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Les investisseurs agitent le capital investissement avec des transactions secondaires


- Les investisseurs anticipent qu’une équipe de gestion (GP) sur cinq est vouée à disparaître
- Les investisseurs prévoient un volume record de transactions secondaires
- Les investisseurs en capital investissement (LPs) prévoient qu’un quart de leurs effectifs changera d’employeur au cours des deux prochaines années
- La moitié des caisses de retraite publiques renforceront leurs équipes internes dédiées au capital investissement au cours des deux prochaines années




Dans le sillage de la crise financière, les investisseurs (LPs) suscitent de rapides changements dans l’industrie du capital investissement, dont un important rééquilibrage de leurs portefeuilles et un recrutement accru dans leurs équipes internes, selon le dernier Baromètre mondial du capital investissement de Coller Capital.

Ayant eu le temps d’évaluer les effets de la crise financière, la majorité (54 %) des investisseurs estiment désormais que la corrélation entre le capital investissement et les marchés d’actions cotées est plus importante qu’ils ne le pensaient auparavant, et ils prévoient à présent qu’une équipe de gestion (GP) sur cinq va disparaître.

Leur confiance vis-à-vis de la classe d’actifs reste néanmoins solide, comme en témoignent la hausse des allocations d’actifs (un quart des LPs prévoient d’accroître leur allocation cible en capital investissement au cours des 12 prochains mois), les fortes anticipations de cessions (deux tiers des investisseurs tablent sur une hausse significative des cessions à des acquéreurs industriels au cours des 12 prochains mois) et l’amélioration des performances des portefeuilles. Leurs portefeuilles s’étant redressés depuis la crise, presque les deux tiers (62 %) des LPs, et presque les trois-quarts (71 %) des LPs nord-américains, affichent désormais des rendements nets de 11 à 15 % ou plus de leurs portefeuilles de capital investissement depuis le début de leur programme.

Marché secondaire
L’intérêt des investisseurs à vendre sur le marché secondaire a atteint un niveau sans précédent. Plus d’un tiers des LPs nord-américains, un quart des LPs européens et jusqu’à 42 % des LPs d’Asie Pacifique envisagent de vendre des actifs de capital investissement au cours des deux prochaines années.

L’intérêt pour le marché secondaire comme outil de restructuration des portefeuilles apparaît également au travers des intentions d’achat des investisseurs : environ un tiers des LPs nord-américains et européens (30 et 35 % respectivement) et plus des deux tiers (68 %) des investisseurs d’Asie Pacifique prévoient d’acquérir des participations en capital investissement au cours des deux prochaines années.

Revenant sur les conclusions du Baromètre, Jeremy Coller, CIO de Coller Capital, a déclaré :« Les projets des investisseurs en matière de cession sur le marché secondaire illustrent l’ampleur des changements qui se profilent dans le paysage du capital investissement. Comparez la situation actuelle avec celle d’il y a trois ans. Un tiers des LPs nord-américains prévoient de vendre des actifs au cours des 24 prochains mois, alors qu’à l’été 2008, les quatre cinquièmes des investisseurs n’avaient jamais vendu. De même, lorsqu’on observe la proportion des investisseurs désireux d’acquérir des positions secondaires, les masses de capitaux ciblant les nouveaux marchés de capital investissement et l’accélération du rythme de recrutement au sein des institutions LP, il apparaît clairement que nous évoluons dans une industrie en rapide mutation. »

Concernant plus spécifiquement le marché français, François Aguerre, Principal chez Coller Capital, a déclaré : « La statistique d’une équipe de gestion sur cinq vouée à disparaître est impressionnante. D’autant que le marché français souffre d’un retrait massif des banques et sociétés d’assurance comme pourvoyeurs de capital dans notre industrie, comme cela a été présenté lors de la dernière conférence annuelle de l’AFIC. Certaines équipes perdront également certains de leurs investisseurs existants dans les deux prochaines années à travers cet exercice de rééquilibrage des portefeuilles. »

Les LPs en qualité d’employeurs
Le rythme du changement s’accélère également au sein des organisations LP. À l’heure actuelle, les trois-quarts (76 %) des LPs travaillent pour leur employeur actuel depuis cinq ans ou plus (et, pour 42 % des LPs, depuis 10 ans ou plus). Les investisseurs estiment néanmoins qu’un quart d’entre eux changeront d’employeur au cours des deux prochaines années. Cette opinion est confortée par les projets des institutions elles-mêmes : environ un tiers de l’ensemble des LPs prévoient de renforcer leurs équipes de capital investissement au cours des deux prochaines années, y compris presque la moitié (47 %) des caisses de retraite publiques et 41 % des compagnies d’assurance.

Le Baromètre fournit également des renseignements intéressants concernant les politiques incitatives des LPs. Entre la moitié et les deux tiers des professionnels d’investissement des organisations LP perçoivent une partie de leur rémunération sous forme de prime liée à la performance, et la majorité de ceux qui ne bénéficient pas d’une telle politique (même les trois-quarts des personnes interrogées en Amérique du Nord) estiment qu’ils devraient en bénéficier.

Exposition à l’Asie Pacifique
Les investisseurs européens sont deux fois plus exposés à la Chine et à l’Inde qu’aux marchés de capital investissement plus développés d’Australasie, du Japon et de la Corée. En revanche, l’exposition des portefeuilles nord-américains à l’Asie Pacifique a tendance à être plus équilibrée (avec une exposition de 53 % aux marchés émergents contre une exposition de 42 % aux marchés développés d’Asie Pacifique). Peut-être sans surprise, les investisseurs d’Asie Pacifique sont eux-mêmes relativement plus exposés aux marchés asiatiques développés : ce segment représente en moyenne 57 % de leurs portefeuilles Asie Pacifique.

De fait, les investisseurs en capital investissement prévoient, dans leur ensemble, de s’exposer davantage à l’Australasie et à la Corée (23 et 18 % des LPs respectivement). Ceci contraste avec le Japon où l’engagement global en capital investissement devrait stagner, voire légèrement reculer.

Marché de la dette
Dans l’ensemble, les investisseurs estiment que les marchés de la dette pour le capital investissement fonctionnent de façon satisfaisante : plus de la moitié (60 %) des LPs estiment que le niveau de financement de la plupart voire de l’ensemble des transactions de qualité est approprié ; presque les deux tiers (63 %) estiment que le ratio dette/capitaux propres des opérations de capital transmission actuelles est satisfaisant ; et plus des deux tiers (69 %) sont favorables à la hausse récente des recapitalisations.

Autres conclusions du Baromètre

L’édition estivale 2011 du Baromètre révèle également les opinions des investisseurs concernant :
- Les rejets de demandes de réinvestissement
- Les améliorations opérationnelles au sein des sociétés en portefeuille
- Les fonds de capital investissement spécialisés sur le plan sectoriel
- Les principaux défis en matière de capital investissement dans les marchés développés d’Asie Pacifique
- Le temps consacré par les LPs à la réalisation et au suivi des placements en capital investissement

Les LPs (Limited Partners) investissent dans des fonds de capital investissement. Les GPs (General Partners) sont des gestionnaires de fonds de capital investissement.

Le Baromètre mondial du capital investissement de Coller Capital offre un aperçu unique des tendances mondiales du capital investissement. Il s’agit d’une analyse bi-annuelle des projets d’investissement et des opinions des investisseurs institutionnels effectuant des placements en capital investissement et basés en Amérique du Nord, en Europe et dans la région Asie Pacifique.

Cette dernière édition du baromètre rassemble les opinions recueillies auprès de 110 investisseurs en capital investissement à travers le monde durant le printemps 2011. Les conclusions du baromètre sont globalement représentatives de la population des LPs en fonction des critères suivants : situation géographique, structure d’investissement, volume d’actifs sous gestion et expérience en capital investissement.

À propos de Coller Capital
Fondé en 1990, Coller Capital est le leader mondial des fonds d’investissement secondaires : achat des participations de fonds d’investissement primaires (en capital risque, LBO et mezzanines) ou acquisition de portefeuilles de sociétés auprès de propriétaires/bailleurs institutionnels. La société, qui affiche environ 8 milliards de dollars d’actifs sous gestion, jouit d’une envergure véritablement mondiale. Les volumes d’investissement gérés par Coller Capital varient d’un million à plus d’un milliard de dollars. Le fonds actuel de Coller Capital, Coller International Partners V, a reçu des engagements à hauteur de 4,8 milliards de dollars émanant de 200 des plus grands investisseurs institutionnels à l’échelle mondiale.
Le nom de Coller Capital est étroitement lié au développement du marché des investissements secondaires. En 1994, la société a lancé le premier fonds d’investissement secondaire européen et, en 1998, le premier fonds d’investissement secondaire mondial. Coller Capital est également responsable d’un grand nombre de transactions comptant parmi les plus remarquables du secteur, dont l’achat pour un milliard de dollars du portefeuille de capital investissement de NatWest à la Royal Bank of Scotland, la première acquisition importante d’un portefeuille de capital risque (auprès de Lucent Bell Labs) et l’acquisition d’un portefeuille d’une valeur de 900 millions de dollars auprès d’Abbey National.
Parmi les récentes transactions effectuées par la société, on relève : une joint-venture d’une valeur d’1,1 milliard de dollars avec Royal Dutch Shell, des investissements réalisés auprès d’acteurs cotés du capital investissement comme SVG Capital et 3i, et l’acquisition, auprès de Lloyds Banking Group, du portefeuille d’actifs financiers intégrés de la Bank of Scotland.

Mardi 28 Juin 2011
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