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Le Credit Crunch et le boom de la Supply Chain Finance


Comment les entreprises et les banques s’organisent pour faire face à la crise (des liquidités) ?




Depuis quelques années, la croissance faible et la crise financière, mondiale ou européenne, ne cessent de mettre en péril la vie des entreprises. Le "Credit Crunch" autrement dit, le ralentissement de l’octroi de crédit par les établissements financiers est une des causes de cette situation. Les directeurs financiers, dont le rôle au sein des organisations devient de plus en plus stratégiques se concentrent dès lors sur l’optimisation des besoins en fonds de roulement, la gestion des liquidités, des paiements et des risques. Dans ce contexte, ils cherchent donc des sources alternatives de financement.

La Supply Chain Finance, une réponse au Credit Crunch ?

Selon une récente étude, 75% des principales banques européennes estiment que les perspectives de croissance dans la SCF restent solides voire très solides (source Demica). La Supply Chain Finance (ou SCF pour financement de la chaîne d’approvisionnement) a le vent en poupe et semble être une des réponses à la crise des liquidités. Tous les acteurs du tissu économique, les entreprises en recherche de sources alternatives de liquidités, les banques moins enclines à prêter, et les fournisseurs dont le BFR (Besoin en Fonds de Roulement) est souvent amputé par les délais de règlement de leurs factures l’ont bien compris.

Malgré certaines réticences encore perceptibles, telles que l’adoption et la mise à niveau des plateformes technologiques permettant la mise en œuvre des programmes SCF, les entreprises et les banques savent qu’il faut agir maintenant. Sous le prisme de la globalisation des économies, et grâce notamment à la technologie, les freins à l’adoption se réduisent. Avec le SaaS s’invitant notamment dans le débat en offrant une alternative économique fiable, la sécurité et l’interopérabilité, la SCF rime plus avec "un long fleuve tranquille" qu’un parcours du combattant. Les entreprises et les banques adoptent en masse la SCF, du local au global, afin de maitriser la gestion du risque, des liquidités et donc optimiser le fonds de roulement.

Quels sont les bénéfices de la SCF ?

Dans un programme de SCF, 3 acteurs sont concernés : l’acheteur, le fournisseur et la banque. Ils s’entendent pour rationaliser les flux financiers qui lient l’acheteur à ses fournisseurs et favoriser la productivité de la "chaine". Concrètement, c’est une relation Win-Win, car :
- Cela limite le risque de contrepartie pour l’acheteur (risque de défaut du fournisseur) et permet d’améliorer la productivité globale et résultat financier de l’acheteur.
- Le fournisseur est payé sans délai par la banque pour les biens et/ou services qu’il a fournis à l’entreprise. Sa trésorerie s’en trouve améliorée.
- L’acheteur dispose d’un délai plus long pour payer le solde final de la facture. Il extrait ainsi de la liquidité supplémentaire piégée dans son bilan.

Vous l’avez compris, limiter l’impact de la crise (du crédit et des liquidités) est aujourd’hui un enjeu majeur pour les entreprises. La maitrise des flux financiers pour faire face à la concurrence du marché, la maitrise des coûts et l’optimisation des marges fragilisent les fournisseurs (baisse des prix, allongements des délais de paiement) et donc les acheteurs. La Supply Chain Finance permet d’assurer la fluidité des informations liées aux flux financiers et contribue ainsi à la flexibilité de la chaîne tout entière en s’attaquant aux carences de financement ou d’accès aux informations financières.

Quel est l’enjeu ? La société d’études Intrium Justicia dresse chaque année un état des paiements en Europe. Les résultats de cette étude (*) sont plus que révélateurs pour l’Europe : le pourcentage moyen de factures annulées en 2011 est passé de 2,4% à 2,6%. Une augmentation non négligeable qui s’explique par le nombre de faillites engendré par la récession. Cette étude démontre également que 25% des faillites constatées sont dues aux retards ou annulations de paiement. Un constat qui vient confirmer qu’il est impératif d’éviter l’accord de délais, car plus les entreprises attendent, plus le paiement final tarde.

Passez le "SaaS" et entrez dans l’ère des plateformes de gestion

Ces nouveaux genres de montages financiers ne sont effectivement rendus possibles qu’à l’aide d’outils technologiques matures, sécurisés, fiables et évolutifs. De type "Cloud computing", ces plateformes permettent la gestion optimisée de la relation tripartite (acheteurs, vendeurs, organismes financiers). Du fait de la globalisation, elles sont multi devises, multi langues. Parce qu’elles doivent répondre aux besoins variés de différents publics, la DG, la DAF, la DSI, elles sont compréhensibles par tous. Les principaux acteurs du marché revendiquent déjà des milliers de souscripteurs et des flux commerciaux calculés en dizaines de milliards d’euros/dollars annuels.

Cette évolution a une importance stratégique pour ces publics et les entreprises. Ce type d’"outil" est capable de leur donner un avantage concurrentiel. Grâce au SaaS, le doute n’est plus permis : le financement de la chaîne logistique peut être vu comme une l’alternative crédible et légitime, au regard de la durée et dureté de la crise, pour garantir le financement, la viabilité et croissance des entreprises.

Par Edi Poloniato, Vice-président Stratégie et Développement, Kyriba
www.kyriba.com

Vendredi 6 Avril 2012
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