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Déclin de la compétitivité des entreprises chinoises


Selon une enquête du cabinet Booz Allen Hamilton et de la Chambre de Commerce Américaine de Shangai, les entreprises chinoises ne seraient plus aussi compétitives sur la scène internationale. La Chine tendrait à se faire dépasser par d’autres pays émergents tels que le Vietnam et l’Inde.




La première étude annuelle menée par le Cabinet de Conseil en stratégie Booz Allen Hamilton en partenariat avec l’Amcham de Shangai intitulée « China Manufacturing Competitiveness 2007-2008 » révèle une diminution relative de la compétitivité de la Chine.

- Plus de la moitié (54%) des entreprises sondées estiment que la Chine est en train de perdre sa compétitivité par rapport aux autres pays à faible coût. 7 entreprises interrogées sur 10 citent la hausse du yuan comme un facteur majeur de ce déclin. L’inflation salariale étant quant à elle citée par 52% d’entre elles : les salaires des cadres et des ouvriers ont enregistré une progression respective de 9,1% et 7,6%. La fidélisation du personnel constitue également une préoccupation majeure : 33% des entreprises citent ce facteur pour expliquer la perte de compétitivité.

En outre, la Chine connaît une augmentation de ses coûts et accuse un retard par rapport aux normes internationales sur de nombreux aspects opérationnels, en particulier dans les domaines des infrastructures logistiques, de l’environnement commercial, de l’accès aux technologies et de la protection de la propriété intellectuelle.

- Les nouvelles usines chinoises n’ont pas saisi l’opportunité de mettre en place dès l’origine des process et des cultures de production performantes et fiables (du type Lean Manufacturing) mais ce sont uniquement concentrées sur des adaptations superficielles. Cela représente un véritable problème pour les entreprises chinoises en terme de qualité des produits et de la production- Dans le futur, cette situation risque de nuire à la compétitivité des entreprises chinoises.

- Une gestion opérationnelle rigoureuse est un facteur clé de succès pour les entreprises implantées en Chine. L’étude révèle que 3 entreprises sur 4 n’ont pas doté leurs activités en Chine des meilleures pratiques opérationnelles nécessaires. Par exemple, seules 11 % disposent de progiciels ERP. Un nombre encore plus restreint d’entreprises (seulement 7 %) déclarait avoir déployé des outils et des processus d’inventaire tandis que 4 % avaient mis en place une gestion du risque de la chaîne d’approvisionnement.

- Une forte attractivité du Vietnam et de l’Inde : près d’1 entreprise sondée sur 5 (17%) déclare avoir des projets de délocalisation d’une partie au moins de ses activités en Chine vers d’autres pays. Bien que 88 % de ces entreprises expliquent avoir initialement choisi la Chine pour ses faibles coûts de main d’œuvre, elles se montrent de plus en plus attirées par des pays offrant des coûts de main d’œuvre et des environnements fiscaux plus avantageux.
Pour 63% d’entre elles, le Vietnam semble représenter la première alternative à la Chine suivie de l’Inde pour 37 % .

- Cependant, la majorité des entreprises reste malgré tout en Chine : en dépit de la hausse des coûts de fabrication, 83% des entreprises déclarent envisager de maintenir leurs opérations dans ce pays. La taille du marché intérieur a été cité par 78 % des entreprises interrogées comme principale motivation à la préservation du statu quo, tandis que 39 % expliquaient qu’elles ne souhaitaient pas se lancer dans la mise en place d’une nouvelle chaîne d’approvisionnement.

- Par ailleurs, les entreprises industrielles qui poursuivent une double stratégie en tirant parti à la fois du faible coût de sa main d’œuvre et du potentiel que représente son marché intérieur dégagent des bénéfices nettement supérieurs aux entreprises qui ne poursuivent qu’un seul de ces objectifs.

En effet, les entreprises qui adoptent une double stratégie, associant politique d’approvisionnement et objectifs commerciaux, dégagent une rentabilité moyenne supérieure des deux tiers (29,6 % contre 17,8 %) par rapport aux entreprises qui ne se concentrent que sur un seul objectif.

- Toutefois, malgré le potentiel économique que peut représenter une telle approche, seule 1 entreprise sur 4 engage, à côté de ses activités de fabrication et d’approvisionnement, une politique d’expansion commerciale sur le marché chinois.

« La politique industrielle appliquée en Chine par de nombreuses multinationales étrangères au cours des récentes décennies doit être entièrement revue », estime Kai Grichnik, Vice-Président de Booz Allen. « La structure de coûts et la compétitivité monétaire de la Chine ont évolué, obligeant les entreprises à revoir la façon dont elles structurent leurs opérations en Chine et à reconsidérer la place de la Chine dans leur stratégie globale. En outre, la Chine s’impose de plus en plus comme une source d’innovation incontournable, tant sur le plan des produits que sur celui des modèles d’entreprise. La mondialisation a fait son œuvre et le rôle de la Chine a changé ».

Méthodologie de l’étude
Booz Allen et la Chambre de commerce américaine de Shanghai ont interrogé 66 entreprises industrielles sous contrôle étranger ou à capitaux étrangers présentes en Chine, représentant plus de 10% des 600 entreprises membres du Manufacturers’ Business Council à Shangai. Concernant les méthodes employées, l’étude s’est appuyée sur des questionnaires en ligne, visites d’établissement et entretiens approfondis.
Les entreprises sondées sont présentes dans les secteurs des biens de consommation, des produits industriels, de la santé et des matières premières. L’étude a été menée entre les mois de septembre
et novembre 2007. 30% des entreprises interrogées disposent de d’au moins deux implantations en Chine : bureaux de représentation, sièges régionaux ou mondiaux, centres de R&D …

A propos de Booz Allen Hamilton
Fondé en 1914, Booz Allen Hamilton est aujourd’hui l’un des leaders du conseil de Direction Générale des sociétés industrielles, financières et de services. Nous travaillons également avec les institutions internationales et les organismes gouvernementaux du monde entier. Depuis plus de 90 ans, notre objectif est d’aider nos clients à réussir. Si la nature de notre travail varie en fonction des missions qui nous sont confiées, notre principal souci reste constant : associer stratégie et technologie, réflexion et action, pour générer en étroite collaboration avec nos clients, des résultats immédiats, tangibles et durables.
Avec 19 000 employés sur 6 continents, Booz Allen génère un chiffre d’affaire de 4 milliards de dollars.
www.boozallen.com

Pour découvrir notre capital intellectuel www.strategy-business.com, le site Web du magazine strategy+business, une revue trimestrielle sponsorisée par Booz Allen.

A propos d’AmCham Shanghai
AmCham Shanghai est la plus importante chambre de commerce américaine et celle qui connaît la plus forte croissance dans la région Asie-Pacifique avec plus de 3 700 membres, dont 1 700 grandes entreprises. La Chambre organise plus de 250 événements par an et inclut 22 comités industriels actifs. L’AmCham Shanghai a pour mission de créer un meilleur environnement commercial pour les entreprises américaines et de contribuer au développement économique général de la Chine.
www.amcham-shanghai.org

Mercredi 26 Mars 2008
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