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Dans la tourmente, le capital risque se dégonfle


Les temps sont durs dans le monde du capital risque. La National Venture Capital Association (l’association américaine des capitaux risqueurs¹) a publié récemment les statistiques du capital risque aux Etats Unis pour le premier trimestre 2009. Les chiffres sont éloquents.




Dans la tourmente, le capital risque se dégonfle
Durant le premier trimestre 2009, seulement 40 fonds d’investissements ont levé des capitaux pour un montant de 4,3 milliards de $. Ce chiffre est le plus bas enregistré par la NVCA depuis le troisième trimestre 2003.

Les fonds de capital risque américains n’ont investi que 3 milliards de $ au premier trimestre 2009. Avec seulement 549 opérations d’investissement réalisées dans le trimestre, l’activité de capital risque a baissé de moitié (47%) en valeur et de plus d’un tiers (37%) en volume par rapport au dernier trimestre 2008 qui était déjà en baisse. Ce premier trimestre 2009 est le plus bas depuis 1997.

Ces mauvais chiffres s’expliquent sans doute par la méfiance générale des investisseurs. Les temps ne sont pas à la prise de risque … car tout investissement est aujourd’hui risqué. Ces derniers mois, les fonds de capital risque se sont avant tout préoccupé de la santé de leurs jeunes pousses. Comme l’avait déjà publié² le fond d’investissement Sequoia Ventures en octobre dernier, l’heure est aux réductions de coûts (« Cuts are a must »). Les startups doivent de toute urgence générer du cashflow positif et oublier le bon temps du « cash buruning ». Ici plus qu’ailleurs, « Cash is king » au point qu’il est conseillé de « dépenser chaque dollar comme si c’était le dernier ».

La situation américaine est sensiblement différente de la situation française. En effet, les FCPI offrent des avantages fiscaux non négligeables pour les particuliers exposés à l’ISF. Pour autant, le risque reste entier et il convient de sélectionner avec précaution les projets sur lesquels investir, une précaution difficile à prendre en tant que simple investisseur d’un fond de plusieurs milliards.

Le capital risque a sans aucun doute encore un brillant avenir devant lui pour financer les projets dont le monde a besoin pour se renouveler. Cependant, l’investisseur prudent et avisé, aura peut être à cœur de s’en écarter pour le moment.

En matière de placement, le manque de visibilité à moyen et court terme contraint actuellement bon nombre de particuliers à la prudence et au court terme. Après avoir rempli ses livrets familiaux et réalisé quelques placements de bon père de famille, il n’est pas sans intérêt de travailler son trading !

[1] www.nvca.org
[2] www.techcrunch.com/2008/10/10/sequoia-capitals-56-slide-powerpoint-presentation-of-doom

Dans la tourmente, le capital risque se dégonfle
Pierre-Antoine DUSOULIER, Président de Saxo Banque
www.saxobanque.fr

Mercredi 29 Avril 2009
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