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RESOLVYS vous informe : 5 conseils pour évaluer une entreprise


Evaluer une entreprise ne se limite pas à des chiffres comptables ou des chiffres d'affaires.
Pour l'acquéreur il convient d'examiner 5 autres "points principaux"




Jean-Louis Picollo
Jean-Louis Picollo
1- Cerner les compétences-clés :
Une PME ou une TPE repose le plus souvent sur son chef d'entreprise et sur quelques salariés. L'appréciation de l'équipe entourrant le cédant doit donc être précise.
Leurs compétences, leur ancienneté, leur implication, leur lien avec le dirigeant ou avec d'autres collaborateurs, les clients ou les fournisseurs sont à étudier de près.
Il convient de détecter ces collaborateurs-clés et savoir s'ils sont prêts à rester dans l'entreprise. Si c'est le cas il faudra réfléchir aux conditions de validation de ce choix. Dans le cas contraire, il faut voir s'il est possible de conserver les compétences ou comment les remplacer.

2- Définir la rentabilité de l'entreprise :
La rentabilité se mesure en comparant le résultat net ou aux capitaux investis.
Il est donc important de connaitre comment se forme le résultat net car il peut être différent en fonction du mode de rémunération du dirigeant et de la forme juridique .
A ne pas oublier également les avantages en nature ou les rémunérations à des proches.

3- La dépendance vis a vis des tiers :
Il est très important de mesurer le poids des principaux clients dans le chiffre d'affaire et le poids des principaux fournisseurs dans les achats.
Par ailleurs connaitre la santé financière de ces interlocuteurs permet d'en apprécier l'avenir de la relation avec l'entreprise cédée.

4- Déceler les passifs cachés :
Les passifs cachés sont des dettes non inscrites au bilan mais que le repreneur doit honorer.
Ce risque peut venir de l'état ( sous-évaluation des stocks, provisions "gonflées", erreur sur les déclarations de tva, retards de déclaration...).
Ce risque peut aussi venir des organismes sociaux si les rémunérations n'ont pas été correctement soumises aux cotisations sociales
Les salariés représentent eux aussi un risque si des litiges prud'homaux naissent ou sont en cours
Des clients ou des fournisseurs peuvent aussi être source de passifs cachés pour des problèmes de retard de livraison ou de contrats non respectés
Enfin les pouvoirs publics, en cas de non respect des normes environnementales ( pollution, nuisances...)
L'audit d'acquisition doit ainsi balayer ces aspects de la vie de l'entreprise pour appréhender ce type de risque.

5- L'entreprise et son marché :
Il faut tenir compte ici des perspectives économiques du secteur d'activité de l'entreprise selon qu'elles envisagent une croissance ou une régression.
Il faut également examiner les atouts spécifiques de l'entreprise comme son savoir-faire, son emplacement, sa notoriété.
Et pour finir, il est important de valider le degré de coopération que le cédant s'engage à apporter pour réussir la transmission.

Un dernier point : évaluer une entreprise c'est tenir compte des élements du passé et du présent. Or l'acquéreur parie sur l'avenir et il achète ces perspectives d'avenir et de rentabilité.
En conséquence et au delà de l'audit d'acquisition il convient de travailler sur une approche prévisionnelle sur 3 ans.

Jean-Louis Picollo
www.resolvys.com

Dimanche 8 Novembre 2009
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