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Stratégie d'Investissement (Cholet Dupont Vincent Guenzi, Juillet 2011)


Après une consolidation en bon ordre, les marchés ont très vite repris confiance, à juste titre, et ont rebondi. Mais le potentiel de hausse à court terme s’est fortement réduit.




La consolidation entamée au mois de mai s’est poursuivie pendant le mois de juin. Les statistiques économiques publiées n’ont pas tranquillisé les investisseurs pendant plusieurs semaines. Mais surtout, l’épreuve de force entre pays européens sur le dossier de la dette grecque a éprouvé le moral des investisseurs du monde entier.

Face aux risques de blocage sur les marchés interbancaires et à celui d’une contagion à l’Espagne ou l’Italie, les gouvernements européens ont essayé d’ébaucher successivement plusieurs solutions. Finalement un compromis s’est dessiné. Il n’est peut-être pas satisfaisant à moyen terme mais il permet de gagner du temps et de protéger l’euro des attaques. Grâce au vote positif des députés grecs sur le plan d’austérité négocié avec la Commission Européenne et le FMI, une nouvelle tranche d’aide devrait être accordée prochainement au pays, lui permettant de se refinancer à court terme et repoussant le risque d’un défaut.

La restructuration de la dette et les pertes qui en découlent, viendront plus tard. Les créanciers privés devront y contribuer mais les banques font encore de la résistance en réclamant des garanties en échange de leur engagement à continuer à prêter à la Grèce. Certes, il faut se féliciter d’avoir éteint l’incendie. Mais, la Grèce ne pourra s’en sortir, malgré ses efforts, sans un allègement de son fardeau, ce qui interviendra à moyen terme.

Plus récemment, quelques nouvelles économiques sont venues tempérer le pessimisme ambiant. Elles semblent confirmer le scénario d’un simple tassement passager de l’activité américaine. La baisse des cours des matières premières et du pétrole a permis également d’espérer une modération de l’inflation dans les prochains mois.

Après plusieurs semaines de consolidation, les marchés actions avaient commencé à se stabiliser mais, dès que les bonnes nouvelles sont apparues, le rebond a été spectaculaire. C’est la preuve qu’un grand pessimisme avait gagné les investisseurs, comme le montraient plusieurs indicateurs et le soulagement sur la crise grecque a été intense. Comme nous l’espérions, la valorisation attractive des actions a limité la baisse des marchés. De même, l’approche des prochaines publications de résultats trimestriels a sans doute aidé les marchés à se reprendre.

Le déroulement de la consolidation a renforcé notre confiance dans le potentiel de progression des indices actions pour la fin de l’année. Nous maintenons nos objectifs de hausse de ceux-ci d’environ 10% sur l’année 2011.

Les excès de baisse des cours ont permis de renforcer le poids des actions dans les portefeuilles. Mais, au niveau actuel des marchés, le potentiel de hausse s’est fortement réduit. Les investisseurs seront donc à l’affût de tout repli pour acheter des actions. L’été leur fournira sans doute des occasions, car tous les nuages n’ont pas disparu à l’horizon. La reprise sera certainement chaotique.

Parmi les points d’interrogation qui demeurent, en dehors de la situation grecque, citons notamment la mise en place de mesures de régulation bancaire plus strictes, l’absence d’accord entre Républicains et Démocrates sur le plafond de la dette américaine et sur la réduction des déficits budgétaires. Enfin, l’arrêt du tassement d’activité dans les pays émergents et la baisse des tensions inflationnistes doivent être encore concrétisés. A ce titre, il serait préjudiciable que les cours des matières premières et du pétrole se redressent trop vite.

Nous privilégions les actions américaines et européennes mais la période de sous performance des pays émergents semble toucher à sa fin. Nous relevons leurs notes à court terme à Neutre.

Nous gardons une recommandation positive à moyen terme sur les secteurs qui bénéficient de la croissance mondiale : Alimentation/Boissons, Biens de Consommation non cycliques, Biens et Services Industriels, Construction et Matériaux, Technologie. Au-delà d’un rebond de court terme, nous restons prudents à moyen terme sur le secteur des produits de base.

Les obligations privées, convertibles ou à haut rendement ont retrouvé des niveaux d’achat. Avec les obligations des pays émergents, elles ont notre préférence face aux emprunts d’état dont les taux ont trop baissé...

Suite dans le PDF ci-dessous (9 pages)

Lundi 18 Juillet 2011
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