons directes avec le dispositif de quantitative easing (QE) de la FED. Le mécanisme par lequel fonctionne le QE est également sujet à débat. L’impact sur les agrégats monétaires est certainement tangible ; c’est cependant l’instrument rudimentaire de l’effet de portefeuille et la subtilité de l’influence du QE sur l’appétit pour le risque et sur les anticipations d’inflation qui sont peut-être des canaux plus puissants.

Le premier point de discussion est de déterminer si le QE de la BCE va pousser les rendements à la hausse ou à la baisse. Il est généralement admis que le QE de la FED a poussé les rendements à la hausse, non à la baisse. Cela a été du moins le cas pour le QE1 et le QE2 mais, pour les dispositifs qui ont suivi (opération Twist et QE3), les rendements n’ont pas progressé da façon importante au cours des six mois qui ont suivi le début du stimulus. Ailleurs, l’expérience du Japon, particulièrement après la dernière phase de QE de la BoJ en novembre 2014, a été accompagnée d’une chute des rendements des obligations d’Etat japonaises (JGB).

Comment s’expliquent donc ces différences et à quoi devons-nous nous attendre lorsque la BCE va commencer à acheter des obligations ? L’ampleur même des achats doit être prise en compte. La BCE est prête à acheter 60 % de l’offre brute de la zone euro. A l’inverse, la BoJ achète 120 % de l’offre brute de JGB (obligations d’Etat japonaises), et la Réserve fédérale a acheté en moyenne 32 % de l’offre brute de bons du Trésor américain au cours de ses quatre phases de QE (non compris la période de tapering). Cela explique-t-il pourquoi le QE de la FED a semblé faire progresser les rendements alors que le QE de la BoJ a provoqué l’évolution inverse ? Pas entièrement.

Une proportion plus importante des émissions brutes des Etats-Unis a été achetée dans le cadre du QE2 de la FED (55%) que dans celui de l’opération Twist et du QE3 (25%) ; pourtant, les rendements américains (U.S.) ont progressé sous le QE2 et sont restés largement inchangés au cours des six premiers mois de l’opération Twist et du QE3. A notre avis, la raison de cette différence se résume à un changement de tonalité des commentaires dans la mesure où le marché a vu le QE en action. Au cours des premières phases, en 2009 et 2010, une inquiétude est apparue sur le fait que le QE alimenterait l’inflation. Aujourd’hui la crainte que le QE n’empêchera pas la déflation subsiste. Mario Draghi a adopté un ton grandiloquent jeudi dernier à Chypre, en portant la prévision de croissance pour la zone euro à 2 % et celle de l’inflation à 1,8% d’ici à 2017.

Cependant, ces estimations intègrent l’effet du QE de la BCE et supposent une hausse des prix du pétrole en ligne avec la courbe des contrats futures. Pour être clair, nous sommes optimistes sur les perspectives de la zone euro mais, du fait que les prévisions d’inflation de la BCE pour la zone euro au cours de ces dernières années ont été largement supérieures aux chiffres réels, le marché pourrait mettre un certain temps avant d’accepter pleinement les projections de Draghi.

Le mouvement des prix sur les courbes de taux obligataires après la conférence de presse a donné une nouvelle indication sur le sentiment du marché. Les courbes de taux core se sont nettement aplaties lorsqu’il est devenu clair que la limite de moins 20 points de base (- 20 pb), en dessous de laquelle la BCE n’achèterait pas du papier à rendement négatif, les contraindraient à acheter des obligations souveraines de maturité plus longue ou plus risquées. Dans l’ensemble, il est vraisemblable que mécaniquement l’ampleur des achats par la banque centrale aura une incidence sur la destination de la quête de rendement, mais à plus long terme, ce sont les anticipations de croissance et d’inflation qui compteront le plus.

Les achats de la BCE vont submerger l’offre nette de titres souverains en zone euro en 2015 avec quelques points de rétrécissement apparaissant au cours de l’été. Si l’expérience du QE de la BoJ peut servir de référence, la BCE trouvera des vendeurs consentants au cours des deux premiers mois de son programme. Mais ce filon spécifique une fois épuisé, convaincre les détenteurs plus structurels de céder leurs titres pourrait se révéler plus difficile. Depuis mars 2013, la détention de JGB par la BoJ a progressé de près de 75 %, quoique au cours de cette même période les fonds de pension et les compagnies d’assurance ne se sont dessaisies que de 6% de leurs positions. Il est plausible qu’en Europe nous assistions à une évolution similaire, les gestionnaires de portefeuilles réglementés étant tenus de détenir une forte proportion d’obligations. La présence d’un acheteur prééminent, insensible aux prix, absorbant insatiablement l’offre de titres souverains pose la question de déterminer si les gestionnaires de portefeuilles réglementés sont capables de remplacer les obligations cédées à la BCE. Paradoxalement, si la BCE fait baisser les rendements, ces détenteurs pourraient de nouveau être dissuadés de se séparer de leurs titres obligataires. Dans la mesure où les banques et les assureurs comptent pour plus de 50 % parmi les détenteurs sur le marché du Bund, ceci pose un véritable problème.

Mais, si la toute puissance de la BCE n’est pas à même de convaincre les détenteurs de se séparer de leurs titres, qui en sera capable ? Nous estimons que les perspectives de croissance et d’inflation seront en mesure de le faire. Nous sommes optimistes sur la croissance européenne qui pourrait surprendre positivement en 2015, mais au même moment, nous redoutons une éventuelle mauvaise surprise provenant des statistiques d’inflation. L’opinion de Mario Draghi selon laquelle l’inflation en zone euro va rebondir suppose que les prix du pétrole se comportent correctement. Toutefois, les fondamentaux restent faibles : les capacités de stockage terrestre des Etats-Unis se raréfient et, avec un WTI (West Texas Intermediate) à 50 USD le baril, on ne s’attend pas à un recul de la production, même si la croissance de la production est en baisse. D’ici à fin 2015, la combinaison de la croissance de la demande et d’un effet de base devrait permettre d’assister à une tendance haussière progressive des prix du pétrole – et à son tour de l’inflation. Mais, au cours des mois qui viennent, les risques de baisse subsistent pour ces deux éléments.

Au total, au début du programme de QE, nous devrions voir les rendements rester faibles ou même baisser, compte tenu de l’ampleur des achats de la BCE. Il devrait en résulter un aplatissement des courbes de taux sur les marchés obligataires du G4, probablement accentué aux Etats-Unis par la hausse des taux de la Réserve fédérale. Mais, si le marché commence à déceler des signes indiquant que les risques de déflation reculent réellement au fur et à mesure que l’année avance, les rendements en zone euro pourraient alors commencer à progresser au cours du second semestre 2015.

Réflexions diverses :

Mario Draghi nous a déclaré jeudi que, si la BCE peut acheter des obligations présentant un rendement nominal négatif, elle n’achètera pas d’obligations au rendement inférieur au taux de dépôt de la BCE, qui se situe à -20 pb. Ainsi, qu’est-ce que cela exclut ? Les rendements souverains agrégés de la zone euro sont négatifs jusqu’à six ans, ce qui signifie qu’environ 30 % des obligations de la zone euro sont en territoire négatif.

Pour ce qui concerne les prévisions de PIB, le Royaume-Uni pourrait être pardonné de son arrogance par rapport à ses homologues de la zone euro, dans la mesure où le consensus estime la croissance de ce pays à 2,6 % en 2015 alors que les anticipations de croissance pour la zone euro peinent encore à rattraper le chiffre de 1,2 % cité par Draghi. Pourtant, sur le plan des coûts d’emprunts les choses ne se présentent pas de la même façon. On sera peu surpris d’apprendre que les Gilts (obligations d’Etat britanniques) à 10 ans rapportent 130 pb de plus que les Bunds ; mais, à court terme, la Slovénie bénéficie de taux à deux ans négatifs alors que le Royaume-Uni peine à emprunter à 50 pb.

Document produit par l’équipe Global Strategy Team au sein de AMS-GMAG.


N°1 - 7H00

France : en janvier 2015, la production manufacturière est quasi stable (-0,1 %)

Toutes les données sont corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables (CVS-CJO).

En janvier 2015, la production de l’industrie manufacturière en volume est quasi stable (–0,1 %) après une hausse en décembre 2014 (+1,1 %). La production de l’ensemble de l’industrie continue de progresser (+0,4 %), mais plus modérément qu’en décembre (+1,4 %).

La production manufacturière des trois derniers mois augmente légèrement (+0,2 %)

Au cours des trois derniers mois, la production croît légèrement dans l’industrie manufacturière (+0,2 %) comme dans l’ensemble de l’industrie (+0,2 %).

Sur cette période, la production progresse dans les autres produits industriels (+0,5 %), dans les industries extractives, énergie, eau (+0,9 %), dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (+0,5 %), ainsi que dans la cokéfaction et raffinage (+0,9 %). En revanche, elle diminue nettement dans les matériels de transport (–1,6 %) et plus modérément dans les industries agricoles et alimentaires (–0,3 %).

Sur un an, la production manufacturière se contracte (–0,7 %)

Dans l’industrie manufacturière, la production des trois derniers mois diminue par rapport aux mêmes trois mois de l’année précédente (–0,7 %). Elle baisse de façon un peu plus marquée dans l’ensemble de l’industrie (–0,9 %).

Sur cette période, la production baisse nettement dans les industries extractives, énergie, eau (–1,7 %), dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (–1,9 %), dans les matériels de transport (–1,9 %), dans les autres produits industriels (–0,2 %) et dans les industries agricoles et alimentaires (–1,1 %).

En revanche, elle croît très fortement dans la cokéfaction et raffinage (+7,8 %).

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Corporate Finance : commentaires du jour

L'actu Corporate Finance par FinActu:

- Edmond de Rothschild Investment Partners investit dans Eurogiciel 10/03/2015
- Equistone signe l’acquisition d’Averys auprès de LBO France 10/03/2015
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- Greenbriar Equity devient l’actionnaire majoritaire de WFCI 09/03/2015
- Grant Thornton annonce le rachat de CODISconseils 09/03/2015

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TAUX D'INTERET LEGAL

L'ordonnance du 20 août 2014 (n°2014-947) a introduit deux taux différents, l'un s'appliquant aux créanciers personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, l'autre "pour tous les autres cas".

Le gouvernement a également instauré un calcul semestriel du taux légal calculé "en fonction du taux directeur de la Banque centrale européenne sur les opérations principales de refinancement et des taux pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement".

Comme prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 20 août 2014, les deux nouveaux taux ont été fixés par arrêté pour leur entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015.

L'arrêté du 23 décembre 2014 publié au JO le 27 décembre 2014 indique ainsi que :
"Pour le premier semestre 2015, le taux de l'intérêt légal est fixé :
1° Pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels : à 4,06% ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,93%."


Rappelons que :
- En 2014, il était de 0,04%
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Mercredi 11 Mars 2015
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