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bfinance publie les résultats de son étude sur le sentiment des investisseurs et des gérants sur les frais de gestion


Selon une enquête conduite par bfinance, cabinet de conseil indépendant en sélection de gérants, auprès de fonds de pension et de gérants de fonds alternatifs basés en Europe et en Amérique du Nord, les investisseurs seraient enclins à allouer davantage aux stratégies actives et "high alpha", mais revendiquent une baisse des frais de gestion.




Muriel Nahmias, Senior Director en charge du pôle Etudes et Publications commente, " Les résultats croisés de nos deux sondages montrent que les investisseurs institutionnels jugent les frais de gestion trop élevés et estiment qu’ils doivent baisser. Une majorité de gérants alternatifs sont d’accord en partie et sous certaines conditions relatives à la liquidité notamment ".

Les investisseurs institutionnels se montrent satisfaits à plus de 90 % du rapport qualité / prix des gestions passives actions et obligations. Mais ce taux de satisfaction se dégrade ensuite progressivement pour les autres grandes classes d’actifs jusqu’à atteindre 40 % pour la multigestion alternative et 14 % pour les mandats d’allocation tactique globale (GTAA). Les fonds de pension réclament désormais une remise à plat du niveau des commissions versées sur les gestions "high alpha" sur lesquelles ils souhaitent augmenter leur allocation, mais, pourtant seulement 44 % des gérants alternatifs interrogés pensent que la structure standard de frais "2+20" ne survivra pas à la crise financière.

Dans le détail, les revendications des fonds de pension concernent tous les types de frais. Mais s’il faut établir un classement, les répondants votent en premier pour l’abaissement des commissions de base. Ils souhaitent ensuite renégocier à la hausse le niveau à partir duquel les commissions de bfinance Surveys Investor and Manager Sentiment on Fees and Performance 2/3 performance s’appliquent (hurdle rates). Enfin, le troisième angle d’attaque concerne les frais annexes, ce qui semble signifier que les investisseurs critiquent l’opacité des coûts. En outre, 65% des investisseurs souhaiteraient que les commissions de performance soient calculées sur 4 ou 5 ans.

"Notre étude montre clairement que les investisseurs institutionnels sont encore prêts à payer pour rémunérer la performance et le talent à long terme, et non plus le beta et la “chance” de court terme" commente Muriel Nahmias.

Pour leur part, les spécialistes de la multigestion alternative interrogés par bfinance s’attendent à devoir réduire le niveau des commissions fixes. Celles-ci pourraient baisser de 17 % et revenir dans une fourchette de 90-100 pb (contre 100-120 pb aujourd’hui), selon un consensus médian formé par les 28 sociétés de gestion participantes au sondage. Dans le même temps, le niveau des commissions de performance chuterait d’un quart pour se situer à 10-15 % (contre une norme actuelle comprise entre 15 et 20 %).

Les gérants souhaitent en majorité négocier des périodes de blocage (lock up) plus longues en échange d’une baisse des commissions fixes de gestion : 68 % pour un blocage de 2 ans et 79 % pour une immobilisation de 3 ans. En revanche, ils ne souhaitent pas lier ces discussions sur la liquidité aux commissions de surperformance. De leur côté, 45 % des fonds de pension seraient prêts à accepter des périodes de blocage en échange d’une réduction des commissions, à condition que le rabais se monte au moins à 10 % par année d’immobilisation.

www.bfinance.fr

Mercredi 4 Février 2009
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