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Les entreprises européennes dans la crise


Le présent flash expose les résultats d’une enquête menée simultanément dans 25 pays européens sur le comportement des entreprises au cours de la crise économique récente.




1. « Wage dynamics network » : les caractéristiques de l’enquête

La Banque centrale européenne (BCE) et 25 banques centrales nationales de l’Union européenne (UE) ont mené l’an dernier la troisième vague des enquêtes du réseau « Wage dynamics network ». L’objectif était cette fois d’étudier le comportement des entreprises au cours de la période 2010-2013 autour de trois interrogations principales : quelle a été la nature du choc subi ? Quels ajustements en matière de prix, d’emploi et de salaires ? Quels sont les freins à l’embauche ? En France, l’enquête a collecté 1 156 réponses fournies majoritairement par les directions des ressources humaines et les services financiers (taux de réponse : 58 % à 100 % selon les questions, et excédant 90 % pour plus de 80 % des questions). Les données sont représentatives de 365 000 entreprises de plus de 5 employés dans différents secteurs d’activité (industrie manufacturière, services…). Les questions sont regroupées dans 5 catégories : 1) informations générales sur l’entreprise, 2) changements dans l’environnement économique durant la période 2010-2013 (par exemple : quelle a été l’évolution du niveau de la demande et des coûts totaux ? De l’accès au financement ?), 3) adaptation de la main d’oeuvre (l’entreprise a-t-elle eu besoin de réduire l’effectif ou d’en modifier la composition ?), 4) ajustement des salaires (y-a-t-il eu baisse ou gel des salaires de base ?), 5) fixation et changement de prix (par rapport à la période d’avant 2008, la fréquence des changements de prix a-t-elle augmenté ou diminué ?).

2. Les résultats en France : « flexibilité externe » contre hausse des salaires…

Dans une étude récent (1), quatre économistes de la Banque de France ont analysé les résultats pour l’Hexagone. Il en ressort plusieurs faits saillants : tout d’abord, les entreprises répondantes ont été largement touchées par un « choc de demande » dans la mesure où 54 % lui attribuent la cause de la moindre activité (2). Ce choc aurait été particulièrement important dans le secteur de la construction. Confortant cette explication, la « capacité des consommateurs à payer » figure également parmi les réponses les plus citées. En revanche, peu d’entreprises déploraient une dégradation dans l’accès au financement externe, ce qui confirme l’absence de rationnement du crédit en France.

Ensuite, les coûts de production auraient progressé dans plus de 7 entreprises sur 10 : de façon plus détaillée, les coûts liés au travail auraient augmenté dans 81 % des entreprises tandis que les coûts de financement croissaient chez seulement moins d’un quart des répondants. Comment expliquer cette hausse du coût du travail en période de hausse du chômage et de mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en 2013 ? Pour 80 % des entreprises, elle serait liée à la hausse des salaires de base ; par ailleurs, 45 % des entreprises auraient procédé à des hausses sur la part variable de la rémunération (cela aurait également été le cas dans 35 % des entreprises en difficulté). Si les auteurs ne trouvent pas de lien statistique significatif entre l’existence d’accords collectifs extérieurs à l’entreprise et l’évolution salariale constatée, ils en décèlent un concernant la fréquence de renouvellement (i.e. moins de hausses des parts fixes et variables lorsque les accords sont revus moins d’une fois par an). Par ailleurs, bien que restant minoritaire, la pratique des gels de salaires aurait doublé au cours de la période (de 8 % à 17 % des entreprises). Enfin, les mesures décidées pour, lorsque cela était nécessaire, réduire les coûts, ont surtout obéit à une logique de « flexibilité externe » : gel ou baisse des recrutements, réduction des effectifs intérimaires, non-renouvellement des contrats arrivant à terme. A l’inverse, les pré-retraites et les licenciements collectifs ont été très peu utilisés.

3. … et une certaine hétérogénéité en Europe

Dans les trois autres économies principales de la zone euro (Allemagne, Italie, Espagne), le « choc de demande » cité plus haut a eu lieu dans des proportions variables : très net en Espagne et en Italie, il a en revanche été moins important en Allemagne. En matière de financement, les deux pays du Sud ont subi des difficultés importantes, à la fois pour les nouveaux investissements et le fonds de roulement (ce dernier point étant particulièrement sensible en Italie). S’agissant des coûts, alors que les entreprises espagnoles auraient bénéficié d’une plus grande flexibilité salariale suite à la réforme du marché du travail de 2012, leurs concurrentes allemandes auraient procédé à des hausses du salaire de base dans les mêmes proportions qu’en France. Toutefois, ceci a eu lieu dans un contexte de baisse du chômage et de pénurie de la main d’oeuvre. D’une façon générale, les entreprises signalent des difficultés de recrutement en raison d’un manque de main d’oeuvre compétente : en France, une hausse simultanée des vacances d’emploi et du chômage suggère une hausse du chômage dit « structurel ». Il s’ensuit qu’une reprise conjoncturelle ne permettrait de répondre que très partiellement à cette difficulté

***

S’ils ne révèlent pas de nouveauté majeure, les résultats de l’enquête confirment les tendances des années récentes : un choc conjoint massif de demande et d’accès au financement en Espagne et en Italie qui a donné lieu à des ajustements internes et externes ; dans un contexte conjoncturel nettement plus favorable, des entreprises allemandes surtout à la recherche de main d’oeuvre compétente. En France, la flexibilité « externe » aurait été employée afin de faire face à un choc de demande, les rémunérations des salariés en place poursuivant leur hausse (avec quelques signes de modération) malgré la progression du chômage. Au-delà des facteurs traditionnels (coût du travail…), l’enquête rappelle que l’incertitude sur la situation économique est parmi les premiers freins à l’embauche en France, en Italie et en Espagne.

FLASH ECO du 20 novembre 2015.
« Analyse à caractère économique ne constituant pas une prise de position.
Liste complète disponible sur www.afep.com »

(1) « The behaviour of French firms during the crisis: evidence from the wage dynamics network survey », C. Jadeau, E. Jousselin, S. Roux et G. Verdugo, document de travail n° 574, octobre 2015, Banque de France.

(2) Part pondérée par l’emploi : les entreprises dont l’activité a été affectée au premier chef par un repli de la demande comptent 54 % des salariés. Les autres ratios présentés dans ce flash sont à lire de la même manière.

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TAUX D'INTERET LEGAL & TAUX INTERBANCAIRES

L'ordonnance du 20 août 2014 (n°2014-947) a introduit deux taux différents, l'un s'appliquant aux créanciers personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, l'autre "pour tous les autres cas".

Le gouvernement a également instauré un calcul semestriel du taux légal calculé "en fonction du taux directeur de la Banque centrale européenne sur les opérations principales de refinancement et des taux pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement".

Comme prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 20 août 2014, les deux nouveaux taux ont été fixés par arrêté pour leur entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015.

L'arrêté du 23 décembre 2014 publié au JO le 27 décembre 2014 indique ainsi que :
"Pour le premier semestre 2015, le taux de l'intérêt légal est fixé :
1° Pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels : à 4,06% ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,93%."


Rappelons que :
- En 2014, il était de 0,04%
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Mardi 24 Novembre 2015
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