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Les propositions de Hervé Novelli sur les 35 heures


L’UMP (Union pour un Mouvement Populaire) vient de relancer le débat sur la durée du temps de travail, et notamment les 35 heures. Retour sur les propositions de Jean-François Copé et d’Hervé Novelli pour "libérer le temps de travail pour augmenter la production et les salaires", suivi d’une interview exclusive de Hervé Novelli qui nous explique les dispositifs envisagés pour relancer l’emploi en France.




Hervé Novelli
Hervé Novelli
Les propositions de Jean-François Copé et d’Hervé Novelli sur la durée du temps de travail :
- supprimer la référence aux 35 heures dans la loi et "privilégier le contrat à la loi" pour "aller plus loin que ce qui a été fait depuis 2007"
- que la durée du travail fasse partie de la négociation, de branche ou d’entreprise, plutôt que d’être fixée par la loi.
- des Assises sociales qui traiteraient de cette répartition, de l’autonomie des partenaires sociaux, de l’organisation du dialogue social, du code du travail, du financement des syndicats
- que l’État récupère les 12 milliards d’euros d’allègements de charges octroyés avec les 35 heures avec un système de bonus-malus, pour maintenir les allègements de charges pour les entreprises qui joueraient le jeu de la négociation.
35 heures : entretien exclusif avec Hervé NOVELLI

Fondation iFRAP : Monsieur Novelli, Quel bilan tirez-vous des 35h ?

Hervé Novelli : Tout a été dit sur les 35h. J’observe qu’un consensus s’instaure très largement autour de l’idée de la nécessaire suppression de cette mesure, mesure qui n’a fait qu’accroître le différentiel de compétitivité entre la France et l’Allemagne depuis son adoption au début des années 2000.

Pensez-vous vous vos propositions en matière de durée du temps de travail pourra sauver des emplois en rendant nos entreprises plus compétitives ?

La réforme que je propose, qui permettrait de négocier la durée du travail au plus près, au niveau des branches ou des entreprises, conduirait à une augmentation de la durée moyenne du travail, source de compétitivité, et donc de croissance et d’emploi pour notre pays.

Ne faudrait-il pas aussi libérer la fixation du SMIC ?

Le SMIC est un élément qui a permis d’unifier et d’augmenter les salaires jusqu’à présent. Tant mieux. Je remarque néanmoins que le SMIC comporte également un certain nombre d’effets pervers que je regrette. Son augmentation trop rapide dans les années 2000 est sans doute, en partie, à l’origine de l’écrasement de la hiérarchisation des salaires et de la smicardisation de la société française. Le SMIC n’est donc pas neutre dans ce sentiment de déclassement dont beaucoup de Français se plaignent aujourd’hui.

Pensez-vous que les partenaires sociaux pourraient saisir cette proposition à sa juste valeur : revalorisation de leur rôle et responsabilisation ?

Je l’espère fermement. On ne peut pas se plaindre d’être minoré ou ignoré, et refuser de discuter quand les autorités le proposent. La plupart de nos voisins européens passent par la négociation pour fixer la durée du travail, pourquoi n’en serions-nous pas capables aussi ?

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Diffusé avec l'aimable autorisation de la Fondation
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Vendredi 22 Juillet 2011
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