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Alerte au Venezuela





Alerte au Venezuela
La situation financière du Venezuela, aggravée par la correction boursière du mois d’août, se complique. La première semaine de septembre, les taux d’intérêt au jour le jour ont flambé. Un phénomène aggravé par une émission obligataire de l’Etat vénézuélien, qui a contribué à assécher un marché déjà en manque de liquidités.

Ce phénomène constitue la confirmation des inquiétudes que nous mentionnions dans l’alerte émergente du 20 août 2007 : la crise boursière frappe en premier lieu les pays émergents dans lesquels la gouvernance macroéconomique est déficiente. C’est typiquement le cas du Venezuela, alors même que l’Etat dirigé par Hugo Chavez devient de plus en plus interventionnistes (les télécommunications et l’électricité sont en attente de nationalisation) et totalitaire, ce qui
empêche les analystes critiques de la politique économique menée de se faire entendre.

La politique fiscale est excessivement expansionniste. Ainsi, alors que la croissance du PIB s’est établie à 8,9% au deuxième trimestre, après 9,1% au deuxième trimestre, le déficit public devrait s’élever cette année à plus de 4% du PIB (après 3,7% en 2006). Conséquence de cette politique redistributive laxiste (permise jusqu’à maintenant par la rente pétrolière) : l’inflation reste l’une des plus élevée dans les pays émergents, à plus de 15%. Une situation qui ne risque pas de changer, puisque Chavez vient d’annoncer la réforme mettant fin à l’autonomie de la banque centrale.

Alerte au Venezuela
L’augmentation du prix du pétrole n’empêche pas l’excédent commercial de se réduire à vue d’oeil, en raison de la perte de compétitivité du pays. Une situation aggravée par un manque de productivité patent (en particulier en raison de l’incitation décroissante qu’ont les étrangers à
investir au Venezuela). D’ailleurs, les réserves de change du pays fondent rapidement. De près de 30 milliards de dollars fin 2006, elles sont tombées à 16,8 milliards de dollars en juin dernier.

Cette perte de compétitivité n’est peut-être pas tout à fait étrangère au fait que le Venezuela traîne des pieds quant à son intégration dans le Mercosur. Hugo Chavez n’a pas participé au sommet de juillet, « retenu » en Russie et en Iran.

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Nicolas Bouzou Nicolas Bouzou - Gérant de ASTERES (Analyses et Prévisions Economiques)
nbouzou@asteres.fr
www.asteres.fr


Mercredi 12 Septembre 2007
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1.Posté par J.P. Aguerre le 16/09/2007 19:27 | Alerter
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Présentation bien singulière même dans les canons d'une analyse orthodoxe. L'économie est une science sérieuse et passionnante...à condition d'en maîtriser les fondements. Ce n'est malheureusement pas ce qui transparaît dans cette fiction d'analyse économique qui nous renseigne surtout sur les fantasmes idéologiques de son rédacteur. Monsieur Bouzou, le Venezuela est un pays complexe qui expérimente un type de politique économique qui ne cadre pas manifestement pas avec vos schémas d'analyse. La politique redistributive laxiste - l'expression est pour le moins surprenante - soulage l'urgence dans un pays où les écarts sociaux sont considérables. Cher Monsieur Bouzon mon pays est en effet un pays complexe et si d'aventure un jour vous voulez bien quitter vos statistiques pour simplement venir voir les effets de cette politique redistributive, il existe de nombreux programmes à votre disposition et pour vous convaincre qu'il reste encore beaucoup à faire "grâce à la rente pétrolière venez découvrir les ranchitos qui datent du temps ou aucune politique redistributive n'avait cours. Enfin, pour revenir aux problèmes macroéconomiques du Venezuela, puisqu'ils semblent particulièrement vous intéresser laissez-moi vous poser une question: comment expliqueriez-vous (en ayant cette fois-ci pris la peine de vérifier vos informations avec un peu plus de sérieux) la baisse des réserves de change du pays?

2.Posté par Nicolas Bouzou le 17/09/2007 18:12 | Alerter
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Cher Monsieur, partout dans le monde, le développement économique est
la résultante de 3 forces : stabilisation macroéconomique
(c'est-à-dire réduction du déficit budgétaire et donc de l'inflation
dans un contexte d'indépendance de la banque centrale), réformes
structurelles (privatisations et débureaucratisation) et programmes
sociaux (bourses éducatives, programmes publics de lutte contra la
pauvreté). A l'heure actuelle, la politique économique menée par le
Venezuela ne répond pas à ces trois conditions. Ce qui transparaît en
particulier dans des chiffres d'inflation, nettement plus mauvais que
dans la moyenne des pays émergents.




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