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Finyear Eco | 5 mars 2015 (n°5 - 11H00) | Variations sur le thème de la rareté - Carmignac Gestion


Économie, marchés, actions, devises, matières premières. Le quotidien Finyear offre aux investisseurs et aux conseillers professionnels des commentaires et des chiffres.




Commentaires et chiffres du jour

Finyear Eco | 5 mars 2015 (n°5 - 11H00) | Variations sur le thème de la rareté - Carmignac Gestion
N°5 - 11H00

Variations sur le thème de la rareté - Carmignac Gestion

La lettre mensuelle de Didier Saint-Georges, Managing Director et Membre du Comité d’Investissement de Carmignac Gestion.

Le début de l’année 2015 confirme le phénomène que nous décrivions dans notre Note de janvier dernier (« Être prêt plutôt que prédire ») : l’économie globale continue d’afficher une croissance faible et vulnérable aux pressions déflationnistes, mais la flamme des investisseurs rejaillit soudainement devant l’imminence d’un soutien monétaire renforcé, cette fois-ci en provenance de la Banque centrale européenne. Il serait mal venu pour un gestionnaire actif de priver ses clients des largesses d’un banquier central particulièrement entreprenant. Nos portefeuilles profitent donc largement de « l’effet Draghi », en particulier par notre positionnement sur l’univers obligataire européen, le dollar, et un renforcement de notre exposition aux actions européennes. En revanche, notre analyse des tendances longues de l’économie globale nous maintient dans la conviction que l’évolution des marchés demeure modelée par la rareté de la croissance, du rendement, des réformes, du leadership politique, de l’inflation, rareté qui trouve son pendant dans l’abondance d’endettement et des liquidités déversées par les Banques centrales. Ce diagnostic nous encourage à maintenir, au-delà d’une gestion tactique des taux d’exposition en actions, taux et devises, la part belle aux rares actifs présentant une croissance lisible et un rendement assuré à moyen terme.

Rareté de la croissance

Rappelons l’origine circulaire du déficit de croissance persistant dont souffrent la plupart des grandes économies mondiales : le surendettement contrecarre la reprise de l’investissement privé ainsi que toute mesure de relance publique forte, et la faible croissance qui en résulte empêche le surendettement de diminuer. L’ajout de tendances démographiques souvent défavorables donne aux perspectives de croissance globale un biais durablement médiocre.

Cette direction qui, à divers degrés, vaut pour l’Europe, le Japon, les Etats-Unis et le monde émergent n’interdit pas des « mini-cycles » intermédiaires. Ainsi, la zone euro bénéficiera d'une fenêtre d'accélération en 2015, grâce à une monnaie à son tour dépréciée, un plus faible coût de l’énergie, un coût du crédit bancaire en baisse et un moindre rythme de resserrement budgétaire. La croissance économique de la zone pourrait ainsi être revue en légère hausse pour cette année, alors que les révisions avaient été continuellement à la baisse l’an passé. Mais il demeure très difficile d’anticiper plus de 1,5% de croissance cette année, ce qui ne permettra pas de réduire le niveau d’endettement général, ni donc de redresser le niveau de croissance potentielle. Notons au passage que la faiblesse de l’euro profitera principalement à la première nation exportatrice qu’est l’Allemagne, renforçant du même coup les divergences de trajectoires économiques au sein de la zone euro. Aux Etats-Unis, l'inconfort de la Fed est palpable, alors qu’elle se prépare à durcir sa politique monétaire au moment où le reste du monde l'assouplit.

Un relèvement du taux des Fed Funds, qu’il faudrait rapidement inverser parce que l’économie américaine afficherait de nouveau des signes de faiblesse, jetterait le doute sur la crédibilité du pilotage monétaire de Janet Yellen. Dans le même temps, le rythme de croissance en Chine se stabilise au mieux sur des niveaux de moitié inférieurs à ce qu’ils étaient il y a cinq ans, et au Japon au mieux autour de 1% contre 0 l’an passé. Il est important de garder à l’esprit que dans un monde globalisé, la croissance de la zone euro est conditionnée par la croissance mondiale, et que les tentatives de relance par la dépréciation de la monnaie constituent globalement un jeu à somme nulle. Une baisse forte de l’euro provoquée par le « quantitative easing » de la BCE constituerait une forme d'exportation des pressions déflationnistes de la zone euro, aux dépends de la croissance nominale mondiale.

Rareté des réformes

Augmenter la croissance économique potentielle nécessite dans de nombreux grands pays l’engagement de réformes profondes. Leur progrès s’avère laborieux, en particulier en Europe. Quelques exemples : en France, alors que tous les sondages indiquent que l’opinion publique était favorable au projet de loi Macron, ni la gauche ni la droite parlementaires n’ont su trouver le courage politique de le voter. En Italie, le Jobs Act a été approuvé, mais les réformes institutionnelles nécessaires à la stabilité gouvernementale progressent très lentement et devront encore affronter le Sénat en mars prochain. En Grèce, l’obligation imposée par ses créditeurs au nouveau gouvernement de s’engager sur des réformes dont l’abandon était au coeur du programme sur lequel il a été élu, laisse craindre un populisme aussi assumé qu’un réformisme feint. En Chine, la priorité donnée en 2014 à la lutte contre la corruption a mis en retard le programme de réformes. Mais, au moins peut-on raisonnablement espérer que les réformes concernant les entreprises publiques, le foncier, l’environnement, le statut des Hukou accélèrent en 2015. De même, en Inde, les réformes sur l’acquisition de terrains, le secteur minier et l’ouverture du secteur de l’assurance devraient être présentées
au Parlement cette année.

Rareté des rendements

Outre la baisse temporaire du prix du pétrole, on trouve à l’origine des pressions déflationnistes globales la persistance des niveaux d'endettement, qui pousse à la hausse la propension à épargner. S'y ajoutent des facteurs plus structurels tels que la démographie, l’évolution technologique, la mondialisation, et la répartition de la richesse en travail et capital (Thomas Piketty ne nous démentirait pas). Ainsi, même aux Etats-Unis, où les créations d’emplois se sont accélérées, la célèbre « courbe de Phillips » qui pose que l’inflation remonte mécaniquement avec la baisse du taux de chômage, n'est plus validée par les faits. A cet environnement global de désinflation s’ajoute, pour faire baisser les taux d'intérêt, l’achat toujours massif d’actifs obligataires par les Banques centrales. Par l'entrée en scène de la BCE et le maintien de l'activisme de la Banque du Japon, ces achats seront encore supérieurs en 2015 à ce qu’ils furent en 2014, cela malgré l’arrêt des interventions de la Fed. L’aubaine pour les investisseurs obligataires est inespérée, qui permet d’anticiper que des taux très bas baissent encore davantage en 2015, la BCE s’étant engagée à acquérir, coûte que coûte (l’expression ici prend toute sa valeur), soixante milliards d’euros d’actifs chaque mois pendant au moins deux ans. Dans ce contexte, le gouvernement allemand ou l’entreprise Nestlé sont déjà parvenus à émettre récemment des obligations à taux négatifs (autrement dit garantissant à l’acheteur une perte en capital en cas de détention jusqu’à maturité !).

Ces distorsions de marché font de Mario Draghi le meilleur ami des investisseurs à court terme en zone euro, puisqu’il réduit la perception du risque, tout en faisant monter la valeur des actifs financiers. En ce qui nous concerne, nous sommes très soucieux d’accompagner les bienfaits de ce phénomène dans la performance de nos Fonds du maintien de positions dans toutes les classes d’actifs qui équilibrent les risques de portefeuille.

Les niveaux de valorisation qu'autorisent des taux d'actualisation extrêmement bas et des primes de risque comprimées sont une forte source de soutien pour les marchés financiers. Mais ils ne doivent pas être anesthésiants. Car ils ne peuvent durer qu'aussi longtemps que la confiance dans le pilotage des Banques centrales demeure intacte. Ils laissent donc ouverte la question de la sortie du « quantitative easing ». Une sortie par le bas, que serait le constat d’un échec patent des espoirs d'accélération durable de la croissance nominale, aurait bien-sûr des effets négatifs sur les marchés de crédit et d’actions. Tandis qu’une sortie par le haut, via un redémarrage économique général, provoquerait une correction des marchés de taux (c'est ce dernier scénario qui motive plusieurs membres de la Fed à encourager un relèvement sans tarder des taux américains, avant que les marchés ne s'en chargent). Si le chemin d’une sortie parfaite entre ces deux écueils est étroit, il peut sembler trop tôt pour s’en soucier, tant que les Banques centrales demeurent à la manoeuvre. Mais garder les yeux ouverts sur l’existence des risques qui accompagne l'enthousiasme des marchés en ce début d'année nous semble sage.
La lucidité est toujours trop rare.

Achevé de rédiger le 02/03/2015

STRATEGIE D'INVESTISSEMENT

LES DEVISES
L’euro a fortement baissé face au dollar américain en janvier avant de quelque peu se stabiliser en février à la veille de la mise en oeuvre par la BCE de son programme de rachat de dettes souveraines. La perspective de la normalisation progressive de la politique monétaire américaine continue, par ailleurs, de soutenir le dollar, notamment face aux monnaies émergentes. Dans ce contexte, notre allocation sur le change continue de privilégier le dollar américain, de rester neutre sur l’euro et d’être très prudente sur les monnaies émergentes les plus vulnérables.

LES TAUX
Les taux périphériques européens n’ont pas été impactés par les péripéties grecques en poursuivant leur décrue en janvier et février. Nos stratégies obligataires ont pleinement tiré parti de ce mouvement et notamment Carmignac Sécurité. Les taux grecs, après s’être sensiblement tendus en janvier suite à l’arrivée du nouveau gouvernement, sont repassés par la suite sous leur niveau du début de l’année grâce à l’accord intervenu avec les institutions européennes à la fin du mois de février. Nous escomptons une poursuite de la convergence des taux souverains au sein de la zone Euro alors que les montants de dette souveraine rachetée par la BCE devraient représenter près de 2,5 fois les émissions nettes des pays membres de l’union monétaire. Nous avons, en conséquence, accru la maturité de nos positions en dette périphérique européenne, concentrées sur les taux portugais, italiens et espagnols. Nos positions en dette privée du secteur financier européen restent par ailleurs notre deuxième contributeur à la sensibilité de nos fonds. Nous avons, enfin, tiré parti de la baisse des taux américains en début d’année pour solder nos positions sur les maturités à 10 ans.

LES ACTIONS
Après un début d’année en demi-teinte où seuls les marchés européens et indiens avaient enregistré des hausses significatives au cours du mois de janvier, la progression s’est généralisée aux marchés américains, japonais et émergents au cours du mois de février, contribuant à la belle performance de Carmignac Patrimoine et Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine. L’augmentation de notre taux d’exposition par la cession de nos positions de couverture sur les valeurs cycliques nous aura, en effet, permis d’accompagner pleinement ce mouvement. Nous continuons toutefois de privilégier les sociétés offrant croissance et visibilité, sans dépendre d’une accélération du cycle économique pour faire croître leurs résultats. Nous avons ainsi introduit une position sur Holcim-Lafarge, le cimentier européen qui devrait présenter un profil très équilibré et diversifié suite à sa fusion, et dont les synergies de fusion devraient contribuer significativement à la progression attendue des résultats. Nous avons enfin réintroduit quelques valeurs sur le segment de mines d’or en vue d’équilibrer le risque de notre portefeuille.

LES MATIERES PREMIERES
Carmignac Portfolio Commodities a enregistré une performance positive quoique en deçà de son indicateur de référence sur le début de l’année. Nous avons maintenu un positionnement prudent et équilibré car nous escomptons une volatilité toujours importante sur les marchés de matières premières et notamment sur le pétrole. Ce dernier pourrait connaître un nouvel accès de faiblesse sur fond de déséquilibre persistant entre l’offre et la demande, avant que l’ajustement progressif de la production ne fasse remonter le prix du baril de façon pérenne. Notre taux d’exposition actions reste ainsi en deçà de son maximum.

FONDS DE FONDS
Nos fonds de fonds ont enregistré une solide performance sur le début de l’année. Nous avons renforcé récemment notre exposition sur les valeurs de consommation discrétionnaire et pharmaceutiques qui devraient bénéficier de la recherche de rendements des investisseurs lors de la mise en oeuvre du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE. Nos taux d’exposition restent proches de leur maximum.


N°4 - 9H00

La bourse de Paris est bien orientée avant le discours de la BCE

Marchés actions
A l’inverse des places financières européennes, c’est sur une note négative que Wall Street a clôturé hier. Les investisseurs continuent de prendre leurs bénéfices outre-Atlantique après les récents niveaux historiques atteints, mais aussi après des publications manquant d’éclat. Hier par exemple, l’enquête ADP a fait état de 212 000 emplois nets en février dans le secteur privé, un chiffre légèrement inférieur aux attentes des analystes. Alors que le rapport sur l'emploi non agricole et le taux de chômage aux Etats-Unis paraitront demain, la bonne prévision des analystes sur l’enquête ADP laisse penser qu’ils devraient prévoir précisément les chiffres de demain. Ainsi, 240 000 emplois hors secteur agricole devraient être créés et le taux de chômage devrait poursuivre sa baisse à 5,6% en février, contre 5,7% en janvier.

L’autre fait marquant de la fin de séance d’hier a été la publication du rapport du Livre Beige de la FED. Celui-ci s’est montré rassurant en confirmant que l’économie américaine est restée en croissance avec poursuite de la consommation dans la plupart des régions et des secteurs entre début janvier et mi-février. Le rapport met aussi en exergue des pressions salariales modérées; un signal intéressant montrant que les pressions inflationnistes restent maîtrisées.

Au final, l'indice Dow Jones Industrial Average a cédé 0,6%, à 18 096,90 points quand l'indice S&P500 a baissé de 0,4%, à 2 098,53 point. Enfin, l'indice Nasdaq a reculé de 0,3%, à 4 967,14 points.

Ce matin, la Bourse de Tokyo a fini en hausse de 0,26% à 8 751,84 et le Topix, a pris 0,44% à 1 523,72 points. La hausse des marché a été soutenue par la décision de la Banque du Japon mardi et mercredi d'acheter plus de 35 milliards de yens d'ETF par jour pour la première fois en trois semaines.

En Europe, les marchés sont également bien orientés puisque les futures indiciels européens sont en territoire positif d’environ 0.2 à 0.4%. Les investisseurs resteront attentifs à la réunion de la BCE cette après-midi qui devrait donner de plus amples détails sur son programme d’achat d’actifs de 1 100 milliards d’euros. On attendra aussi de sa part, la présentation de ses nouvelles prévisions de croissance et d’inflation, notamment dans un contexte où les dernières publications tant sur le plan macroéconomique que microéconomique ont montré de réels progrès. A l’inverse, peu d’élément à attendre aujourd’hui de la Banque d’Angleterre. Elle devrait laisser stable son taux de repo à 0,5%, que de montant de son programme d’achats d’actifs.

Forex
La monnaie unique se montre fragile face au billet vert après la publication du Livre Beige de la Fed et des indicateurs aux Etats-Unis ressortis contrastés. L’enquête ADP a fait état de 212 000 créations d’emplois dans le secteur privé au cours du mois dernier alors que les analystes tablaient sur un chiffre proche de 220 000. En parallèle, le résultat de Janvier a été révisé en nette hausse à 250 000 contre 213 000 auparavant. Pour l’indice ISM non manufacturier aux Etats-Unis, il est ressorti en hausse à 56,9 points en février lorsque le consensus attendait une baisse de 0,2 point.

Dans ce contexte, la monnaie unique se négocie pour 1,1049 dollar face au billet vert. La devise nippone se traite face à l’euro à 132.34 yens et atteint face au billet vert 119,78 yens. La devise britannique de son coté, recule face à ses principales contreparties, l’euro et le dollar américain, pour se négocier respectivement à 0,7247 pence et 1,5239 dollar.

En zone euro, les indicateurs se montrent plus satisfaisants à l’image du volume des ventes du commerce de détail corrigé qui a progressé de 1,1% au mois de février. Selon les indices PMI de Markit, la zone euro a enregistré sa plus forte croissance depuis sept mois avec un indice « composite » qui progresse à 53,3 points contre 52,6 points en janvier. Les investisseurs attendent désormais la réunion de la BCE aujourd’hui. L’institution précisera ses prévisions économiques pour 2015, 2016 mais également pour 2017. Mario Draghi pourrait également faire référence à la Grèce.

Matières premières
Le Brent se stabilise ce jeudi matin en se maintenant sur les $60 le baril alors que la baisse provoquée par une augmentation des stocks au-dessus des prévisions s’est rapidement fait balayée par l’absence d’accord dans les négociations sur le programme nucléaire de l’Iran. En effet, l’ambassadeur de Téhéran a déclaré à l’agence internationale de l’énergie atomique qu’un accord n’avait pas été conclu avec les puissances mondiales sur le programme nucléaire. Cela a tout de suite dissipé les spéculations d'une possible hausse imminente de l’exportation de pétrole iranien.

Les données de l’agence gouvernementale américaine chargée des statistiques des stocks pétroliers montrent une hausse des stocks record à 10.3 millions de barils, deux fois plus que prévu. Les stocks de brut à Cushing dans l’Oklahoma, le centre de livraison ont augmenté également de 536 000 barils a ajouté l’EIA. Cela montre que tous les arrêts d’activité des plateformes pétrolières n’ont pas été en mesure de stopper la hausse des stocks. Rappelons que les raffineries américaines restent confrontées à un mouvement de grève de longue haleine qui pourrait durer jusqu'au printemps. Ce mouvement, qui affecte environ 20% de la capacité de raffinage des Etats-Unis, et la hausse des stocks ont accentué l'écart entre le Brent et le WTI, qui se situe actuellement autour de 8,85 dollars le baril. Le marché s’est effondré les premières minutes mais a vite été rattrapé par le nucléaire iranien. De plus, une détérioration de la sécurité a conduit une compagnie pétrolière de la Libye à déclarer la force majeure sur 11 de ses gisements de pétrole mercredi. Du côté de la demande, les autorités chinoises ont annoncé jeudi qu'elles tablaient sur une croissance économique d'environ 7% pour 2015, contre une croissance de 7,4% enregistrée en 2014.

Sur les métaux précieux, l’or se négociait juste au-dessus des $1200 l’once ce matin. Les bons chiffres sur l’emploi américain ont fait chuter la valeur refuge et ont surtout fait dévalué les autres devises contre le dollar américain, diminuant ainsi l’attrait pour les produits cotés en dollar.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


N°3 - 8H50

Lazard Frères Gestion : Analyse de la conjoncture économique - Février 2015

Chaque mois, l’équipe de gestion de Lazard Frères Gestion dresse son analyse économique par zone géographique et fait le point sur son choix en matière d’allocation d’actifs.

ÉTATS-UNIS

Scénario : la croissance forte et la poursuite de la baisse du taux de chômage vont permettre à la Réserve Fédérale de poursuivre la normalisation de sa politique monétaire.

Évolution récente :
■ Après deux trimestres exceptionnels, la croissance a ralenti à +2,6 % en rythme trimestriel annualisé au quatrième trimestre, pénalisée par les dépenses publiques et le commerce extérieur. Les autres composantes ont soutenu l’activité, en particulier la consommation privée qui a été très dynamique.
■ Les créations d’emplois sont restées soutenues en janvier, +267 000 dans le secteur privé. La remontée du taux de participation a entraîné une légère hausse du taux de chômage à 5,7 %.
■ L’indice ISM manufacturier s’est replié pour le deuxième mois consécutif mais il demeure sur un niveau élevé, 53,5 en janvier. L’indice ISM non-manufacturier était à peu près stable à 56,7.
■ L’inflation a ralenti à +0,8 % sur un an en décembre tandis que l’inflation sous-jacente était quasiment inchangée à +1,6 %.

A surveiller : après une baisse historique en décembre, les salaires ont repris de la vigueur en janvier. Le salaire horaire moyen pour l’ensemble des salariés américains a rebondi de 0,5 % sur le mois portant la hausse sur un an à 2,2 %, un rythme de progression qui est légèrement supérieur à la moyenne de 2,0 % enregistrée au cours des cinq dernières années mais qui reste très en deçà des 3,8 % qui prévalaient au pic du précédent cycle. Si les créations d’emplois restent soutenues, le taux de chômage poursuivra sa baisse, ce qui se traduira par une accélération plus franche des salaires.

ZONE EURO

Scénario : la zone euro accélère progressivement. La baisse de l’euro devrait soutenir les exportations.

Évolution récente :
■ L’indice PMI composite s’est redressé pour le deuxième mois d’affilée en janvier. Il a progressé de 1,2 point sur le mois pour atteindre 52,6.
■ L’inflation a de nouveau ralenti pour s’établir à -0,6 % sur un an en estimation avancée pour janvier. Hors alimentation et énergie, elle était de 1,6 %, en léger repli par rapport à décembre.
■ Le taux de chômage a été le plus faible depuis août 2012, 11,4 % en décembre contre 11,5 % en novembre.
■ Après la bonne progression de novembre, les ventes au détail sont restées bien orientées en décembre, +0,3 % sur le mois.

A surveiller : le cycle de crédit devient plus favorable à la croissance en zone euro.
Les nouveaux prêts au secteur privé sont en hausse depuis l’été et ils ont fortement augmenté en décembre, essentiellement tirés par les prêts accordés aux entreprises non-financières.
Cette évolution s’accompagne également d’une baisse du coût des nouveaux emprunts, notamment pour les petites entreprises des pays d’Europe du Sud où elle s’est accentuée sur les derniers mois.
Les mesures de crédit ciblé mises en place par la BCE et l’enquête sur les conditions d’octroi de crédit pour le quatrième trimestre plaident pour une poursuite de cette tendance dans les mois à venir.

CHINE

La croissance chinoise a marqué le pas au quatrième trimestre pour finalement ralentir à +7,4 % sur l’ensemble de l’année, un chiffre en ligne avec la cible des autorités d’environ 7,5 %.

Le ralentissement de l’investissement dans le secteur résidentiel s’est intensifié au mois de décembre tandis que les prix de l’immobilier ont retrouvé le chemin de la croissance en janvier après s’être contractés au cours des huit mois précédents. Dans ce contexte et compte tenu du ralentissement de l’inflation, +0,8 % sur un an en janvier, la banque centrale a annoncé une baisse de 50 points de base du coefficient de réserves obligatoires des banques.

Allocation d’actifs

Nous avons profité du bon accueil réservé par les investisseurs à la présentation des modalités de mise en œuvre du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE pour réduire légèrement la surpondération des actions. L’Euro Stoxx avait progressé de plus de 10 % depuis le 6 janvier et le contexte reste volatil.

www.lazardfreresgestion.fr


N°2 - 8H45

UBS daily roundup - There is interest in the ECB (honest)

Paul Donovan daily briefing.

• The ECB provides interest, not with the policy decision (no change – the very big idea of quantitative policy is too new). Rather, the release of ECB forecasts, if one takes the ECB forecasts seriously, may give a hint as to the duration of quantitative policy. The longer inflation is sub 2%, presumably the longer the policy endures (however ineffective the policy may be).

• The ECB also has an opportunity to signal its views on Greece, with the issue of whether Greek bonds will be accepted as collateral. We think not, which allows the ECB to appease the Teutonic elements of the council, while not actually jeopardising Greek bank's access to liquidity.

• Nothing is expected from the Bank of England, and the emphasis here is likely to be on the balance of power as signalled in the minutes a couple of weeks hence. With the Bank viewing oil and food price declines as temporary but stimulatory, the Bank's tone may turn out to be a little more hawkish.

• The US has no policy decision, mercifully (even economists can only endure so many central bankers in one day). However, there are revisions to unit labour cost data (costs to be revised higher). Unit labour costs contribute over 60% to US CPI inflation. Wage pressures, albeit moderate wage pressures, were noted in yesterday's Beige Book.

www.ubs.com/investmentbank


N°1 - 7H15

L’explosion des liquidités

Quand l’argent ne rapporte plus rien, autant le garder en billets et en compte courant. Avec la baisse des taux d’intérêt et de l’inflation, la progression des liquidités explose partout dans le monde. En zone euro, la masse monétaire M1 (billets et pièces, plus dépôts à vue) progresse ainsi de 7,8 % sur un an en décembre 2014 et de 5,5 % pour M2, en incluant les dépôts à vue. Dit autrement, les dépôts à vue y ont baissé de 2,6 % sur l’année (M2-M1) ! On retrouve partout ces mêmes comportements. Au Royaume-Uni, les billets et monnaies en circulation grimpent de 5,6 % tandis que M4 (agrégat large de monnaie) baisse de 1,1 sur l’année 2014. Aux Etats-Unis M1 progresse de 9,5 % et M2 de 5,8 % sur la même période, au Japon c’est la même chose : + 4,7 % pour M1 et + 2.9 % pour M3 (agrégat monétaire plus large, incluant M1 plus des actifs moins liquides).

Immobiliser de l’argent ? Mais pourquoi donc ! De fait, dans la seule zone euro...

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Corporate Finance : commentaires du jour

L'actu Corporate Finance par FinActu:

- Aquamoon boucle un tour de table de 3 M€ 04/03/2015
- Alliance Conseil Logiciels repris par Flow Line 04/03/2015
- Bpifrance et Sodéro Gestion accompagnent le développement du groupe Costa Expansion 04/03/2015
- Banexi Ventures Partners investit 1,2 M€ dans Netwave 04/03/2015
- Europenergie Distribution prend une participation de 80% dans Champ’énergie 04/03/2015
- ITinSell boucle auprès de Bpifrance une levée de fonds d’un million d’euros 04/03/2015
- Norton Rose Fulbright conseille UBM plc à l’occasion de la cession de sa filiale PG Promotion 04/03/2015
- Bien à la Maison acquiert Domifacile avec le soutien de Turenne Investissement 04/03/2015
- Le groupe Manutan va s’emparer des Papèteries Pichon 04/03/2015
- RATP Dev entre en négociations exclusives en vue de l’acquisition du groupe Dupas Lebeda Entreprises 04/03/2015

www.finactu.fr

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TAUX D'INTERET LEGAL

L'ordonnance du 20 août 2014 (n°2014-947) a introduit deux taux différents, l'un s'appliquant aux créanciers personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, l'autre "pour tous les autres cas".

Le gouvernement a également instauré un calcul semestriel du taux légal calculé "en fonction du taux directeur de la Banque centrale européenne sur les opérations principales de refinancement et des taux pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement".

Comme prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 20 août 2014, les deux nouveaux taux ont été fixés par arrêté pour leur entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015.

L'arrêté du 23 décembre 2014 publié au JO le 27 décembre 2014 indique ainsi que :
"Pour le premier semestre 2015, le taux de l'intérêt légal est fixé :
1° Pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels : à 4,06% ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,93%."


Rappelons que :
- En 2014, il était de 0,04%
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Jeudi 5 Mars 2015
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