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L’action de concert : une arme entre les mains de l’AMF pour débusquer les prises de contrôle rampante


Les tentatives de prises de contrôle rampantes -c'est-à-dire non précédées d’une OPA -se multiplient en France depuis quelques années comme le montrent les exemples de Valeo, d’Atos, de Saint-Gobain ou d’Eiffage.




Elles ne devraient pas disparaître dans le contexte actuel des marchés financiers: avec la baisse des cours, les difficultés rencontrées sur le marchéde la dette pour financer de grosses acquisitions, les fonds financiers hésitent de moins en moins àse lancer dans des prises de participation minoritaires, mais significatives, dans des sociétés cotées. On l’a vu récemment, chez Eurazeo, Wendel, Blue Capital, sans compter les fonds anglosaxonsCentaurus, Pardus, Colony…Financés souvent par de la dette et garantis par des opérations d’«equityswap»(1), les montages imaginés par ces fonds conduisent souvent ces nouveaux actionnaires àfaire pression sur les managements pour obtenir d’importantes cessions d’actifs assurant des retours rapides de cash.

Le phénomène n’est pas spécifiquement français. On trouverait des exemples similaires de prise de contrôle sans OPA dans de nombreux pays européens oùexistent pourtant des règles d’OPA. On a même vu un actionnaire en Allemagne utiliser les règles en vigueur pour effectuer une OPA factice -c'est-à-dire faite àun prix bien inférieur au cours de bourse, l’assurant ainsi de son échec -afin de se libérer par la suite de toute contrainte d’OPA véritable, le jour oùil prendrait le contrôle de la société(2). Il n’y a pratiquement que l’Angleterre qui soit àl’abri de ces prises de contrôle: le groupe Bolloréa pu prendre en France le contrôle d’Havas avec un peu moins du tiers du capital; avec un pourcentage àpeine plus faible, il n’est pas parvenu àprendre en Angleterre le contrôle d’Aegis.

Le débat est ouvert sur le bien fondéde ces prises de contrôle. Certains les trouvent parfaitement normales. Ainsi, Pierre-Henri Leroy, Président de Proxinvest, considère-t-il que les actionnaires activistes n’existent que parce qu’il existe des actionnaires passifs. Les fonds activistes permettent, selon lui, des remises en cause salutaires de la stratégie et des équipes de direction.

Suite : www.vernimmen.net

Lundi 23 Juin 2008
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