Imaginez Paris, capitale mondiale du développement durable


Imaginez que les dirigeants des USA, de la Chine, de l’Inde, du Brésil, et beaucoup d’autres s’engagent à entamer des discussions sur l’avenir de notre planète à Paris lors de la 7e édition de la semaine du développement durable (1er au 7 avril 2009) avec pour objectif, des réponses concrètes à la question : Comment éviter les catastrophes mondiales, les changements climatiques, tout en favorisant la croissance économique et sociale et en assurant un approvisionnement durable en énergie, en eau et en nourriture.




Imaginez Paris, capitale mondiale du développement durable
Imaginez qu’un projet de carte « verte » des priorités stratégiques ait été préparé à l'avance par la France, comme un point de départ aux discussions et à la prise de décision. Cette carte des priorités stratégiques comporte cinq perspectives pour une meilleure visibilité des objectifs clés et de leurs relations causales.


Carte « verte » des priorités stratégiques – © Club Balanced Scorecard & Performance France -

Imaginez Paris, capitale mondiale du développement durable

Ces deux premières perspectives concernent les RESULTATS à obtenir pour l’avenir de notre planète.

- La première perspective appelée impact durable identifie le but ultime : le bien être mondial. Les concepteurs de la carte formule l’hypothèse que pour atteindre ce but ultime, deux résultats intermédiaires devront être satisfaits, il sera en effet impératif « d’établir et maintenir un développement économique propre » et « d’assurer la durabilité de l’énergie, de l’eau et de l’approvisionnement alimentaire ».

- La deuxième perspective de la carte s’intéresse aux résultats pour les parties prenantes que sont la nation-la région, l’organisation-la ville, la collectivité, l’individu-la famille. Cette perspective précise par exemple, que pour assurer la durabilité de l’énergie, de l’eau et de l’approvisionnement alimentaire, il sera primordial d’obtenir des résultats immédiats dans trois directions : réduction de la pollution atmosphérique (gaz à effet de serre), augmentation des énergies propres, approvisionnement en eau et augmentation de l'approvisionnement alimentaire des autochtones.

Les trois perspectives suivantes identifient les TACTIQUES pour atteindre les RESULTATS préalablement identifiés. C’est au niveau des tactiques qui abordent le « comment » que les discussions entre les dirigeants risquent d’être tendues.

- La troisième perspective nommée innovation et énergie identifie les leviers qui devraient permettre d’atteindre les objectifs de résultats immédiats liés aux parties prenantes. La tactique innovante proposée par la France est basée sur l’utilisation des déchets comme produits d’entrée, pour de nouveaux procédés, de nouvelles technologies et de nouvelles industries pour :
Développer des technologies de rupture,
Développer et commercialiser des technologies propres,
Augmenter le « Design Vert » & la rénovation de l’infrastructure des bâtiments.

- La quatrième perspective nommée apprentissage et croissance spécifie la structure indispensable à la mise en œuvre de la tactique innovante basée sur l’utilisation des déchets. Trois structures sont identifiées comme prioritaires : le capital humain, le capital informationnel et le capital organisationnel.

- La dernière perspective finance et volonté gouvernementale identifie les deux objectifs clés pour réussir la stratégie formalisée par la carte verte. L’un des objectifs est mondial (réguler & aligner le flux des capitaux) l’autre se situe au niveau de chaque gouvernement (aligner et ajuster la politique fiscale, la réglementation, l'exécution et le management de la performance en matière de développement durable). Il s’agirait de penser mondialement et d’agir au niveau national.

Imaginez maintenant que lors de cette semaine du développement durable de Paris, les dirigeants du monde oublient leurs priorités nationales pour réfléchir ensemble à la définition de priorités au niveau mondial, à partir de la carte verte proposée par la France, qu’ils arrivent à un consensus et qu’ils communiquent en utilisant la carte comme support. Il ne resterait plus aux dirigeants qu’à fixer à chaque objectif de la carte, la cible de performance à atteindre et le délai pour l’atteindre (par exemple pour la France : réduire la pollution atmosphérique correspondrait à réduire les émission de x tonnes de CO2 par an sur y ans et de x tonnes celles de dioxyde d’azote par an sur y ans) puis, d’identifier et piloter les initiatives et autres plans d’actions stratégiques permettant d’atteindre cette cible (par exemple pour la France il s’agirait de développer le fret afin de réduire le nombre de kilomètres parcourus).

Imaginez Paris, capitale mondiale du développement durable
Patrick Jaulent
Président du club Balanced Scorecard et Performance France
Partenaire-expert CFO-news


Dimanche 19 Avril 2009
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1.Posté par MA Q. - Directeur de cabinet le 06/04/2009 09:58 | Alerter
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Génial. Nous sommes en plein dans le sujet.

2.Posté par Patrick, Jaulent le 06/04/2009 14:55 | Alerter
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Pour concevoir la "carte verte", j'ai travaillé à partir du rapport " An Inconvenient truth" de Mr Al Gore. Il s'agit là de mon interprétation.





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