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Suisse | PIB romand : regain d’élan attendu


L’économie romande devrait reprendre de l’élan: d’abord modérément cette année avec une croissance prévue à 1,4%, puis de manière plus ferme l’an prochain avec un produit intérieur brut (PIB) attendu en hausse de 2,3%.




Cette embellie survient après une année 2012 marquée par les soubresauts de la crise de la dette dans l’Union européenne (UE), qui ont occasionné un repli de la croissance. Celle-ci s’est inscrite à 1,0%, contre 2,4% en 2011, un rythme témoignant toutefois de la résistance de l’économie romande dans une situation économique et financière internationale tendue.

Le 22 mai 2013 – Le PIB romand est publié pour la 6e année consécutive par les six banques cantonales romandes et le Forum des 100, en collaboration avec l’Institut CREA de macroéconomie appliquée de la Faculté des HEC de l’Université de Lausanne. En plus des taux de croissance pour la région et ses branches, cette étude se penche cette année sur les flux de pendulaires dans la région grâce aux premiers résultats du Recensement de la population 2010. Ainsi, quelque 77 000 Romands travaillent dans un autre canton que celui de leur domicile, deux fois plus qu’il y a 20 ans.

Les principales directions suivies s’inscrivent le long de l’arc lémanique, entre les cantons de Genève, de Vaud et du Valais, ou vont du canton de Fribourg vers le lac Léman. A cela s’ajoutent des flux vers la Suisse alémanique, totalisant 34 000 personnes dont la moitié résident dans le canton de Fribourg. A l’inverse, 18 000 Alémaniques travaillent de ce côté de la Sarine, avant tout dans les cantons de Neuchâtel, de Fribourg et de Vaud. Enfin, la région compte également 90 000 salariés résidant hors de Suisse, essentiellement en France voisine, et travaillant pour la plupart en terres genevoises et vaudoises. Si la dynamique régionale estompe les frontières cantonales, elle enjambe aussi les frontières nationales.

Ecart de croissance positif

En ce qui concerne l’évolution du PIB, la tendance à une progression plus rapide en Suisse romande qu’au niveau national perdure. Après des taux de croissance similaires en 2012, de légers écarts positifs devraient à nouveau
être observés en 2013 et 2014. Cependant, une certaine prudence s'impose : si les prévisions se basent sur le scénario d’une zone euro qui sort progressivement de récession et d’une amélioration du climat conjoncturel mondial, d’abord modérée, puis plus affirmée, les facteurs de risques restent nombreux, en lien notamment avec la situation de certains pays de l'UE.

Au niveau des branches, les activités financières ont bénéficié en 2012 d’un environnement boursier très favorable, tandis que la construction, les activités immobilières et les services aux entreprises ont continué de profiter d’une demande élevée, liée notamment à une situation économique saine, aux taux d’intérêt bas et à une démographie dynamique. Grâce au soutien de l’horlogerie et des instruments de précision, le secteur des machines a pu
afficher une progression modérée de l’activité, malgré la force du franc et le ralentissement de la conjoncture mondiale. Dans les industries chimique et pharmaceutique, les effets du contexte conjoncturel ont été plus marqués.

Quelques branches ont aussi connu un repli de l’activité: le commerce, l’hôtellerie-restauration ainsi que les transports et les communications. Pour 2013, l’amélioration modérée de la situation ne devrait rien changer de fondamental, les branches les plus présentes sur les marchés étrangers ayant tendance à ressentir les effets d’une conjoncture mondiale qui ne devrait se rétablir que graduellement. La situation devrait s’éclaircir véritablement en 2014, pour autant toutefois que l’accélération de la dynamique attendue se concrétise. Dès lors, une progression modérée ou dynamique de l’activité devrait concerner une majorité de branches.

Un indicateur économique essentiel

Le PIB est la mesure de la performance économique d’un pays ou d’un territoire la plus communément utilisée. Il s’agit d’un indicateur essentiel, qui permet d’analyser l’évolution dans le temps et de comparer les régions entre elles. Il fait aussi l’objet de prévisions qui permettent aux responsables de l'économie privée et aux décideurs politiques de mieux préparer leurs décisions et de mieux piloter leurs projets.

En Suisse, la Confédération diffuse des estimations du PIB suisse depuis de nombreuses années et l’Office fédéral de la statistique des estimations des PIB cantonaux depuis l’automne 2012. Ces dernières sont encore provisoires et ne couvrent que trois années, 2008 à 2010. Et ce, alors que les banques cantonales des six cantons romands publient depuis 2008 un PIB romand en collaboration avec le Forum des 100 de «L'Hebdo». Il mesure l’évolution de la conjoncture de la région qui, avec un PIB nominal de 146,3 milliards de francs en 2012, représente un quart (24,7%) de l’économie suisse et s’accompagne de prévisions pour l’année en cours et l’année suivante. Les calculs sont effectués par l’Institut CREA, selon une méthode transparente.

Les données détaillées peuvent être consultées sur www.bcf.ch

Lundi 27 Mai 2013
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