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Comment bien solliciter l’OSEO pour le financement de son innovation ?


Si l’on doit définir l’innovation comme une transformation c’est celle qui change la connaissance en revenu. Or nul ne peut acquérir une connaissance à forte valeur ajoutée sans moyen et donc sans ressources financières. Un paradoxe qu’OSEO tend à corriger grâce à un éventail d’aides à l’innovation pour nos entrepreneurs.




Quelles sont les bonnes pratiques à adopter lors d’une demande auprès de l’OSEO ?
Voici quelques éléments de réponse !

Le bon besoin au bon moment

Obtenir des aides auprès d’OSEO est une démarche qui engage l’entrepreneur. Au terme innovation est associé la notion de croissance mais aussi celui de risque. L’innovation ne s’improvise pas, elle s’accompagne. Autrement dit, il faut se préparer à l’accueillir. En aucun cas il ne s’agira d’aborder l’OSEO avec une attitude opportuniste, parce que dit-on : « Il y a de l’argent publique à ramasser ».

Le besoin doit alors naître d’une véritable volonté d’innover plutôt que de financer. On retrouve deux catégories d’entreprises parmi celles qui ont fait le choix d’innover. Les start-ups pour qui l’innovation est la raison de leur création et les PMEs matures ayant compris que l’innovation était un enjeu majeur à leur survie.

OSEO propose des aides adaptées pour ces deux cas de figure aussi bien sous forme de concours que sur simple évaluation du projet.

Par exemple, le concours annuel est réservé aux porteurs de projet ainsi qu’aux jeunes start-ups. Les prix, reçus sous forme de subventions, varient de 45 000 € à 450 000 € avec pour les statistiques de 2008, 1 lauréat pour 7 dossiers reçus. A noter que toutes les avances d’OSEO sont conditionnées à une garantie en capitaux avec 1:1 comme ratio de référence. Bien heureusement, le montant des aides peut être étalé sur plusieurs années aux mêmes conditions.

Du fait de l’organisation régionale d’OSEO, le budget annuel est réparti entre les régions. Compte tenu du potentiel technologique plus fort chez les unes que chez les autres, les budgets ne sont pas consommés à la même vitesse et certaines régions se retrouvent à sec plus tôt dans l’année. Il est donc préférable de faire une demande en début d’année chez ces dernières.

Les étapes sur la route de la réussite

La première question à se poser avant de faire sa demande à OSEO est la suivante : « Suis-je prêt à démarrer mon projet d’innovation si l’on m’en donne les moyens ? ». Il s’agit de libérer du temps pour anticiper l’augmentation du volume de travail et les imprévus… A prévoir. Une question loin d’être anodine notamment pour le management. Si j’embauche, qui va manager les nouvelles ressources ?

Une fois votre demande reçue par l’OSEO, l’évaluation de votre projet se fait en plusieurs étapes :
La première est de valider l’éligibilité de votre demande et le sérieux de votre projet. Pour cela, il vous est demandé de renseigner la situation de votre entreprise par des justificatifs ainsi que de remplir une trame en vue de préciser les composantes technologiques, marché, opérationnelles et comptables de votre projet. Il est conseillé d’effectuer ce travail en amont de votre demande et de le formaliser sous forme d’un business plan, document pilier pour toute obtention de financement.
Une fois l’interlocuteur conquis par votre ambition et votre réalisme, vous serez soumis à une étude de faisabilité technique de votre innovation auprès d’un expert indépendant et de la direction régionale. Ce dernier obstacle surmonté, vous commencerez à recevoir les aides et obtiendrez la qualification indispensable pour solliciter les FCPI.

Plus qu’un simple financement

En effet, au-delà des considérations financières, une aide OSEO vous apporte du crédit auprès des investisseurs privés. Car oui, même si OSEO accompagne à différents stades du développement sa finalité n’est pas de financer l’activité de l’entreprise ad vitam aeternam.

Certains diront : « OSEO ne m’a pas donné assez » alors que « mon projet ne m’a pas amené la croissance que j’attendais » serait en réalité plus juste. C’est pourquoi, une démarche OSEO réussie n’est pas un achèvement mais un commencement.

C’est celui d’une course aux financements dont on ne voit pas la fin. C’est pourquoi, vous devez dès vos premières démarches prendre conscience que la recherche de financements est une activité qui prend du temps et qu’il faut la structurer au plus tôt. Cela peut se faire en consacrant une ressource interne à temps partiel ou bien en externalisant le pilotage des missions. Quoiqu’il en soit, cette activité ne doit pas se faire au détriment de votre objectif premier qui est de trouver votre place sur un marché et de jouer avec le modèle économique le plus profitable. Dès que possible votre activité se doit d’être rentable par elle-même, ne l’oubliez pas !

Ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire :

A faire
- Afficher ambition et réalisme
- Avancer des éléments factuels de succès (partenariat en cours, promesse d’achat, contact stratégique…)
- S’assurer que la dynamique des prévisions financières est cohérente
- Mettre en avant ROI et nouvelles embauches
- Etre ferme sur le marché, rester souple sur l’opérationnel

A ne pas faire
- Substituer les apports en financements à l’autofinancement
- Adopter une approche uniquement technophile
- Ignorer l’existant et les menaces induites
- Vouloir être à la fois CEO, CTO et CFO
- Relayer au second plan le suivi du dossier une fois la démarche engagée

Par Damien Espinasse, Consultant chez KOANS

A propos de Koans
KOANS est une société de conseil, d’accompagnement et de formation au service de l’innovation. KOANS intervient sur les marchés des technologies de l’information, de l’ingénierie du vivant et des écotechnologies. Véritable coach pour les entreprises innovantes, KOANS leur apporte une expertise approfondie des quatre dimensions clés de leur développement : Financement (certification OSEO), Technologies, Management et Stratégie, Business Development et Marketing. Dans chacun de ces domaines, KOANS accompagne les entreprises innovantes sur la durée, dans les phases de conseil, de réalisation et de transfert des savoirs-faire et des savoirs-être.
La société tire son nom et sa philosophie d’une pratique de méditation Zen. Le Koan est une énigme conçue pour faire réfléchir en dehors des sentiers battus. KOANS concrétise au quotidien cette approche par la pluridisciplinarité de ses équipes et sa volonté d’ouverture aux différentes cultures et modes de pensée, - tous les collaborateurs sont polyglottes et disposent d’une forte expérience internationale dans des domaines aussi variés que l’audit financier, le conseil en stratégie, le management commercial, l’expertise technologique… –
Depuis sa création en 2004, KOANS a accompagné plus d’une vingtaine de sociétés de toute taille, dans leur développement en France ou leur expansion à l’international et présente des références telles que Active Circle (leader du logiciel de stockage), Broadvision (leader du logiciel ebusiness et ecommerce), DemandTec, La Poste, Les Haras Nationaux, Notocord (leader en matière de logiciel d’analyse pharmacologique), Oséo Anvar, Pierre Hermé (pâtisserie haut de gamme), RC Lux (leader dans le traitement de l’eau par ultra-violet), Zikpot (acteur innovant dans la bourse musicale).

www.koans.fr

Dimanche 20 Septembre 2009
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