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Finyear Eco - 4 novembre 2014 (n°9 - 16H00) | Scénario de marché Valquant novembre 2014


Économie, marchés, actions, devises, matières premières. Votre quotidien Finyear vous offre tout au long de la journée, des commentaires et des chiffres. A la suite vous trouverez également un tableau de bord financier avec cotations, indices et taux mis à jour en temps réel. Finyear Eco est exclusivement réservé aux investisseurs et aux conseillers financiers professionnels et n’est pas destiné aux particuliers.




Commentaires et chiffres du jour

Finyear Eco - 4 novembre 2014 (n°9 - 16H00) | Scénario de marché Valquant novembre 2014
N°9 - 16H00

Scénario de marché Valquant novembre 2014

Valquant a tenu son 236ème petit déjeuner mensuel « Scénario de marché » au Cercle de l’Union Interalliée mardi 4 novembre 2014.

Conformément à sa méthodologie d’analyse systématique de l’actualité, Valquant présente les points-clés pour l’allocation d’actifs « scénario de marché » et le choix de titres « secteurs et titres ».

SCENARIO DE MARCHE

1) Bilan du mois écoulé
Au début du mois d’octobre, l’indice CAC 40 a cassé sa moyenne mobile 200 jours, comme début août, et reste au deca de ses moyennes mobiles, ce qui est un signal négatif. Les marchés mondiaux d’actions n’ont pas baissé, malgré l’alerte d’octobre : les actions européennes ont perdu 2 % environ et les actions américaines continuent à progresser.

Le cours de l’€ a rebondi contre le $, puis rechuté en fin de mois : la chute est enrayée, et l’€ reste au-delà de sa parité théorique de PPA. Les taux souverains ont touché de nouveaux plus bas : les taux de l’état allemand ont valu 0,71 % le 15 octobre et les taux japonais sont au plus bas historique (0,46 %). Les taux des obligations sont quant à eux stabilisés, sauf les taux grecs. Les cours du pétrole ont accéléré leur chute, et se stabilisent depuis quelques jours seulement, comme ceux des métaux industriels.

2) Analyse critique de l’actualité

L’actualité économique est marquée par la croissance stoppée net en Allemagne : entre la chute de la production industrielle de 4 %, la baisse importante des exportations, ou la nouvelle baisse de l’indice IFO, tous les indicateurs convergent vers ce scénario.

Le FMI a revu ses prévisions en baisse, notamment pour la France, l’Allemagne et le Japon.
La croissance est menacée par Ebola, l’épidémie de fièvre hémorragique qui frappe durement l’Afrique de l’Ouest : la psychose du virus pourrait potentiellement susciter une baisse d’activité économique.
L’actualité des entreprises se distingue par la potentielle rechute des bénéfices européens : les analystes ont récemment procédé à de nombreuses révisions en baisse de leurs prévisions de bénéfice 2014 et 2015.

L’actualité politique est dominée par l’approbation par la Commission, des budgets nationaux : le commissaire sortant a approuvé sans réserve les budgets de la France, de l’Italie, et de tous les pays membres.

On observe un regain de stress géopolitique en Ukraine (soutien de la Russie aux élections organisées dans les deux régions sécessionnistes), et à Jérusalem.

L’actualité monétaire est marquée par la BCE, qui pourrait racheter des obligations privées : les marchés ont applaudi à cette rumeur, qui est cohérente avec les propos de Mario Draghi.

Aux USA, la fin du QE est validée par le FOMC : la reprise économique est jugée suffisante pour envisager une hausse des taux dès que la conjoncture le permettra.

A l’inverse au Japon, la Banque a relancé son QE : les achats d’obligations du trésor ont augmenté, les achats d’ETF et les fonds immobiliers sont multipliés par 3.

L’actualité financière est marquée par les résultats du grand examen des actifs et les stress tests des banques européennes qui ont été publiés le dimanche 26 octobre : seules les banques italiennes devront prendre des mesures de recapitalisation. Les taux obligataires de l’état grec ont flambé en octobre : les prochaines échéances électorales pourraient voir émerger le parti anti européen. Au Brésil, la réélection de Mme Rousseff a été mal interprétée par les marchés financiers, qui craignent une récession dure…

3) Thème du mois : tendance haussière ou tendance baissière ?

- L’enfoncement des moyennes mobiles longues par les cours des indices, éphémère (USA) ou confirmé (Europe, pays émergents), nous envoie une alerte qu’il faut prendre très au sérieux ;
- L’observation historique est univoque : il ne faut pas acheter lorsque les indices sont en dessous de leur moyenne mobile 200 jours ;

Mais comme :
1/ le marché directeur américain reste au-delà de sa moyenne mobile 200 jours,
2/ notre scénario fondamental envisage pour 2015 de bonnes surprises sur la croissance économique européenne,...

Nous prévoyons un retour rapide des indices européens au-delà de leurs moyennes mobiles 200 jours.
S’ils n’avaient pas la force de reprendre une tendance haussière rapidement, (avant un mois) nous conseillerons une position très défensive, avec la perspective d’une baisse rapide des cours de l’ordre de 20 %, associée à la hausse du $ (baisse de l’ €).

4) Conclusion pour l’allocation d’actifs

Nous restons investis « normalement » en actions, mais suivons avec un intérêt tout particulier la position des indices européens relativement à leur moyenne mobile 200 j…

SECTEURS ET TITRES EN EUROPE

1) Bilan du mois écoulé :

Les secteurs pétroliers, bancaires et technologiques sont attaqués. Les médias tirent leur épingle du jeu, comme les biens personnels et de la maison.
Notre liste européenne est sur performante en octobre, PHILIPS pèse à nouveau. La liste de titres français a quant à elle sur performé légèrement l’indice SBF 120, malgré la chute de SAFT.
Quasiment aucun critère (suiveur ou contrariant) n’a permis de battre le marché en octobre. C’est le signe d’un marché plutôt baissier, qui perd ses repères…

2) Thème du mois : les ETI françaises dans la Matrice VALQUANT

Le screening de la Matrice VALQUANT appliquée aux 253 ETI cotées françaises, permet de déceler de nombreuses situations intéressantes, dont notamment les cas de DAMARTEX, HAULOTTE GROUP, ou ENVIRONNEMENT SA.

A propos de Valquant :
Valquant est un bureau indépendant d’analyses et de recherches économiques et financières.
Fort de son expérience et de son expertise (20 ans de pratique), Valquant apporte analyse, conseil et aide aux investisseurs en matière d’allocation d’actifs et de stock picking. Il aide également à la compréhension et à l’interprétation de l’actualité économique, financière et boursière à destination des dirigeants d’entreprises.
Valquant propose un service d’abonnements annuels à destination des investisseurs et des émetteurs.
www.valquant.fr


N°8 - 14H00

Indicateurs Eurostat du jour

Risque de pauvreté ou d'exclusion sociale dans l'UE28
Plus de 120 millions de personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2013
Soit près d’une personne sur quatre dans l'UE dans cette situation.

En 2013, 122,6 millions de personnes, soit 24,5% de la population, dans l’UE étaient menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale. Cela signifie que ces personnes étaient affectées par au moins une des trois conditions suivantes: en risque de pauvreté après transferts sociaux (pauvreté monétaire), en situation de privation matérielle sévère ou vivant dans des ménages à très faible intensité de travail2. La proportion de personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale dans l’UE28 en 2013 (24,5%) a légèrement baissé par rapport à 2012 (24,8%), mais est supérieure à celle enregistrée en 2008 (23,8%). La réduction du nombre de personnes confrontées dans l'UE au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale est l’un des objectifs clés de la stratégie Europe 2020.

Les prix à la production industrielle en hausse de 0,2% dans la zone euro
En hausse de 0,1% dans l’UE28.

En septembre 2014 par rapport à août 2014, les prix à la production industrielle ont progressé de 0,2% dans la zone euro (ZE18) et de 0,1% dans l'UE28, selon les estimations d’Eurostat, l’office statistique de l'Union européenne. En août, les prix avaient diminué de 0,2% dans les deux zones.

Le taux d’inflation annuel de la zone euro en hausse à 0,4%

Estimation rapide - octobre 2014.
Le taux d'inflation annuel1 de la zone euro est estimé à 0,4% en octobre 2014, en hausse par rapport au mois de septembre, où il était de 0,3%, selon une estimation rapide publiée par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne.

Le taux de chômage à 11,5% dans la zone euro - Septembre 2014
À 10,1% dans l’UE28.

Dans la zone euro (ZE18), le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 11,5% en septembre 2014, stable comparé à août 2014, mais en baisse par rapport au taux de 12,0% de septembre 2013. Dans l’UE28, le taux de chômage s’est établi à 10,1% en septembre 2014, également stable comparé à août 2014, mais en baisse par rapport au taux de 10,8% de septembre 2013. Ces chiffres sont publiés par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.

EUROSTAT
http://ec.europa.eu/eurostat


N°7 - 10H45

Prévisions économiques de la CE

Note de Christopher Dembik, Economiste, Saxo Banque.

La présentation des prévisions économiques d’automne de la CE est un exercice convenu d’avance. Il ne fait pas de doutes que les chiffres en matière de croissance vont être revus à la baisse pour 2015 et 2016 par rapport à l’estimation précédente.

Nous nous attendons à une croissance encore faible pour l’an prochain, à seulement 1.5% pour la zone euro dans son ensemble. Cette croissance sera tirée essentiellement par l’Allemagne dont l’activité devrait se renforcer en 2015 après une fin d’année 2014 difficile. Notre estimation est à 1.6% en tenant compte du fait que Berlin décide de profiter de sa marge de manœuvre budgétaire pour entamer une politique de relance et d’investissement. L’apport des pays du Sud sera également décisif pour la zone euro, en particulier grâce au rebond mécanique de la croissance en Espagne qui pourrait atteindre 2% en donnée annuelle.

De son côté, la France devrait rester pénalisée par les incertitudes autour de la politique économique et avoir une croissance d’à peine 1% en 2015, ce qui est évidemment très insuffisant pour réduire le chômage et atteindre les objectifs de réduction du déficit.

L’enjeu du jour n’est cependant pas lié aux prévisions de croissance puisque l’atonie économique de la zone euro fait consensus à moyen terme. En revanche, il sera intéressant de savoir quelle position la CE va adopter au regard de la poursuite de la consolidation budgétaire après avoir fait preuve d’indulgence vis-à-vis de la France et de l’Italie. Il est fortement probable que d’ici à six mois la volonté européenne de renouer avec des niveaux de déficit public plus soutenables ne soit plus la priorité du moment du fait de la contre-performance économique de l’Union. C’est d’ailleurs déjà certainement le cas dans les couloirs de la Commission, mais rien n’est encore officiel.


N°6 - 10H30

Crude Falls Further, Virgin Money IPO to Go Ahead

Asian stocks dipped on Tuesday with the latest signs of slower growth in both China and the Eurozone dampening the mood. Over in the US the S&P 500 and the Dow closed down slightly on Monday after briefly touching intraday records, but strength in semiconductors boosted the Nasdaq. The Dow closed 24 points lower at 17366 and the S&P500 closed down 0.24 points at 4638.

The Dollar edged down 0.5 percent to 113.46 Yen on profit-taking after scaling a seven-year high of 114.21, the Euro was up 0.3 percent at $1.2521 after falling to a two-year trough of $1.2390 overnight and the Australian Dollar was up 0.5 percent at $0.8724 as the U.S. Dollar gave back some ground against its peers.

Crude oil extended losses after tumbling as much as $2 a barrel overnight after Saudi Arabia deepened price cuts for U.S. customers, U.S. crude fell to as much as $78.02 a barrel, its lowest since June 2012. London copper held its ground on Tuesday after global factory growth showed a surprise uptick and manufacturing activity accelerated in the United States, but concerns about Chinese and Eurozone growth remain bearish themes for commodities.

Within equities leading British bookmaker William Hill said on Monday its Manila service centre would be investigated due to allegations relating to illegal gambling activities in the Philippines, the stock is currently trading down 1.29% at 355p. In the world of new issues UK lender Virgin Money is seeking to go ahead with its postponed London stock market listing amid firmer market conditions by the end of next week.

Data today sees the release of US Trade Balance figures, £40b expected vs $40.1b previous.

Daniel Sugarman
Market Strategist
ETX Capital, One Broadgate, London EC2M 2QS T
www.etxcapital.com


N°5 - 10H00

S&P - Mécanisme de Supervision Unique : pas d'effet attendu sur les notes pour le moment

À compter d’aujourd’hui, la Banque Centrale Européenne supervisera directement 120 groupes bancaires de la zone euro, à travers le Mécanisme de Surveillance Unique (SSM : Single Supervisory Mechanism).

La BCE aura ainsi compétence sur près de 85% du total de bilan des banques en zone euro. Selon nos estimations, elle supervisera directement de 50% à 90% des actifs bancaires consolidés de chacun des pays membres.

Le MSU est une avancée importante vers la convergence des réglementations bancaires en zone euro. Bien que la BCE ne dispose pas d'antécédents en matière de supervision, nous pensons que cela pourrait remédier à certaines des lacunes mises en lumière lors de la crise bancaire de 2008.

A ce stade, nous n'envisageons pas d'impact sur la notation des banques situées en zone euro :
- les notes actuelles intègrent le renforcement des normes sous un règlement uniforme (single rule book), ainsi que la probabilité d'une supervision plus cohérente à l’avenir. Ces facteurs ont déjà une influence positive dans l’analyse du "cadre institutionnel" dans lequel opèrent un certain nombre de systèmes bancaires en zone euros ;
- notre appréciation de la fiabilité de ce cadre tient compte de l'ampleur des défis opérationnels, comme de l'anticipation que les meilleures pratiques se répandront avec le temps ;
- environ 3500 banques de taille moindre ne sont pour le moment pas supervisées par le SSM.

La qualité de la réglementation reste un facteur différenciant dans la notation des banques, car les divergences perdureront un certain temps :
- les régulateurs nationaux conservent certaines compétences-clés ;
- l'harmonisation des pratiques à travers la zone euro prendra un certain temps ;
- l'efficience de la supervision varie d'un pays à l'autre ;

Un impact futur du MSU sur la notation des banques dépendra de toute une série de facteurs, dont la cohérence et la vigueur avec lesquelles la BCE fera usage de ses nouvelles compétences, son indépendance et sa détermination à prévenir la montée des risques.

Standard & Poor’s Ratings Services
www.standardandpoors.com

Téléchargez le communiqué (PDF 9 pages)


N°4 - 9H45

Good Morning Finyear Readers!

European markets are trading higher this morning trying to stage a rebound after yesterday’s losses and overall substantial underperformance compared to US and Asian markets.
There isn’t much on the calendar what European data are concerned this morning consequently the main focus will be on the European Commission which releases economic growth forecast for the Euro-zone. Nobody necessarily expects a very positive report and an imminent upturn in economic activity in the months ahead however more insight concerning how long the current slowdown is likely to last will certainly be of interest to traders.
Later in the day there are plenty of US data scheduled for release furthermore there are mid-term election taking place in the US with many expecting that the Republican have a good chance to capture the Senate.
A victory by the Republican wouldn’t necessarily come as a major surprise and should to a certain degree already be priced into the market.
Despite yesterday’s market decline overall sentiment remains positive with traders expecting another boost for markets on Thursday when the ECB is holding their monthly meeting.
Last week’s surprising stimulus action by the BOJ which powered the Nikkei to a new multi-year high has also stirred optimism that the ECB will act earlier and more decisively than previously thought to combat struggling growth and low inflation.

Markus Huber | Senior Sales-Trader/Senior Analyst
Peregrine & Black
www.peregrineblack.com


N°3 - 9H30

Les marchés prudents avant les évènements majeurs de la fin de semaine

Marchés actions
Sur les marchés actions, après la forte progression de Vendredi dernier, les principaux indices mondiaux ont perdu du terrain hier. Les bourses européennes accusent le plus fort recul, le CAC 40 ayant notamment cédé 0.92% à 4 194.03 points, le Dax 0.81% à 9 251.70 points et le Footsie 0.89% à 6 487.97 points. De son côté Wall Street a limité ses pertes, porté par un très bon indicateur ISM Manufacturier. Après avoir atteint de nouveaux plus hauts en cours de séance, Wall Street a limité ses gains pour clôturer proche de la neutralité en raison de la nouvelle chute du baril de pétrole qui est passé sous le seuil symbolique des 80$, ce qui a entrainé une sanction sur les titres pétroliers.

Le Dow Jones recule ainsi de 0.14% sur la séance à 17 366.24, après être monté jusqu’à 17 411 points. L’indice phare des gérants de fonds, le S&P500, clôture à la neutralité en reculant de 0.01% à 2 017.81 points tandis que le Nasdaq revient sur des niveaux des années 2 000 après avoir grappillé 0.18% à 4 638.91 points.

Il y a quelques dizaines de minutes, et dans le sillage de sa séance euphorique de Vendredi dernier, la Bourse de Tokyo, qui rappelons-le était fermée hier pour cause de jour férié, s’est une nouvelle fois envolée de 2.73% à 16 862.47 points après avoir fleureté avec le niveau des 17 000 points. La Bourse de Tokyo continue de profiter de l’annonce surprise de la BoJ, qui a mis en place de nouvelles mesures de soutien à son économie, en augmentant notamment son volume d’achat d’actifs. Cette décision envoie le billet vert vers de nouveaux plus haut contre le Yen, profitant par conséquent aux entreprises exportatrices nipponnes.

Selon les dernières indications disponibles, les principales bourses européennes sont attendues en légère baisse ce matin à l’ouverture dans un contexte toujours tendu au sein de la zone euro et en Chine notamment, alors que les Etats-Unis continuent d’afficher une croissance forte.

Forex
Ce mardi, la monnaie unique remontait légèrement face au dollar. L'indice PMI manufacturier de la zone euro, publié hier à 50,6 points en octobre, contre 50,3 points en septembre montre que le secteur manufacturier européen continue de stagner, malgré un redressement de l'Allemagne.

Dans ce contexte, les marchés seront attentifs ce mardi à la publication des prévisions d'automne de la Commission européenne.

Les investisseurs s'interrogent sur un éventuel coup de pouce monétaire supplémentaire de la part de la Banque centrale européenne (BCE) dans la foulée de la banque centrale japonaise.

La monnaie unique européenne évoluait aux environs de 1,2506 dollar ce matin.

Outre-manche, la livre s’est à nouveau renforcée face à l'euro grâce à un secteur manufacturier qui a connu une accélération inattendue pour le mois d’octobre. L’indice PMI au Royaume-Uni a effectivement grimpé à 53,2. Le consensus tablait pourtant sur une baisse à 51,4.

Ce mardi, l’indice PMI de la construction britannique sera publié dans la matinée. Par ailleurs, les membres de la Banque d'Angleterre se réuniront du 5 au 6 novembre pour décider des taux d'intérêt. Au cours des trois derniers mois, deux fonctionnaires ont voté pour des taux plus élevés.
La livre a gagné 0,1 pour cent à £ 0,7820 pour un euro. Le cable de son côté a chuté de 0,1 pour cent à $ 1,5974.

Du coté asiatique, la monnaie japonaise a perdu du terrain contre l'ensemble de ses 31 principaux homologues après que la banque centrale a déclaré le 31 octobre son intention d' élargir la base monétaire de 80 milliards de yens ( $ 703 000 000 000 ) par an.

Le même jour, les autorités japonaises ont également dévoilé des réformes au Fonds d'investissement de retraite du gouvernement qui ont augmenté les allocations pour les actions et les actifs à l'étranger.

La monnaie unique s’échange ce matin aux alentours de 142,02 yens et le billet vert aux environs de 113,54 yens.

Matières premières
Au chapitre des matières premières, l’Arabie Saoudite ne lâche pas de terrain pour garder ses parts de marché.

Le WTI pour la livraison de décembre a perdu 76 centimes à $78.02 ce matin. Hier le contrat a chuté lourdement en franchissant la barre symbolique des $80 en perdant $1.76 en séance. Les volumes échangés repassent au-dessus de la moyenne des cent jours. Le Brent lui a diminué de 86 centimes à $83.92 le baril et la prime s’élargit à $5.89 par rapport à son homologue américain.

Alors que l’ensemble des membres de l’OPEP commence à penser à une réduction de leur production, l’Arabie Saoudite résiste face à la déferlante américaine du pétrole de schiste. C’est maintenant à un jeu que se livrent l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis pour gagner des parts de marché. Certains analystes restent toujours sur une projection baissière du pétrole et ils ne voient pas agir l’OPEP avant que les prix ne descendent en dessous des $75.
Du côté des statistiques, les stocks de brut américains ont augmenté à 381.6 millions le 31 octobre dernier, soit une hausse de 1.9 millions pour clôturer sur un quatrième mois de hausse des stocks.

Sur les métaux, l’or évolue à un niveau le plus faible depuis 2010 dans un contexte où la Fed prépare son calendrier pour relever ses taux d’intérêts. L’once d’or se négociait à $1168.17 ce matin, vendredi dernier celle-ci était descendue sur ses plus bas de juillet 2010 à $1161.35.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


N°2 - 8H45

UBS daily roundup - Democracy in action

Paul Donovan daily briefing.

• A minority of the US electorate head to the polls to decide the US mid-term elections. The final outcome may not be known until January (with recounts and court cases), although the substance should be known by Thursday morning London time.

• Market interest is whether the Democrats retain the Senate seats to form a blocking minority (or a majority), and whether the presumed Republican majority in the House is large enough to reduce the influence of the Tea Party caucus. The balance matters ahead of yet another debt ceiling debate next year.

• US economic data continues to be relatively robust. The Fed's Senior Loan Officers' survey indicated easing business credit conditions. The ISM export orders were weaker, but that may reflect currency moves rather than volume moves. Trade data is due today.

• Euro area producer price inflation is due, expected to show flat prices in month on month terms. Price data has somewhat heightened attention as investors ponder the ECB's policy options (whether the ECB is quite so alarmed is another matter).

www.ubs.com/investmentbank


N°1 - 8H30

Réaction excessive des marchés

Le dernier Marketscope d’ING Investment Management.

Nous pensons que les marchés ont réagi de façon excessive et ne voyons guère d’arguments fondamentaux justifiant la sévère correction que nous venons de connaître. Plusieurs indicateurs techniques suggèrent un redressement à court terme.

Les perspectives économiques mondiales sont devenues un peu plus incertaines, mais demeurent positives. La croissance bénéficiaire se redresse – en particulier aux États-Unis, alors qu’en Europe, il faudra attendre 2015 – et la politique monétaire reste accom-modante en raison notamment de l’inflation modérée.

Jusqu’à présent, octobre a été un mauvais mois pour les actifs risqués. Il y a eu des ventes massives d’actions, de matières premières et d’obligations risquées, alors que les taux obligataires à 10 ans ont fortement baissé. La hausse de l’aversion pour le risque a été provoquée par une série de mauvaises nouvelles. En Europe, la BCE a déçu les analystes en publiant trop peu de détails sur ses nouvelles mesures. En outre, de nombreux chiffres inférieurs aux attentes ont été publiés, y compris en Allemagne. L’humeur était morose à l’assemblée annuelle du FMI et l’impres-sion était que les marchés ont trop largement anticipé les dévelop-pements économiques ces deux dernières années. Les marchés étant capables de créer leur propre réalité, un pessimisme se gé-néralisant et entraînant une détérioration des conditions financières pourrait avoir un impact négatif sur l’économie réelle. Nous ne pensons cependant pas que les actifs risqués sont devenus trop chers. Les indicateurs suggèrent que la tendance de la croissance économique mondiale reste favorable. La consommation mondiale s’est redressée ces derniers mois et devrait être soutenue par le net déclin des prix du pétrole et d’autres matières premières. Le repli des taux est positif pour le marché immobilier car il implique une baisse des taux hypothécaires. Les entreprises sont égale-ment en bonne santé et prêtes à investir. Nous pensons que les marchés ont eu une réaction excessive et ne voyons guère d’arguments fondamentaux justifiant la sévère correction. Plusieurs indicateurs techniques suggèrent une reprise à court terme. Nous surpondérons donc toujours les actions et l’immobilier.

1. Économie : croissance économique mondiale stable

● Les tendances économiques régionales divergent
● Nous prévoyons toujours une reprise économique mondiale progressive
● L’économie américaine résiste
● L’inflation de la zone euro restera proche de 0% pendant un certain temps

Les tendances économiques continuent à diverger

L’une des tendances notables de ces derniers mois est que les performances économiques régionales ont continué à diverger. L’économie américaine se porte toujours bien, tandis que les indicateurs économiques de la zone euro sont (légèrement) orientés à la baisse. Dans les marchés émer-gents, la tendance économique était relativement faible depuis le début de l’année déjà, mais récemment, les indicateurs décevants en Chine ont encore davantage pesé sur la croissance. Les indicateurs japonais ont, pour leur part, été mitigés : les sociétés investissent et le marché du travail s’améliore, mais la consommation des ménages se remet moins bien qu’anticipé du relèvement de la TVA d’avril.

Le FMI revoit ses prévisions de croissance à la baisse

Le FMI a revu ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale à la baisse et a souligné que les risques baissiers avaient augmenté depuis le printemps, en raison notamment des tensions géopolitiques. Il a ramené sa prévision de croissance pour 2014 à 3,3% (recul de 0,4% par rapport à avril). Pour 2015, le FMI prévoit une accélération de la croissance à 3,8% (contre 4% précédemment). Pour la zone euro, le FMI prévoit une croissance de 1,3% en 2015, soit 0,2% de moins qu’en avril.

La croissance économique mondiale reste stable

Les indicateurs économiques mondiaux ne nous incitent pas à modifier notre prévision d’une reprise graduelle de l’économie mondiale. L’indice PMI mondial, un indicateur fiable de la croissance économique dans les prochains mois, s’est replié légèrement, passant de 55,1 à 54,9 en septembre, mais se situe aux alentours de 55 depuis quatre mois déjà. Ceci suggère le niveau d’activité économique le plus élevé des trois dernières années et demie.

Production industrielle inférieure aux attentes en août

Bien que l’indice du secteur des services ait légèrement reculé, il reste largement supérieur à celui de l’industrie manufacturière. Ce dernier s’est également replié quelque peu, bien que les chiffres concrets de la production industrielle témoignent d’une situation plus morose. La production industrielle a en effet généralement déçu en août. La contraction a été particulièrement marquée en Allemagne (-4% par rapport à juillet) et au Japon. L’avenir nous dira s’il s’agit d’un repli ponctuel ou structurel. Les chiffres du secteur industriel et des entreprises suggèrent un rebond en septembre. Nous nous attendons à ce que la production industrielle mondiale se redresse et atteigne un niveau compatible avec l’indice PMI.

L’économie américaine mène clairement la danse

L’économie américaine affiche de loin la plus grande résistance. Le tableau fondamental des États-Unis est clair : les déséquilibres macroéconomiques et les incertitudes politiques ont diminué substantiellement et l’économie profite d’une diminution de l’austérité budgétaire et d’une politique monétaire toujours accommodante. Le secteur privé est par conséquent tant en mesure d’accroître ses dépenses qu’enclin à le faire. Ceci devrait diminuer les surcapacités au sein de l’économie.

Les données de la période écoulée confirment ce tableau. Après deux mois de croissance légèrement inférieure aux attentes, le nombre d’emplois a crû de 248.000 unités en septembre. En outre, les chiffres des deux mois précédents ont été revus à la hausse de 69.000 unités. La croissance moyenne de l’emploi au cours des six derniers mois s’élève ainsi à 245.000 unités, un résultat très solide. Le marché du travail continue par conséquent à soutenir les consomma-teurs même si la croissance salariale ne se redresse pas et reste proche de 2%. L’économie américaine est également aiguillonnée par les dépenses des entreprises et le marché immobilier qui affichent une croissance appréciable.

Pas de relèvement des taux par la Fed avant l’été 2015

La faible croissance salariale persistante et le déclin attendu de l’inflation au cours des prochains mois – en raison surtout du net repli des prix énergétiques – renforcent notre conviction que la Fed ne relèvera pas les taux à brève échéance. Nous prévoyons le premier relèvement des taux au troisième trimestre de 2015.

L’inflation de la zone euro restera faible pendant un certain temps
Dans la zone euro, les indicateurs de l’activité économique continuent à se détériorer graduellement. En septembre, l’indice PMI de l’ensemble de la région est passé de 52,5 à 52,3, un niveau correspondant à une croissance économique de 0,2%. L’inflation s’élevait à 0,3% en termes annualisés en septembre, tandis que l’inflation sous-jacente (sans les prix énergétiques et alimentaires) était de 0,8%. Compte tenu du net repli des prix pétroliers, il est probable que l’inflation restera proche de 0% pendant une période prolongée. Les marchés financiers sont de plus en plus préoccupés par le fait que l’inflation reste inférieure à l’objectif de 2% de la BCE, ce qui se traduit par une baisse des attentes inflationnistes. Ceci, combiné à la faible croissance économique persistante, accroîtra ces prochains mois les pressions s’exerçant sur la BCE pour qu’elle élargisse son programme de rachat en y incluant les obligations d’État.

2. Actions : brusque hausse de l’aversion pour le risque

● Faibles chiffres économiques, surtout dans la zone euro
● Légère déception lors de la réunion de la BCE en octobre
● La croissance économique et la croissance bénéficiaire déçoivent en Europe
● Rendement du dividende attrayant, surtout en Europe

Les investisseurs réduisent leurs risques

Des prises de bénéfices, en particulier depuis la fin septembre, ont entraîné une solide correction sur les marchés d’actions. Les actions européennes et japonaises ont surtout souffert de l’incertitude accrue relative à la croissance économique. L’incertitude relative à la politique monétaire a également joué un rôle dans les deux régions. Les marchés ont reporté la date à laquelle ils s’attendent à ce que la BCE commence à racheter des obligations d’État à 2015. Plusieurs facteurs techniques, dont la tendance économique, sont désormais négatifs. Alors que les indicateurs économiques européens et japonais déçoivent, il y a eu quelques surprises positives dans les marchés émergents. Les exportations chinoises ont, par exemple, dépassé les attentes.

Les secteurs cycliques sont les plus affectés

La réduction des risques par les investisseurs a surtout affecté les actions cycliques. Parmi ces dernières, le secteur des matières premières – essentiellement l’énergie – a affiché les pertes les plus sévères. Ceci n’est pas surprenant eu égard au repli des prix pétroliers. La focalisation des investisseurs sur la hausse des incertitudes les a jusqu’à présent empêchés de voir les aspects positifs de la baisse des prix pétroliers. En effet, un pétrole moins cher augmente le revenu disponible des ménages et a un effet positif sur les coûts de production des entreprises. Les incertitudes, notamment en ce qui concerne la croissance bénéficiaire future, dominent pour l’instant.

Les bénéfices américains pourraient décevoir

Si l’on considère les bénéfices par action, les sociétés américaines ont affiché une solide croissance. En revanche, les bénéfices des entreprises européennes ont jusqu’à présent été inférieurs aux attentes. Ceci pourrait cependant changer. La tendance bénéficiaire américaine est actuelle-ment la plus négative de toutes les régions. Les analystes revoient en effet leurs prévisions bénéficiaires pour les sociétés américaines à la baisse. Ils s’attendent à ce que la vigueur de dollar américain soit négative pour les entreprises américaines. Le dollar fort mettra les marges américaines sous pression sur ses marchés d’exportation. Nous pensons que ces pressions sur les marges seront perceptibles à partir de janvier 2015, c’est-à-dire dans les chiffres relatifs au quatrième trimestre. Les sociétés exportatrices européennes pourraient au contraire profiter du raffermissement du dollar (taux de change EUR/USD plus faible).

Les entreprises européennes afficheront-elles une croissance bénéficiaire suffisamment tôt?

Les valorisations des sociétés européennes se situent actuellement près de 15% au-dessus de leur moyenne. Ceci ne doit pas préoccuper car il ne s’agit pas d’une surévaluation excessive. Néanmoins, un problème pourrait survenir si la croissance bénéficiaire reste inférieure aux attentes et si le marché continue à être déçu par les actions de la BCE. Les valorisations deviendront problématiques si l’on entre dans une phase dans laquelle les bénéfices américains sont déjà inférieurs aux attentes et les bénéfices européens ne se redressent pas encore suffisamment pour inspirer confiance au marché.
En attendant des signaux indiquant un glissement plus positif au niveau des indicateurs européens et des bénéfices des entreprises, nous conservons une position neutre en actions européennes. Un signe indiquant clairement que le conseil des gouverneurs de la BCE a atteint un consensus sur un programme de rachat d’obligations d’État pourrait suffire pour que nous adoptions une surpondération des actions européennes. Nous conservons par ailleurs une légère surpondération des actions japonaises et américaines.

Les actions offrent un rendement du dividende attrayant

Fin septembre, les actions mondiales offraient un rendement du dividende de 2,5% et les actions des marchés émergents un rendement de 2,8%. Pour les actions américaines et japonaises, les rendements étaient de respectivement 2,0% et 1,8%, tandis que les actions européennes procuraient le rendement du dividende le plus élevé (3,3%). À la mi-septembre, le différentiel entre le rendement du dividende européen et le rendement des obligations d’entreprises était de 136 points de base, soit le niveau le plus élevé depuis des années.

Des signaux techniques suggèrent un pessimisme excessif

À court terme, plusieurs facteurs techniques suggèrent que la correction des cours a été excessive. La volatilité du marché, les sorties de capitaux sur les marchés d’actions et la forte hausse de l’aversion pour le risque en témoignent.

En ce qui concerne les fondamentaux, l’économie américaine affiche une croissance supérieure à la moyenne. Au cours des prochains trimestres, la croissance bénéficiaire des entreprises en Europe, au Japon et dans les marchés émergents sera soutenue par l’appréciation du dollar américain. Elle sera également stimulée par les bilans sains des entreprises et par le fait que les sociétés utilisent une partie de leurs liquidités au profit des actionnaires (rachats d’actions propres, augmentation du dividende). Globalement, nous prévoyons toujours une poursuite de la reprise progressive de l’économie mondiale. Nous supposons à cet égard que l’économie de la zone euro recevra un coup de pouce grâce au rachat d’obligations d’État par la BCE.

3. Obligations : le taux allemand redescend à un niveau record

● Forte baisse des taux américains et allemands à 10 ans
● Correction moins sévère que prévu pour les obligations risquées
● Préférence pour le papier libellé en euro
● Les ABS européens profitent des mesures de la BCE

Baisse excessive des taux américains et allemands

Après une brève hausse durant la première moitié de septembre, les taux obligataires à 10 ans ont renoué avec leur tendance baissière de l’année 2014. Un net repli a été particulièrement visible entre le 7 et le 15 octobre. Il y a plusieurs explications plausibles pour le déclin du taux obligataire allemand à 10 ans. Des indicateurs économiques inférieurs aux attentes dans la zone euro, une inflation (très) faible persistante et l’attente selon laquelle la BCE finira par racheter des obligations d’État sont des arguments plaidant pour des taux faibles ou orientés à la baisse. Nous estimons cependant que le nouveau plancher de 0,7% atteint par le taux allemand le 15 octobre est excessivement faible.

Le net repli du taux américain à 10 ans est plus difficile à expliquer. L’économie américaine affiche une croissance supérieure à la moyenne et devrait encore s’améliorer. D’un autre côté, l’inflation recule également aux États-Unis et on prévoit un nouveau déclin au cours des prochains mois, en raison surtout de la baisse des prix énergétiques. Compte tenu notamment de ce facteur, le marché s’attend désormais à ce que la Fed commence à relever ses taux de base plus tard en 2015. Sur la base des futures sur les Fed Funds, la date anticipée est passée du deuxième au quatrième trimestre de 2015.

Une autre raison pour la baisse des taux obligataires est la brusque hausse de l’aversion pour le risque qui a poussé les investisseurs vers des placements refuges tels que les obligations d’État allemandes et américaines. Les obligations de qualité sont également rares, alors que la demande reste élevée, y compris pour les fonds d’investissement souverains.

Nous estimons que la récente baisse des taux est excessive et prévoyons un rebond à court terme, ainsi qu’une hausse modérée des taux des obligations d’État américaines et allemandes à moyen terme.

Correction relativement limitée des obligations risquées

La hausse de l’aversion pour le risque a aussi provoqué une correction sur les marchés obligataires plus risqués. Cette correction a cependant été moins marquée que sur les marchés d’actions. Bien que les spreads se soient élargis, les rendements ne se sont pas repliés dans les mêmes proportions que les taux des obligations d’État de qualité (voir graphique). Il y a cependant des divergences entre les différents segments. Les obligations d’État espagnoles à 10 ans, les obligations d’entreprises investment grade européennes et les obligations des marchés émergents en monnaies fortes ont relativement bien résisté, tandis que les obligations à haut rendement et les obligations des marchés émergents en devises locales ont cédé le plus de terrain.

Correction plutôt excessive des obligations à haut rendement

Les obligations à haut rendement ont été confrontées à d’importantes sorties de capitaux en partie parce que nombre d’investisseurs étaient largement surpondérés dans cette classe d’actifs. Les valorisations sont néanmoins attrayantes, tandis que les facteurs fondamentaux n’ont guère changé. Le nombre de faillites attendues demeure historiquement faible. En outre, la politique monétaire de la BCE soutient les obligations à haut rendement européennes. Le principal risque pour les obligations à haut rendement est désormais la faible liquidité sur le marché.

Nous restons positifs à l’égard des obligations investment grade européennes, des ABS (asset backed securities) européennes et des obligations d’État des pays périphériques de la zone euro. Ces classes d’actifs profitent des mesures annoncées par la BCE.

4. Valeurs immobilières : surpondération

Les valeurs immobilières, qui sont logiquement convoitées par les investisseurs en quête de rendement, ont mieux performé que les autres classes d’actifs depuis le début de l’année. Elles combinent un rendement du dividende attrayant et une option sur un élargissement de la reprise économique. Les valeurs immobilières ont profité de la baisse des taux à 10 ans, mais sont aussi sensibles aux relèvements des taux. La volatilité pourrait par conséquent augmenter si les spéculations à propos d’un relèvement des taux américains devaient se renforcer. Une hausse graduelle des taux en raison de la poursuite de la reprise économique ne doit cependant pas nécessairement être négative. Nous surpondérons dès lors les valeurs immobilières.

5. Matières premières : position neutre

Nous avons une position neutre en matières premières. L’amélioration de la demande mondiale est positive, mais les matières premières sont vulnérables face à un déclin de la demande chinoise. La détérioration des indicateurs économiques en Chine est dès lors négative. Les risques géopolitiques demeurent omniprésents, mais n’ont jusqu’à présent pas eu d’impact haussier significatif sur les prix. Le déclin des prix pétroliers s’est poursuivi après la révision à la baisse de la croissance de la demande pétrolière par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Le repli de la croissance économique en Chine constitue toujours le principal risque pour les matières premières.



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TAUX D'INTERET LEGAL

Le taux d'intérêt légal 2014 reste inchangé par rapport à 2013. Il demeure fixé à 0,04%.
Par Décret n° 2014-98 du 4 février 2014 (J.O. du 6 février) le taux de l'intérêt légal est fixé à 0,04 % pour l'année 2014.

Rappelons que :
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Mardi 4 Novembre 2014
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