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Jean-Christophe Brun Directeur financier d'Auto Escape


«La conjoncture est favorable à nos négociations avec des cibles»




Votre chiffre d’affaires a progressé de 29%. Quels ont été les moteurs de cette croissance ?

Jean-Christophe Brun
Jean-Christophe Brun
Les moteurs sont multiples, à commencer par l’accroissement du chiffre d’affaires réalisé à l’international. C’est là de la pure croissance organique. C’est la consolidation de notre activité sur les marchés que nous avons ouverts il y a maintenant un peu plus de deux ans (Espagne, Italie). En outre,, nous avons une part contributive du Royaume-Uni qui a pris un bel essor dans le courant de l’exercice et il est même devenu au mois d’août, le deuxième marché de la société, à égalité avec l’Italie.

A côté de cela, la progression du chiffre d’affaires est en partie la résultante d’un travail que nous avons commencé l’année dernière, à savoir la mise en place d’un traffic management sur le coût d’acquisition client. Elle s’est traduite par le lancement d’un nouveau site Internet dans le courant de l’hiver. Ce dernier offre de nouvelles fonctionnalités à l’internaute et il permet de fluidifier le processus de réservation sur Internet. Les ventes par ce canal ont enregistré une très forte progression.

Troisièmement, nous observons une croissance organique sur le marché français.

Et enfin, les partenariats (Promovacances, iTF1, Rentacar) contribuent à la croissance au sein du marché historique. Ils représentent une part significative du CA cette année de presque 8%.

Quel est le taux de commissionnement ?

Il varie de 8 à 12% selon le volume réalisé.

Est-ce que d’autres partenariats sont actuellement en cours de négociations ?

Oui. Nous avons toujours des partenariats qui sont susceptibles de sortir.

Qu’attendez-vous de l’acquisition en Italie de JKCA, une société de conseil et de services de management spécialisée dans le secteur de la location de voitures à destination des agences de voyages ?

Nous sommes entrés en bourse pour financer des acquisitions et nous avons saisi l’opportunité de reprendre un acteur important sur le marché italien puisqu’il a rencontré le succès à travers sa distribution de Holiday Autos, notre principal concurrent en Italie.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de développement à l’international d’Auto Escape, qui doit adapter son offre aux spécificités des marchés adressés.

Il est, en effet,nécessaire de s’adapter aux canaux de distribution du marché de destination. Autrement dit, en Italie, il y a un canal de distribution qui reste très fort -qui ne se dément pas contrairement à d’autres régions européennes comme la France-, celui des agences de voyage. Nous créons donc « Car 4 Leisure », une marque dédiée aux professionnels du tourisme.

Pour «Car 4 Leisure», nous attendons 250 000 journées de location de voitures à moyen terme.

Quand cette acquisition sera-t-elle relutive ?

Elle contribuera totalement à l’amélioration du résultat du groupe sous trois ans.

Toujours au chapitre de la croissance externe, le Royaume-Uni demeure un marché prioritaire. Menez-vous actuellement des discussions ?

Nous avons des contacts avec plusieurs sociétés, avec des cibles que nous avons identifiées. Il est certain que la conjoncture actuelle nous est plutôt favorable dans nos négociations puisque sur notre marché, tout le monde n’a pas des fondamentaux aussi sains que les nôtres. Ca nous place en position de force.

Et puis, depuis le mois d’octobre, nous avons vu des sociétés avec lesquelles nous avions par le passé déjà engagé des pourparlers sans aller jusqu’aux négociations se présenter à nous. Il n’y a pas si longtemps encore, les valorisations qu’elles demandaient étaient très chères, mais le contexte actuel fait qu’elles ont revu leurs prétentions à la baisse.

Un deal est donc possible dans de brefs délais…
Il faut être prudent. Nous devons rester concentrés sur nos opérations et nous devons intégrer JKCA, un nouveau canal de distribution «Agences de voyage» que nous avons l’intention de dupliquer dans d’autres pays européens (Benelux, Allemagne, Suisse).

Maintenant, si une opportunité venait à se présenter au Royaume-Uni, facilitée par la conjoncture actuelle, nous la saisirions.

Jusqu’à combien êtes-vous prêts à payer ?

C’est très difficile de réagir uniquement sur une valorisation. L’arbitrage du prix se fait au niveau du coût d’acquisition client.

J’imagine que la conjoncture actuelle ne vous sert pas toujours. Comment la crise actuelle vous impacte-t-elle ?

Elle nous impacte d’abord sur notre cours de bourse qui a perdu près de 60% depuis le début d’année, indépendamment des fondamentaux de la société qui sont aujourd’hui déconnectés de notre valorisation boursière.

Le parcours en bourse de notre titre a des conséquences malheureuses au niveau de la croissance externe, puisqu’il décrédibilise un peu notre offre. En outre, il rend délicat un échange de papier.

Propos recueillis par M. Encelot
Avec l'aimable autorisation de Easy Bourse

Mercredi 10 Décembre 2008
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