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Stéphane Rousseau
Le point de départ c'est bien sûr le fait que la restructuration s'accompagne d'une transformation de l'actionnariat de GM où les autorités publiques occupent une place importante. De là, l'intégration dans la prise de décision de considérations dépassant possiblement la maximisation des profits pour les actionnaires. Cela pourrait entraîner des changements importants en matière de gouvernance, ce qui n'est pas sans inquiéter des critiques. Les commentaires suivants sont éloquents quant à cette possibilité:
Our biggest concern with the restructuring plan ... is the potential for governments and unions to influence production, product, workforce and management decision in ways that could jeopardize the auto maker's chances for servival, put politics and special interests above sound business strategy...
Critique assez classique des risques de la RSE. Cependant, faut-il rappeler que GM a eu au cours de sa longue existence l'occasion d'être gérée, en principe, libre d'une bonne partie de ces contraintes. Alors, pourquoi s'est-elle retouvée en état d'insolvabilité alors qu'elle poursuivait la maximisation des profits pour les actionnaires? L'objectif est certainement la survie de l'entreprise. Et à cet égard, la RSE (ou le stakeholder management) ne s'y oppose pas.
Stéphane Rousseau
Professeur à la Faculté de droit de l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire en droit des affaires et du commerce international
droit-des-affaires.blogspot.com
Our biggest concern with the restructuring plan ... is the potential for governments and unions to influence production, product, workforce and management decision in ways that could jeopardize the auto maker's chances for servival, put politics and special interests above sound business strategy...
Critique assez classique des risques de la RSE. Cependant, faut-il rappeler que GM a eu au cours de sa longue existence l'occasion d'être gérée, en principe, libre d'une bonne partie de ces contraintes. Alors, pourquoi s'est-elle retouvée en état d'insolvabilité alors qu'elle poursuivait la maximisation des profits pour les actionnaires? L'objectif est certainement la survie de l'entreprise. Et à cet égard, la RSE (ou le stakeholder management) ne s'y oppose pas.
Stéphane Rousseau
Professeur à la Faculté de droit de l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire en droit des affaires et du commerce international
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