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Virtualisation et adoption du cloud en France et dans le monde


Selon la dernière étude Symantec, la généralisation de la virtualisation et des clouds privés fait apparaître de nouvelles difficultés. L’étude dévoile un décalage entre les objectifs des projets et la réalité ; une collaboration plus étroite au sein des entreprises s’avère nécessaire.




Symantec Corp. présente les conclusions de son étude 2011 sur la virtualisation et l’adoption du cloud. Cette étude avait pour objet d’examiner la manière dont les entreprises prévoient de transférer leurs projets critiques dans des environnements de cloud computing virtuels et hybrides. L’enquête portait sur des thèmes tels que la virtualisation des serveurs, des clients et du stockage, le stockage « as a service », et les technologies de cloud hybride/privée. Les résultats révèlent que les attentes des entreprises qui déploient ces solutions sont en décalage par rapport à la réalité. Les dirigeants d’entreprises et les directeurs financiers s’inquiètent du transfert d’applications stratégiques dans des environnements virtuels ou de cloud pour des raisons de fiabilité, de sécurité, de disponibilité et de performance. L’enquête a été réalisée auprès de plus de 3700 personnes dans 35 pays dans le monde.

« Le cloud computing représente une évolution majeure dans le monde informatique car il s’agit de remplacer la distribution informatique traditionnelle par un modèle de fournisseur de service. L’évolution vers le cloud est complexe pour beaucoup d’entreprises et il est essentiel que les départements informatiques et les cadres dirigeants soient bien en phase dans leurs projets », a déclaré John Magee, vice-président, Virtualization and Cloud Solutions de Symantec. « La virtualisation constitue un levier pour les clouds privés et hybrides. Notre enquête montre qu’il est primordial de planifier une évolution cohérente pour bénéficier de tous les avantages de simplicité, de coût et d’efficacité que peuvent offrir ces environnements. »

Les écarts entre les attentes et la réalité reflètent l’évolution du marché
L’adoption de la virtualisation des serveurs se généralise et plus de 71 % des entreprises envisagent de déployer des clouds privés et hybrides. Parmi les technologies examinées dans l’enquête, la virtualisation des serveurs et celle du stockage sont les plus avancées : elles sont respectivement mises en œuvre par 41 et 43 % des entreprises. La virtualisation du endpoint est la moins répandue, avec 33% ; alors que dans le monde c’est le « stockage as a service » qui semble être le moins mature avec avec un taux d’adoption de 36 %.

Les premiers investissements font apparaître des écarts entre les attentes et la réalité, ce qui indique que les entreprises découvrent encore le potentiel de ces technologies et apprennent à surmonter les nouvelles difficultés qu’elles engendrent. Les participants ont été interrogés sur les objectifs initiaux de la virtualisation de serveurs, du stockage et des terminaux, du « stockage as a service » privé, et des nuages hybrides ou privés. Les entreprises qui avaient déjà mis en œuvre leurs projets, ont-elles aussi été interrogées afin de faire le point sur les objectifs réellement atteints. La différence entre les deux réponses révèle un décalage par rapport aux attentes.

- Les projets de virtualisation de serveurs obtiennent les meilleurs résultats, avec en moyenne seulement 9 % d’écart entre les objectifs escomptés et ceux réalisés en France (contre 4% dans le monde). Les décalages les plus importants apparaissent dans les domaines de l’évolutivité et de la réduction des dépenses d’investissement et d’exploitation.

- En ce qui concerne la virtualiation et le stockage, l’écart moyen est de 33 %. Elle s’avère décevante notamment en matière d’agilité, d’évolutivité et de réduction des dépenses d’exploitation.

- Dans le domaine de la virtualisation des terminaux/ordinateurs de bureau, les personnes interrogées font état d’environ 26 % d’écart entre les objectifs escomptés et ceux réalisés. Elles se disent déçues en ce qui concerne le déploiement de nouveaux terminaux, la mise à disposition des applications, ainsi que leur compatibilité.

- Enfin, dans le domaine du cloud hybride ou privé, l’écart entre attentes et résultats est de 24% (contre 32% mondialement). Les principaux points à améliorer sont la sécurité, la capacité de reprise après incident et l’adaptabilité.

Ces écarts sont la marque de marchés encore jeunes, sur lesquels les attentes sont en décalage avec la réalité. Les écarts observés devraient donc disparaître au fur et à mesure que les marchés de la virtualisation et du cloud gagneront en maturité.

Intérêt grandissant pour la virtualisation des applications stratégiques
Les entreprises qui investissent dans la virtualisation et les technologies de cloud hybride/privé suivent souvent la même démarche : elles commencent par virtualiser les applications les moins critiques, telles que les environnements de test et de développement, pour passer ensuite à des applications plus importantes, telles que le courrier électronique, la collaboration, les lignes d’activité, le commerce en ligne, la chaîne d’approvisionnement et les systèmes d’ERP/CRM.

L’enquête montre que les entreprises utilisent la virtualisation pour des applications stratégiques. Plus de la moitié (57 % en France contre 59% dans le monde) des entreprises qui adoptent la virtualisation prévoient de virtualiser des applications de bases de données au cours des 12 prochains mois. 43 % prévoient de virtualiser des applications web, 37 % des applications de courrier électronique et de calendrier, et 28 % des applications d’ERP.

En revanche, il s’avère que les entreprises sont plus lentes à appliquer les technologies de cloud hybride/privé à leurs applications stratégiques. En moyenne, seulement 26 % des applications stratégiques (ERP, comptabilité et CRM, par exemple) fonctionnent dans des environnements de cloud hybride/privé (33% dans le monde). Les personnes interrogées se disent préoccupées par la reprise d’activité après incident, le chiffrement, la difficulté de réaliser des audits de sécurité, les vulnérabilités au niveau de l’accès et de l’authentification, et l’impossibilité de garantir que les données restent sur le territoire.

La qualité de service au top des priorités
Tandis que les entreprises adoptent de plus en plus la virtualisation et les technologies de cloud privé, le coût et la performance du stockage suscitent les plus grandes inquiétudes. La France a vu ses coûts de stockage augmenté moins fortement que dans les autres pays : 42% des personnes interrogées (contre 56 % dans le monde) déclarent que les coûts du stockage ont un peu ou considérablement augmenté avec la virtualisation des serveurs. Ceux qui procèdent actuellement à la virtualisation de leur stockage sont principalement motivés par la dynamisation des ressources informatiques (86%), la facilité de migration de donnéesd (86%) et la réduction des dépenses d’exploitation (55 %), l’amélioration de la performance du stockage (84 %).

53 % des entreprises françaises (76% dans le monde) qui ont adopté la virtualisation de serveurs indiquent que la sécurité constitue un facteur un peu/extrêmement important, facteur dans lequel plusieurs parties concernées n’ont pas assez confiance pour placer des applications stratégiques sur des serveurs virtualisés. Pour 54 %, la sécurité représente une difficulté importante/extrême pour la virtualisation des serveurs.

La fiabilité est une préoccupation importante pour les entreprises qui ont virtualisé des serveurs. 61 % déclarent que la fiabilité est un facteur un peu/extrêmement important, facteur dans lequel plusieurs parties concernées n’ont pas assez confiance pour placer des applications stratégiques sur des serveurs virtualisés. Parmi celles qui ont virtualisé leur stockage, 63 % considèrent le bon fonctionnement et la disponibilité du système comme un objectif important.

Les problèmes de performance enfin sont un facteur à prendre en compte pour la majorité des entreprises. En France, et contrairement au reste du monde, c’est même le premier. 67 % de celles qui ont virtualisé des serveurs déclarent que la performance est un facteur un peu/extrêmement important, facteur dans lequel plusieurs parties concernées n’ont pas assez confiance pour placer des applications stratégiques sur des serveurs virtualisés. 61 % des entreprises qui ont mis en œuvre des clouds hybrides/privés déclarent que la performance représente une difficulté importante/extrême.

Responsables informatiques et cadres dirigeants en désaccord sur le potentiel
D’après les résultats de l’enquête, 58 % des directeurs financiers qui mettent en œuvre des clouds hybrides/privés sont moins que « un peu prêts » à transférer des applications stratégiques dans ces environnements. 42 % des dirigeants d’entreprises se disent prudents sur le transfert des applications.

Les principales inquiétudes liées à la virtualisation et aux déploiements de clouds hybrides concernent la performance (67 %) ? la fiabilité (61 %), et la sécurité (53 %).

Recommandations
L’adoption du cloud par les départements informatiques des entreprises ne se fait pas sans difficultés, mais elle apporte aussi son lot de récompenses. Malgré leurs inquiétudes, les entreprises s’engagent sur la voie de la virtualisation et du cloud computing. Symantec leur propose des recommandations pour que leur évolution se fasse dans les meilleures conditions possibles :

- Veillez à ce que les départements informatiques et les cadres dirigeants soient bien en phase dans leurs projets de virtualisation et de cloud : il est important de rassurer la direction, notamment en matière de sécurité et de disponibilité. Montrez que leurs inquiétudes, même si elles sont grandes, peuvent être surmontées avec succès en appliquant les meilleures pratiques existantes et des solutions solides qui assurent la protection et la haute disponibilité des applications stratégiques et des données les plus précieuses.

- Ne déployez pas le cloud computing en procédant de façon compartimentée : les projets de virtualisation et de cloud les plus réussis sont réalisés dans le cadre de projets informatiques globaux et exhaustifs. Étant donné qu’ils couvrent tous les aspects de l’informatique (serveurs, stockage, réseau, applications, etc.), les projets gérés en « silo » sont souvent voués à l’échec. Le cloud doit au contraire être traité comme un projet englobant toute l’informatique et avec tous les départements participant à la planification et à la mise en œuvre.

- Tirez profit de l’infrastructure existante et modernisez-la: En préparant la mise en œuvre d’un cloud hybride/privé, veillez à utiliser l’infrastructure existante afin d’obtenir la même efficacité, puis à la moderniser selon les besoins. Réunissez les systèmes de réseau, le stockage et les serveurs statiques pour en faire une réserve de ressources virtualisées. Remplacez l’activation statique par l’activation en libre-service et veillez à déployer des outils de surveillance et de mesure afin d’en démontrer l’intérêt pour l’entreprise.

- Fixez des objectifs réalistes et assurez le suivi des résultats : N’oubliez pas que malgré toute la publicité faite autour de lui, le cloud est encore un marché très jeune. Appliquez-vous à fixer des objectifs réalistes, puis suivez bien les résultats pour trouver comment poursuivre le projet en le rendant plus efficace.

Enquête de Symantec sur la virtualisation et l’adoption du cloud
Cette enquête de Symantec et le fruit d’une étude menée en avril 2011 par Applied Research qui a interrogé des professionnels de l’informatique et des cadres dirigeants responsables des ordinateurs, des réseaux et des ressources technologiques dans des entreprises de petite, moyenne ou grande taille (1000 à 2400 employés, 2500 à 4999 employés, et plus de 5000 employés). Le rapport a pour objet d’évaluer comment les entreprises prévoient de transférer leurs applications critiques dans des environnements virtuels et de cloud computing hybride. L’enquête a été réalisée auprès de plus de 3700 personnes dans 35 pays d’Amérique du Nord, de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), d’Asie-Pacifique et d’Amérique latine.

À propos de Symantec
Symantec est l'un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions de gestion de la sécurité, du stockage et des systèmes permettant aux particuliers et aux entreprises de protéger et de gérer leurs informations. Les logiciels et services de Symantec assurent la sécurité de l'information là où elle est utilisée ou stockée grâce à une protection complète et efficace contre toutes sortes de risques. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : symantec.fr

Lundi 4 Juillet 2011
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