Quotidien finance innovation, innovation financière journal
Financial Year with Finyear
 
 
 
 
 


              

Financière de l'Oxer - Février 2010 - Point marché


L'hésitation a de nouveau prévalu au cours du mois de février. A l'image des événements survenus en janvier, qui avaient provoqué un reflux des marchés, les mêmes interrogations ont tourmenté les investisseurs et ont engendré une poursuite de la baisse avant que les indices ne se reprennent dans les derniers jours.




Pourtant les différentes places mondiales n'affichaient pas les mêmes variations en fin de mois. En effet, si l'Europe enregistrait une seconde baisse mensuelle, les indices américains et certains indices émergents terminaient dans le vert. Dans ce contexte, quelle lecture pouvons-nous faire de ce découplage ?

Comme nous l'avions vu le mois précédent, la situation dans laquelle se trouve la Grèce avait déstabilisé les marchés financiers. Malgré la récente tutelle européenne, la dette grecque n'en finit plus d'inquiéter les investisseurs. Avec des plans d'austérité à venir, des risques de mouvements sociaux se profilent. La fragilisation du pays pourrait même amener les agences de notation à abaisser la note souveraine de la Grèce. La recrudescence des craintes a ainsi de nouveau pesé sur les marchés européens. La tragédie grecque, et probablement pour d'autre pays (Irlande, Espagne, Portugal ?), est un défi pour la solidarité de la zone euro. En aucun cas elle n'affectera les Etats-Unis.

Le deuxième facteur de divergence réside dans l'analyse macro économique. En effet les données publiées au cours du mois de février tendent à montrer que l'économie américaine est plus en mesure de revenir rapidement à une croissance vigoureuse que celle de l'Europe. Aux Etats-Unis, malgré des statistiques immobilières encore fragiles et la chute de la confiance des consommateurs, les destructions d'emplois se tassent continuellement et la croissance du PIB a atteint 5,7% au quatrième trimestre. Sur la même période, la croissance de l'Europe se limitait à 0,3% !

Enfin, la dernière explication sur la disparité des indices se trouve du coté des résultats d'entreprises. Le mois de février, riche de nombreuses publications, a permis, aux travers des discours des équipes de direction, de s'apercevoir combien l'activité restait faible et le manque de visibilité toujours réel. Les propos des entreprises sont assez similaires de part et d'autre de l'Atlantique.

Toutefois, au cours de la période de publication, des divergences sont à noter :
- Au 26 février, 482 sociétés sur les 500 qui composent l'indice américain Standard & Poor's avaient publié leurs comptes ; 72,6% étaient supérieurs aux attentes, 10,4% étaient en ligne et 17% étaient inférieurs.
- A la même date son équivalent européen, l'indice Dow Jones Stoxx, avait vu 337 sociétés sur 600 rapporter leurs résultats. Pour 49% d'entre elles, la publication était meilleure qu'escomptée, 5% en ligne et 46% en dessous des attentes.

Si les analystes européens ont peut-être été plus optimistes dans leurs prévisions que leurs homologues américains, il n'en demeure pas moins que la qualité des résultats était bien meilleure pour les sociétés d'Outre-Atlantique.

Ce contexte ne nous conduit pas à modifier notre position telle qu'évoquée dans les commentaires de janvier.

L'ensemble de ces documents est disponible sur www.financiere-oxer.fr

Toute l'équipe de la Financière de l'Oxer reste à votre disposition.
Edition du 23 mars 2010

Mercredi 31 Mars 2010
Notez




Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Recevez la newsletter quotidienne


évènements


Lettres métiers


Livres Blancs




Blockchain Daily News