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Marchés russes : attention à une reprise tardive et peu convaincante


ING Investment Management (ING IM), le gérant d’actifs du Groupe ING, prévoit une croissance du PIB russe de -8% pour 2009 et de +3% pour 2010.




ING IM met les investisseurs en garde contre la modeste amélioration des indicateurs économiques en Russie. La société de gestion les considère à la fois comme tardifs et peu convaincants.

Maarten-Jan Bakkum, stratégiste des marchés émergents mondiaux chez ING IM explique : « L’économie russe a été l’une des plus touchées par la crise mondiale. En seulement 12 mois, elle s’est contractée de plus de 18%. Nous en avons probablement vu le creux au second trimestre de l’année. Globalement, l’activité économique a cessé de se détériorer, et la hausse régulière des prix du pétrole la soutiendra. Malgré cela, la seule réelle amélioration que nous voyons concerne la production industrielle, où quelques signes de vie peuvent être détectés du côté de la demande. Les chiffres concernant l’emploi, les salaires, la vente de détail et la croissance du crédit baissent toujours. Le gouvernement tente de faire rapidement repartir la croissance des investissements et celle de la consommation au moyen d’un large plan de stimulation fiscale. Mais il n’a que peu d’effets. Cela devrait prendre du temps avant que les processus bureaucratiques russes, mal organisés, délivrent de la croissance. »

ING IM pense que le système bancaire est un sérieux facteur de complication à une reprise en Russie. Il souffre d’un niveau de crédits de mauvaise qualité et il aurait besoin d’une restructuration. Le boom de la demande entre 2003 et 2007 était principalement conduit par la très forte croissance du crédit et il est aujourd’hui impensable que cette situation se répète dans les prochaines années puisque le système bancaire a besoin d’être nettoyé. Toutefois, ING IM prévient que l’historique des résultats obtenus par les hommes politiques russes n’est pas bon et qu’ils peuvent être tentés d’autoriser à nouveau les crédits pour permettre au marché domestique de connaître une reprise rapide.

Selon Maarten-Jan Bakkum : “Pour le moment nous ne nous attendons pas à ce que l’économie russe continue cette reprise basée sur le seul fait que les prix du pétrole et des métaux sont élevés. En dépit de mesures économiques facilitatrices, le consommateur russe ne pourra pas revenir rapidement car restaurer une confiance durement éprouvée demande du temps.

Cependant, la liquidité des banques va continuer de s’améliorer et le prix des nouveaux prêts sera tellement attractif qu’un nouveau boom des crédits pourrait resurgir. Nos prévisions de croissance du PIB pour 2009 et 2010 sont respectivement de -8% et de +3%."

www.ingim.fr

Mercredi 16 Septembre 2009
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