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FY Daily Briefings - 29 août 2014 (#8 - 15H45)


Daily Briefings by Finyear. Économie, marchés, actions, devises, matières premières, deals du jour : Finyear, votre quotidien de l'exercice financier, vous offre, dès le matin et tout au long de la journée, des commentaires et des chiffres. A la suite vous trouverez également un tableau de bord financier avec cotations, indices et taux mis à jour en temps réel.




Marchés, actions, forex, matières premières : commentaires du jour

FY Daily Briefings - 29 août 2014 (#8 - 15H45)
#8 - 15H45

Commentaire UBP / Quelle réaction attendre de la BCE face à la désinflation ?

Si l'inflation a de nouveau reculé en août dans la zone euro, à 0,3%, selon l'agence Eurostat, pour Patrice Gautry, Chef Économiste du groupe Union Bancaire Privée, la zone euro traverse une phase de désinflation qui n'est pas forcément le signe précurseur de la déflation même si le risque à la baisse reste très présent. En effet, les composantes fortes des prix sont à la baisse à l'instar de l'énergie et des biens alimentaires.

"Le point le plus bas n'est peut être pas encore atteint et l'inflation pourrait tomber à 0,1% ou 0,2% dans les prochains mois", ajoute Patrice Gautry.

Face à cette baisse de l'inflation, les réactions de la BCE sont très attendues car le scénario de croissance pour 2015 est lui aussi revu à la baisse. Si le consensus attend une croissance de 1,5% pour la zone euro en 2015, les mauvais chiffres se prolongent sur le 3ème trimestre et Patrice Gautry est plus pessimiste envisageant 0,7% de croissance en 2014 et en 2015.

"A ce stade, aucun des moteurs de rebond n'est opérationnel. Une intervention de la BCE semble donc de plus en plus nécessaire", insiste Patrice Gautry qui préconise :
- Une communication de M. Draghi orchestrée pour favoriser une nouvelle baisse de l'euro,
- L'augmentation du montant des TLTRO,
- Un plan plus agressif sur les ABS,
- Et peut-être une baisse des taux d'intérêt directeurs.

A tout cela, une politique de soutien de la demande domestique à l’échelle de la zone euro est aussi souhaitable car il semble que l’on touche aussi les limites de ce que peut faire la politique monétaire seule.


#7 - 14H45

Nouveaux sommets sur les indices avant la BCE la semaine prochaine

Marchés actions :

Les marchés actions ont surfé en début de semaine sur l’annonce faite vendredi dernier par le président de la BCE. En effet, durant son discours le président Mario Draghi, a évoqué la possibilité de prendre des nouvelles mesures moins conventionnelles, pour soutenir l’économie. Mario Draghi a notamment abordé l’éventualité d’un programme de rachats massifs d’actifs de la dette publique ou privée. Cette annonce a eu un effet extrêmement positif sur les opérateurs de marché qui ont conduit les principaux indices à de nouveaux records. En effet, en début de semaine, l’appétit pour le risque des investisseurs a notamment porté le S&P 500 à 2 000 points, soit un seuil symbolique jamais atteint auparavant.

La semaine a été riche sur le plan des annonces économiques. Tout d’abord en France, nous avons pris connaissance du climat des affaires qui s’est dégradé pour le mois d’Août. Par la suite et sans grande surprise, le nombre de demandeurs d’emploi en France a progressé de 0,8% en un mois avec 26 100 inscrits supplémentaires. Cette annonce est intervenue au lendemain de la nouvelle nomination du gouvernement, nomination qui au demeurant, n’a pas eu d’impact sur les marchés. Aujourd’hui, a été publiée l’inflation en zone euro qui est sorti à +0,3% au lieu de +0,2% attendu, une hausse qui pourrait freiner le président de la BCE dans ses nouvelles mesures, et donc empêcher les marchés européens d’aller vers de nouveaux plus hauts.
Il y a eu également beaucoup d’annonces majeures du côté des Etats Unis. La confiance du consommateur américain est ressortie à 92,4 points, soit son niveau le plus haut depuis le mois d’octobre 2007. Les commandes de biens durables ont également été encourageantes pour l’économie américaine en sortant à 22,6% au lieu des 7,5% pressentis par les analystes. Le PMI a quant lui déçu en sortant en dessous des attentes à 58,5 points alors que les analystes tablaient sur 59,5 points.

Sur le plan international la crise en Ukraine reste au premier plan. Les tensions persistent et aucune solution n’a pour le moment était clairement formulée. La présence des troupes russes en Ukraine est jugée « d’invasion directe » par le président ukrainien qui a réuni son conseil de surveillance pour mettre en place des mesures. Le président des Etats-Unis ainsi que bon nombre d’autres occidentaux, menacent Moscou de nouvelles sanctions. La Russie de son côté, a cessé la livraison de gaz en Ukraine depuis le milieu du mois de juin. Ce scénario catastrophique appliqué à toute l’Europe, est de plus en plus craint par de nombreux opérateurs.

Malgré la géopolitique toujours tendue en toile de fond, à quelques heures de la clôture hebdomadaire, on notera que les principales places financières restent orientées dans le vert. Une nouvelle fois, les indices européens ont assez nettement surperformé les places financières américaines et asiatiques. A midi ce vendredi, l’indice phare parisien affiche un gain hebdomadaire de 2.6% et le DAX progresse de 1.3%. Les places boursières périphériques comme l’Espagne ou l’Italie ne sont pas en reste, avec respectivement 1.9% et 2.5% de gain sur la semaine.

Même si les principaux indices américains ont des performances dans le vert sur les cinq derniers jours, elles restent inférieures à celles de leurs homologues européens. Le Dow et Le S&P s’apprécient de 0.25% et le Nasdaq de 0.5%. Seuls les marchés asiatiques n’ont pas réussi à terminer la séance dans le vert. Le Nikkei finit la semaine avec une perte de 0.74% et le Hang Seng termine en recul de 1.47%.

Techniquement, le CAC 40 se retrouve dans une tendance positive depuis la mi-Août mais butte sur la résistance des 4 400 points ; un niveau qui a très souvent été support et résistance au cours de l’année 2014 et qui devrait jouer un rôle important dans les prochaines séances comme déclencheur d’une hausse à plus long terme si elle venait à être franchie. On notera aussi que la zone 4400 est un niveau de retracement de la baisse de l’été à 61.8% de Fibonacci. Le prochain niveau de résistance se trouvant à 4482 points, soit un retracement de 76.4% En ce qui concerne le support, le CAC s’est servi ces dernières 48 heures du niveau de 50% de Fibonacci à 4350 points. Historiquement il a toujours été secondé par sa moyenne mobile à 200 jours comme point d’appui et celle-ci devrait encore jouer un rôle important au cours de prochains jours. Elle se situe vers 4 340 points.

Il est fort à parier que la cassure des 4 400 points sur le CAC se fera d’autant plus facilement que l’indice S&P 500 arrive à enfoncer clairement la zone la plus symbolique qu’il n’ait jamais connu à savoir 2000 points. Le S&P y est brièvement parvenu avant de se replier d’une dizaine de points. On peut penser suite aux bons résultats macro-économiques aux Etats-Unis qu’une nouvelle incursion vers les 2 000 points soit envisagée.

Forex :

Sur le marché des changes, la monnaie unique a cédé du terrain face aux devises majeures cette semaine. Le discours du président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi, vendredi dernier à Jackson Hole a beaucoup pesé sur la devise européenne. Les perspectives de mise en place de nouvelles mesures par la BCE pour stimuler une croissance amorphe et lutter contre un risque déflationniste dans la région gardent l’euro sous pression. Ce vendredi, les données de l’inflation n’ont progressé que de 0,3% dans la zone Euro, et ne permettent toujours pas d’entrevoir une reprise de l’activité économique dans la zone. La prochaine intervention publique de Mario Draghi, prévue le 4 septembre, sera surveillée de manière très attentive par les investisseurs.
Concernant le climat géopolitique, on observe un regain de tension à l’est du Vieux continent. Ce nouvel épisode dans le conflit russo-ukrainien continue de desservir la monnaie unique. Cette semaine la publication de l'indice du climat des affaires Ifo en Allemagne, est ressorti à 106,3 en août contre 108,0 en juillet, illustrant l’inquiétude des dirigeants germaniques quant à l’embrasement de la région du Dombass et d’éventuelles nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie.

Aux Etats-Unis, le climat est moins orageux, vendredi dernier à Jackson Hole, la présidente de la FED Janet Yellen a estimé que le marché de l'emploi américain n'était pas "encore totalement remis" tout en avertissant que si les progrès s'accéléraient, une hausse plus rapide des taux interviendrait. Pourtant, les progrès semblent effectivement s’accélérer outre-Atlantique, le dollar est porté par des indicateurs orientés dans le vert. La croissance américaine du second trimestre a été réévaluée à la hausse, 4,2% au lieu des 4% initialement annoncés, les demandes d’emploi ont reculé la semaine dernière, recensant 298 000 demandeurs pour la semaine du 23 aout.

Ainsi la paire majeure s’échange aux environs des $1,3185 ce vendredi à la mi-journée, en très légère baisse par rapport au début de semaine où la paire valait environ $1,32.
En Angleterre, après une semaine dernière riche en annonces, cette semaine a été assez calme, tant sur le nombre d’annonces que sur le marché des changes pour la livre. Les mauvaises publications parues la semaine dernière avec la perspective de voir une éventuelle hausse des taux par la Bank of England avaient fait chuté la livre face à l’euro et au dollar. Cette semaine, l’euro s’échange contre £0,7950 et la devise britannique s’échange aux environs de $1,6590.

En Asie et en Océanie, la devise nippone et la devise australienne se revigorent face aux devises majeures, profitant d’un contexte tendu en Europe. Le yen, comme à chaque apparition de nouveaux conflits, regagne du terrain et affiche comme toujours son statut de valeur refuge. Le dollar s’échange aux environs de 103,90 yens et l’euro aux alentours des 137 yens. En Australie, les excellentes données concernant les dépenses d'investissement permettent d’observer les premiers gains de l’année 2014. Depuis le début d’année, la devise australienne a progressé de 4,9% face au dollar américain, et de 7,9% face à la monnaie unique.

Matières premières :

Au chapitre des matières premières, le WTI se dirige vers son premier gain hebdomadaire depuis plus d’un mois, et plus précisément cinq semaines consécutives en territoire négatif, alors que la croissance américaine bat les estimations des analystes, ce qui devrait renforcer la consommation de pétrole du plus gros pays consommateur dans le monde. Rappelons que les Etats-Unis représentent, selon l’Agence Internationale de l’Energie à Paris, environ 21% de la consommation mondiale d’or noir, soit presque le double par rapport à la Chine.

Les futures sont en hausse de 1.2% depuis le début de la semaine, revenant sur ses niveaux du début du mois de Janvier. L’économie américaine a progressé à un taux annualisé de 4.2% au cours du deuxième trimestre, battant les prévisions qui tablaient sur 3.9%. Selon les données publiées par l’EIA mercredi, les stocks de pétrole brut ont augmenté à leur plus haut niveau depuis Juillet dernier dans le plus grand centre de stockage de pétrole des États-Unis Fournitures à Cushing, en Oklahoma, le point de réception des contrats WTI. De leurs côtés, les stocks d'essence ont diminué de 960.000 barils à 212,3 millions tandis que les carburants distillés, y compris le carburant de chauffage et le diesel, ont augmenté de 1,25 millions de barils à 122,8 millions, par rapport à une estimation que l’on attendait sans changement.

En Ukraine, les combats entre pro-russes et ukrainiens ont fait plus de 2 000 victimes au cours des cinq derniers mois et continuent de s’étendre dans la partie orientale du pays. Les Etats-Unis se sont joints à l’Union Européenne en dénonçant les incursions de soldats russes sur le territoire ukrainien, sans toutefois parler d’invasion et de nouvelles sanctions pourraient être mises en place. Les troupes ukrainiennes se retrouvent sur la défensive après des semaines de progression repoussant les pro-russes dans leur bastion de Donetsk et de Lougansk. Selon les dernières informations, près de 1 000 soldats russes opèrent secrètement en Ukraine pour aider les rebelles à reprendre le dessus dans la partie Est du pays.

En Libye, la production de brut devrait croître dans les régions de Sharara, Sarir, Waha et Harouge, selon le porte-parole national du pétrole, Mohamed Elharari. Le pays pompe en ce moment 630.000 barils par jour, mais il pourrait augmenter sa production d’1 million de barils par jour d'ici à fin Septembre.
De son côté, le Brent devrait mettre fin à quatre semaines consécutives de baisse et continue de s’échanger autour des 102.80$ par baril.

Au niveau des métaux précieux, le métal jaune devrait mettre fin à deux semaines consécutives de perte suite au regain de tensions en Ukraine, rebondissant ainsi de son plus bas niveau au cours des deux derniers mois.

Le blé progresse pour un troisième jour consécutif et se dirige vers son premier gain mensuel au cours des quatre derniers mois, effaçant les pertes enregistrées au mois de Juillet après avoir atteint son plus bas niveau en quatre ans. Les futures se sont ainsi envolés de 11% depuis le plus bas niveau atteint le 29 Juillet. Les investisseurs se montrent inquiets du regain de tensions au sein du conflit russo-ukrainien qui pourrait troubler les exportations. En effet, selon les estimations, ces deux pays représenteraient environ 21% des exportations mondiales. Le conflit et les combats s’étendent de plus en plus, et se rapprochent des ports d’exportations.

Le premier producteur mondial de fèves aromatisées de cacao utilisé pour la production de chocolat est sur le point de devenir le premier producteur de cacao d’Amérique du Sud devant le Brésil. La production de cacao va probablement augmenter de 9% à 240 000 tonnes en 2014, grâce notamment au programme d’aide du gouvernement, aux nouvelles plantations et en tenant compte de l’impact du phénomène climatique El Nino qui pourrait limiter les rendements. Le bureau australien de météorologie a indiqué que le phénomène semblait prendre du retard, retardant les pluies diluviennes qui s’abattent normalement dans en Amérique du Sud.

La demande ne devrait pas faiblir à travers le monde alors que les pays émergents sont de plus en plus friands de chocolat, et notamment l’Asie. De plus, un nouvel accord entre l’Union Européenne, le plus gros consommateur de chocolat à travers le monde, et l’Equateur devrait permettre de stimuler les investissements et la production du cacao équatorien. De son côté, le Brésil subit de plein fouet les conséquences de la maladie qui a ravagé les cultures l’année dernière, ce qui décourage les plantations dans le pays. En effet, cette maladie s’est répétée de nombreuses fois depuis les années 1980.


Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


#6 - 11H45

Inflation à 0,3% en août dans la zone Euro

L'inflation en zone euro s'est établie à 0,3% en rythme annuel en août, contre 0,4 % en juillet, un plus bas depuis octobre 2009, selon la première estimation publiée à l'instant par Eurostat.
En juillet, l'inflation était ressortie à +0,4%. L'inflation de base, qui exclut l'énergie, l'alimentation, le tabac et l'alcool, a progressé à +0,9%.


#5 - 11H30

Euro Zone Unemployment Unchanged, US Markets Fall as Tensions in Ukraine Reach New Highs

Asian markets saw diverse results overnight, with the Nikkei closing down by 0.23% after disappointing macroeconomic figures but the Shanghai Composite closing up by almost 1%, boosted by aviation stocks. The Japanese Index declined after a serious of gloomy releases; a decline of 3% on a year-on-year basis was expected for Overall Household Spending, but in actuality the drop was almost double that figure, at -5.9%. Unemployment ticked up slightly, up at 3.8% in July from 3.7% in June, whilst Industrial Production grew by only 0.2% instead of the 1% expected.

Meanwhile the Shanghai Composite rose on the back of aviation companies, with an announcement by Shanghai Securities News that defence sector reform initiatives are scheduled for release in October.

Over in Europe the DAX is currently trading higher, up by around 0.4% despite reports of the worst decline in retail sales since 2012, with July seeing a drop of 1.4% compared to June. Meanwhile the Euro zone unemployment rate saw no change from last month, sticking at 11.5%. Attention will be on the ECB with Mario Draghi having suggested at Jackson Hole that quantitative easing measures might be taken if the economic situation in the Euro zone worsens – the question now may be as follows; what will the ECB’s response be to news which shows that the economy isn’t worsening but isn’t showing signs of improvement either?

The US saw markets slip in Thursday’s session, as tensions in Eastern Europe reached new highs; it is becoming harder and harder for Russia to deny direct military involvement in Ukraine. The S&P was unable to hold on to close a second time above the 2k number – the index closed at 1996.74, with the Dow also down by 0.25% at 17,079.57. Later today the Chicago Purchasing Managers Index and the Reuters/Michigan Consumer Sentiment Index will release their numbers for August. Monday will see some markets closed in the US as the country celebrates the Labour Day Weekend.

Daniel Sugarman
Market Strategist
ETX Capital, One Broadgate, London EC2M 2QS
www.etxcapital.co.uk


#4 - 10H30

Stratégie d’investissement mensuelle de l’équipe de gestion diversifiée de Schroders - Opinions mensuelles – Août 2014

Actions

Malgré la correction récemment observée sur les marchés, nous pensons que l’environnement des risques à long terme demeure favorable aux actions. Nous privilégions les États-Unis, le Japon et les marchés émergents et continuons à observer des vents contraires sur le marché britannique.

États-Unis
Selon nous, le marché américain continue d’offrir le meilleur potentiel de croissance des bénéfices et ses caractéristiques défensives sont intéressantes dans un contexte d’affaiblissement de la dynamique de croissance et d’aggravation du risque géopolitique. Nous maintenons une opinion négative envers les petites capitalisations américaines, toujours chères par rapport aux grandes sociétés malgré la correction de ces dernières semaines.

Royaume-Uni
Nous pensons toujours que la vigueur de la livre sterling risque de peser sur les actions du Royaume-Uni en raison de l’importance des revenus des entreprises britanniques générés à l’étranger. La dynamique de la livre a été entretenue par une nouvelle série de statistiques économiques supérieures aux prévisions, mais le dernier discours accommodant de Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, a quelque peu altéré la tendance.

Europe
Les tensions géopolitiques et le tassement des statistiques de croissance rappellent que la région est encore confrontée à des difficultés structurelles profondément ancrées. Cependant, après leur sous-performance récente, les actions européennes pourraient bientôt sembler survendues. Nous maintenons donc notre positionnement neutre, sachant que nous n’avons toujours pas constaté l’amélioration des bénéfices des entreprises que nous anticipions en ce début d’année.

Japon
Malgré l’appréciation du yen, le marché japonais a continué à se redresser.

Pacifique hors Japon
Nous sommes restés neutres vis-à-vis de cette région. L’économie australienne reste à la merci d’une nouvelle contraction de la demande de matières premières ou d’un ralentissement du secteur immobilier.

Marchés émergents
Il semble que les marchés émergents commencent à bénéficier de la reprise dans les pays développés, étant de plus en plus nombreux à enregistrer une hausse de leurs exportations. Cette amélioration cyclique pourrait ouvrir la voie à des réévaluations durables dictées par la tendance des bénéfices, ce qui rend les marchés très attractifs compte tenu de leurs valorisations historiquement faibles. Toutefois, le sentiment pourrait être affecté par les changements à venir dans la politique monétaire américaine et si l’économie chinoise se révèle décevante (elle est ressortie supérieure aux anticipations dernièrement mais souffre toujours du ralentissement de son secteur immobilier).

Emprunts d’État

Nous reconnaissons que la duration se trouve dans le bas de notre fourchette d’anticipations et que malgré la reprise progressive attendue aux États-Unis, les chiffres de la croissance et de l’inflation peuvent demeurer inférieurs à la tendance. La liquidité supplémentaire apportée par la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) peut compenser un durcissement à la marge aux États-Unis. Les risques géopolitiques demeurent élevés.

États-Unis
Nous sommes négatifs sur la duration américaine, dans la mesure où nous anticipons toujours une reprise progressive de l’économie aux États-Unis. L’exposition aux bons du Trésor américains reste sous-pondérée par rapport aux Gilts et aux Bunds.

Royaume-Uni
La dynamique économique commence à ralentir après avoir atteint des niveaux très élevés, et l’impact négatif que pourraient avoir des événements géopolitiques ou la très faible croissance de l’économie européenne devrait être favorable aux Gilts. Nous recommandons donc une légère surexposition aux Gilts et continuons à privilégier leur surpondération par rapport aux bons du Trésor américain.

Europe
Nous restons neutres, en raison de caractéristiques de portage et de « roll down » moins attractives que celles d’autres marchés obligataires développés ; de plus, les prix dans la partie courte de la courbe sont élevés. Toutefois nous préférons toujours largement les Bunds aux bons du Trésor américain, car nous pensons que la divergence monétaire entre la BCE et la Réserve fédérale va perdurer.

Japon
Malgré une courbe de taux plate et des rendements réels faibles, nous maintenons notre position neutre par rapport à la duration japonaise sur les échéances moyennes à longues, en raison du soutien massif apporté par la BoJ.

Obligations américaines indexées sur l’inflation
Nous restons optimistes à l’égard des obligations américaines indexées sur l’inflation. La Fed devrait maintenir ses politiques accommodantes et déclencher ainsi une nouvelle hausse des anticipations d’inflation. Dans le même temps, le portage offert par la courbe des taux réels est intéressant.

Marchés émergents
Nous conservons un positionnement neutre envers les obligations des marchés émergents libellées en dollar après le dernier mouvement d’élargissement des spreads, car le portage est négatif. Nous ne prévoyons pas de correction liée aux conditions de liquidité, et les inquiétudes éventuelles qui pèseront sur la croissance mondiale devraient bénéficier aux rendements des obligations émergentes. Dans l’univers de la dette émergente en devise locale, nous apprécions toujours les échéances courtes de la courbe sud-africaine et les échéances longues de la courbe mexicaine. Compte tenu de la volatilité potentielle des spreads de crédit, nous maintenons un positionnement neutre vis-à-vis de la Pologne malgré nos perspectives positives à l’égard de l’Europe.

Crédit Investment Grade

États-Unis
Nous pensons que la reprise américaine va soutenir le crédit Investment Grade ; toutefois, la possibilité de nouvelles incertitudes entourant les taux d’intérêt pourrait engendrer des tensions haussières sur les spreads. Parallèlement, les valorisations semblent encore élevées même après la correction récente.

Europe
Nous préférons toujours les obligations Investment Grade européennes à celles du marché américain. Les facteurs techniques sont toujours favorables, soutenus par la demande des investisseurs obligataires déçus par la faiblesse des rendements souverains. La classe d’actifs pourrait par ailleurs bénéficier de l’assouplissement de la politique monétaire de la BCE.

Obligations High Yield

États-Unis
Malgré des performances médiocres dernièrement, les obligations High Yield américaines apparaissent toujours vulnérables, notamment parce que la liquidité s’est révélée préoccupante lors de la correction. Au cours des prochains mois, il est possible que la volatilité s’accroisse à mesure que les États-Unis s’approchent du cycle de normalisation des taux, entraînant un repositionnement des investisseurs.

Europe
Malgré des fondamentaux contrastés, nous maintenons une opinion globalement neutre. L’Europe donne des signes de faiblesse, avec une inflation et une croissance faibles. Comparé aux États-Unis, le marché bénéficie d’un meilleur soutien de la politique monétaire, mais il devrait conserver une tendance proche de celle des obligations High Yield américaines.

Matières premières

Nous restons neutres, en raison des risques entourant les prix des produits agricoles et l’impact de la politique chinoise sur le sentiment à court terme.

Énergie
Notre opinion passe de positive à neutre. Le marché physique présente des signes de faiblesse et aura du mal à faire face en cas d’offre supplémentaire en Libye. De plus, le portage sur la courbe du Brent est devenu négatif.

Or
Nous maintenons une perspective neutre vis-à-vis de l’or, qui continue à évoluer dans une fourchette étroite. Nous attendons de voir si les prix franchissent le bas de cette fourchette et/ou si les taux réels commencent à remonter.

Métaux industriels
Nous restons pessimistes d’un point de vue structurel, en raison de facteurs défavorables au niveau de l’offre et de la demande. Cependant nous maintenons une opinion neutre en tenant compte du soutien des autorités en Chine, qui continuent à assouplir leurs politiques. Cela devrait soutenir la croissance chinoise et ainsi la demande en métaux.

Agriculture
Nous conservons notre biais négatif sur les marchés agricoles. Nous reconnaissons qu’après la nette correction des prix le mois dernier, le profil de rendement/risque de notre position vendeuse s’est dégradé. Notre scénario de base table sur la poursuite de la baisse des prix ; cependant, nous sommes attentifs au fait que c’est également la position du consensus et qu’il existe d’importantes positions vendeuses sur le marché.

Devises

Dollar américain
Nous pensons que la reprise américaine va se poursuivre et que la Fed va continuer à retirer progressivement son plan d’assouplissement quantitatif. À moyen terme, le dollar devrait bénéficier de la divergence entre la politique de la Fed et celles de la plupart des banques centrales du G10, qui restent attentistes ou affichent un biais accommodant.

Livre sterling
Nous avons révisé à la baisse notre opinion de la livre sterling ; nous pensons en effet que les anticipations de taux d’intérêt sont totalement intégrées, dans la mesure où soit les relèvements de taux seront retardés, soit l’économie ralentira quand les taux seront remontés.

Euro
Nous observons toujours des pressions déflationnistes dans la zone euro, et la BCE a laissé entendre qu’elle pourrait assouplir davantage sa politique pour combattre la déflation. De ce fait, l’euro devrait être prochainement sous pression.

Yen
Le yen devrait être affaibli dans le courant du second semestre 2014, car le marché commence à anticiper de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire pour contrer les effets de la hausse de la TVA. Destinées à éloigner les craintes d’atterrissage forcé, les mesures politiques chinoises en faveur de la croissance devraient également soulager le yen.

Franc suisse
L’économie suisse s’est renforcée cette année, comme l’ensemble de la zone euro. La Banque nationale suisse a réaffirmé son soutien au cours plancher CHF/EUR et étant donné le faible niveau de l’inflation, elle n’est pas vraiment incitée à modifier sa politique monétaire. L’économie n’est toujours pas à l’abri d’une dégradation dans la zone euro, qui pourrait très vraisemblablement déclencher un nouveau mouvement de recherche de « placements refuges » et nécessiterait l’intervention de la BNS.

Liquidités

Les taux réels restant négatifs, nous conservons une opinion défavorable vis-à-vis des liquidités.

Source : Schroders, août 2014. Les opinions à l’égard des obligations d’entreprise et High Yield sont basées sur les spreads de crédit (c.-à-d. couvert en duration).


#3 - 10H00

Good Morning Finyear Readers!

European shares are trading slightly higher this morning receiving a moderate boost from an impressive rebound which took place in US markets yesterday evening.
Unlike in Europe however the US is a lot less negatively impacted by events unfolding in the Ukraine and to a degree even serves as a temporary safe-haven.
With the US economy growing strongly and faster than expected while economic activity in Europe is currently stalling for many any sell-offs in US markets are considered buying opportunities despite the S&P 500 being at an all-time high and interest rates like to go up in the next 12 months.
There is again plenty of economic news to go around today with the main focus this morning on Euro-zone inflation and employment data. Earlier today there was more disappointing news out of Germany where retail sales missed expectations by a wide margin.
Should the inflation data show another unexpected drop for many this would just add to the growing opinion that the ECB might be willing to already act next week instead of holding off any longer to see if the measure implemented a few months ago are actually working.
Still the main issue dominating market action for European shares in the foreseeable future is likely to remain geo-politics and the ever escalating situation in Easter Ukraine, however continuing strong data out of the US, a bullish US stock market and the ECB likely to jump into markets rather sooner than later should mitigate the downside risk somewhat for now.

Markus Huber | Senior Sales-Trader/Senior Analyst
Peregrine & Black
www.peregrineblack.com


#2 - 9H30

Les places financières européennes tentent le rebond en fin de semaine

Marchés actions
Pour la première fois depuis cette semaine, l’indice phare parisien n’a pas réussi à terminer la séance dans le vert. En effet, sur fond de craintes liées à l’Ukraine et sur de mauvaises statistiques relatives à des grandes entreprises, l’aversion pour le risque a été dominant sur les marchés. Les investisseurs ont notamment pris connaissance des résultats de la société Abercrombie & Fitch qui affiche un recul important de ses ventes. En effet, la marque en vogue a publié son résultat à 890,6 millions de dollars, soit bien en dessous 908 millions pressentis par les analystes.

De plus, les tensions entre la Russie et l’Ukraine reviennent au-devant de la scène. Faisant suite à l’entrée des troupes russes sur le territoire ukrainien, le président de l’Ukraine, a exigé une réunion d’urgence pour mettre en place des mesures.

Dans ce contexte où l’appétit pour le risque n’était pas au rendez-vous, le Cac 40 a reculé de 0,66% à 4 366,04 points. A l’instar de l’indice français, les indices européens ont cédé également du terrain à la clôture. L’EuroStoxx 50 a terminé la séance à 3164,44 points, soit un recul de -0,94% par rapport à son cours de la veille.

Les marchés américains ont également souffert du manque d’entrain des opérateurs. Ainsi, les principaux indices ont terminé la dernière séance en territoire négatif. Le Dow Jones a reculé de 0,25% à 17 079,57 points et le Nasdaq quant à lui a cédé 0,26% à 4 557,69 points.

Pourtant, les annonces économiques américaines publiées ont été encourageantes. Tout d’abord, les inscriptions au chômage ont reculées pour s’établir à 298 000 demandes contre les 300 000 attendues. De plus, la croissance américaine affiche un mieux de 4,2% au lieu des 3,9% pressentis. Pour finir, les promesses de ventes immobilières affichent une progression de 3,3%.

Ce matin, les marchés devraient ouvrir en légère hausse mais cette ouverture haussière pourrait être malmenée selon la situation de l’Ukraine.

Forex
Sur le marché des devises, la principale paire EURUSD reste orientée à la baisse. Hier le taux de demandeurs d’emploi en Allemagne été publié à 2000 demandeurs supplémentaires pour le mois d’aout, au lieu d’un recul initialement prévu à 5000 demandeurs de moins qu’au mois de juillet. En Espagne, la baisse des prix à la consommation publiée hier en recul de 0,5% laisse planer la menace de déflation dans la zone Euro et oblige un peu plus la Banque Centrale Européenne à se pencher sur d’éventuelles mesures pour endiguer ce frein à la reprise. Ces données économiques décevantes, s’ajoutant à un contexte géopolitique toujours plus sensible dans l’est européen avec l’arrivée de troupes militaire russe en territoire ukrainien, ont affaibli l’euro.

Dans le même temps, le dollar bénéficiait d'indicateurs américains meilleurs que prévus. La croissance économique aux États-Unis a été révisée à la hausse au deuxième trimestre, à 4,2% au lieu des 4% initialement annoncés, confirmant un net rebond de l’économie américaine. Par ailleurs, les demandes hebdomadaires d’emploi aux États-Unis ont reculé lors de la semaine dernière, affichant 298 000 demandeurs pour la semaine du 23 aout. La monnaie unique s’échange aux environs des $1,3165, en baisse de -0,11% par rapport à jeudi matin.

En Europe de l’est, suite au regain de tension en Ukraine, et aux nouvelles possibles sanctions à l’égard de la Russie, le rouble s’affaiblit très nettement face au dollar et à l’euro. Le billet vert s’échange aux environs de 36,95 roubles progressant de 0,45% en 24 heures et la monnaie unique aux alentours de 48,70 roubles progressant de 1,15%.

En Grande-Bretagne, si la livre reste assez stable face au dollar, s’échangeant aux environs des $1,6587, elle s’apprécie plus nettement face à l’euro, la monnaie unique s’échangeant à peu près contre £0,7935.

En Asie, le yen japonais consolide face à la plupart des principales devises occidentales, profitant du contexte géopolitique européen. La hausse de demande pour les actifs refuges en période de conflit profite généralement à la monnaie nippone. Le dollar s’échange aux environs de 103,80 yens et l’euro aux alentours des 136,65 yens.

Enfin en Océanie, les dépenses d'investissement australiennes ont augmenté de 1,1% au dernier trimestre selon le bureau des statistiques australien, permettant ainsi les premiers gains pour l’année 2014. L'Aussie surfe bien sur l’effet de la hausse surprise du nombre de dépenses en capital, la monnaie a augmenté de 0,2% face au billet vert, s’échangeant aux alentours des 0,9350 dollars. Depuis le début d’année, la devise australienne a progressé de 4,9% face au dollar américain, dépassée seulement par le réal brésilien qui a progressé de 5%.

Matières premières
Les Futures de pétrole progressent d’environ 0,3 pour cent à New York, et affichent pour l’instant 1,2 pour cent de gain cette semaine. La reprise de l’activité américaine se confirme par les bons chiffres du PIB hier, ainsi que par la plus forte hausse de l'investissement des entreprises depuis près de deux ans, ce qui permet de soutenir les prix du baril. Notons que les États-Unis représentent environ 21 pour cent de la demande mondiale de pétrole cette année, presque le double de celle de la Chine, le deuxième plus grand consommateur, selon les prévisions de l’Agence internationale de l'énergie à Paris.

En Ukraine, les combats dans les régions orientales qui auraient anéanti plus de 2 000 vies dans les cinq derniers mois, sont en pleine expansion. L'escalade pousse de plus en plus l'Union européenne à menacer le président russe Vladimir Poutine de sanctions.

Le WTI pour livraison Octobre était à $ 94,78 le baril dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange, en hausse de 23 centimes. Le volume de tous les contrats à terme négociés était d'environ 33 pour cent inférieur à la moyenne de 100 jours. Malgré cette hausse hebdomadaire, les prix de l’or noir ont diminué de 3,4 pour cent en Août et de 3,7 pour cent cette année. De son côté, le Brent pour le règlement Octobre s’adjuge un petit 0,4 pour cent, à $ 102,82 le baril. On constatera aussi la forte baisse de la prime du Brut sur le WTI puisqu’elle est à $ 7,94 aujourd’hui contre $ 8,64 à la fin de la semaine dernière.

Les métaux précieux ont profité hier de ce regain de tension puisque l’or s’est apprécié de 1283 à 1296 dollars l’once hier. La pression est retombée en fin de séance et les principaux métaux restent stables ce matin. L’or cote 1289.6$ l’once, sans changement pendant la nuit, tandis que l’argent s’apprécie de 0.24% à 19.58$. Si le palladium reste à l’équilibre à 894.6$ l’once, le platine progresse de 0.19% à 1425.6 $ l’once.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


#1 - 9H00

UBS daily roundup - An economic smorgasbord

Paul Donovan daily briefing.

• Euro area consumer price inflation provides excitement. The consensus expectation is for a slight reduction in the rate to 0.3%, although it should be noted that the fears of additional disinflation forces did not materialise in the Spanish and German numbers yesterday.

• The comprehensive measure of UK house prices is due (there is no evidence of a bubble outside of London). The Americans are offering income and spending data, Michigan consumer sentiment (which should bounce back) and Chicago manufacturing sentiment.

• Japanese data today cannot really be chalked up as a win for Abenomics. Household spending was weak (though retail sales less so), and industrial production was disappointing. Even allowing for consumption tax increase related volatility, this was softer data.

• Geopolitical risk will continue to add volatility for financial markets, as traders try and interpret events in the Russo-Ukrainian crisis. The economic consequences of this seem largely priced in, but there still seems an inclination to react to garbled news reports.

www.ubs.com/investmentbank


27 août 2014

Étude de PwC : "Private banking en Suisse : un état des lieux" / "Private Banking Switzerland : From Yesterday to the Day after Tomorrow"

Au cours des dernières années, les sorties nettes de fonds de la clientèle au sein des établissements de gestion de fortune de Suisse vers l'étranger ont été plus faibles que prévues. Les frais juridiques, d'audit et de conseil ainsi que les amendes, conséquences du programme fiscal américain, ne nuiront pas outre mesure à la plupart des banques de gestion de fortune. Malgré une création de valeur en berne dans le private banking, les banques n'ont procédé qu'à de légers ajustements vers le bas en matière de nombre de collaborateurs et de salaires. En se basant sur huit thèses, PwC Suisse analyse au travers de l'étude « Private Banking Switzerland : From Yesterday to the Day after Tomorrow » la situation du private banking en Suisse.

Le private banking suisse a connu des changements fondamentaux en matière de modèle d'affaires, de conditions-cadres réglementaires, de concurrence, de coûts, de marges ou encore de comportement des investisseurs. PwC Suisse a analysé les opinions les plus fréquemment exprimées sur le private banking en Suisse et les a rassemblées en huit thèses.

Thèse 1 : « La Suisse perd de son importance en matière de private banking. »
Thèse 2 : « Le private banking suisse présente des marges brutes en baisse. »
Thèse 3 : « Les dépenses de personnel par collaborateur sont en recul dans le private banking suisse. »
Thèse 4 : « Les amendes payées dans le cadre du programme fiscal américain causent un lourd préjudice aux fonds propres des banques privées suisses. »
Thèse 5 : « Le nombre de banques affichant des pertes opérationnelles est en hausse. »
Thèse 6 : « La taille d'une banque privée a tendance à s'imposer en tant que facteur de réussite. »
Thèse 7 : « Le nombre de banques au sein du private banking suisse est en baisse. »
Thèse 8 : « Le nombre de personnes employées dans le private banking suisse est en recul. » Gros plan sur quatre de ces thèses :

Thèse 1 : « La Suisse perd de son importance en matière de private banking. »

Pendant que les volumes de fortune gérés à l'échelle mondiale connaissaient une hausse, les portefeuilles de titres corrigés des performances et des fluctuations monétaires accusaient quant à eux un recul dans les dépôts des clients des banques suisses. Martin Schilling, Head Corporate Finance, Financial Services de PwC Suisse, commente cette situation : « Les données corrigées montrent que les portefeuilles de titres de clients institutionnels et privés, suisses et étrangers, ont progressé jusqu'en 2008 avant de céder près de 600 milliards de CHF. Nous avons pu constater que les clients ont largement puisé ces dernières années dans leurs portefeuilles de titres pour en retirer des espèces. Nous estimons à près de 350 milliards de CHF le flux net de fortune des clients, sommes retirées avant tout par des clients privés de l'étranger. Nous supposons que les clients ont employé une partie significative de ces fonds pour s'acquitter des amendes liées à la régularisation de fonds jusqu'ici non déclarés. Les banques seront en mesure d'attirer de nouveaux flux d'argent lorsqu'elles pourront rapatrier en Suisse des fortunes régularisées et se démarquer des autres prestataires par la qualité irréprochable de leurs services et leurs excellentes performances, car les clients qui présentent une situation fiscale conforme aux règles en vigueur sont bien plus exigeants que les clients disposant d'argent « sale ». De plus, si la politique suisse parvient à extraire les banques du feu croisé de la critique internationale et leur permet d'accéder librement au marché de l'UE, alors le private banking de Suisse fera de nouveau les gros titres pour ses qualités. »

Thèse 3 : « Les dépenses de personnel par collaborateur sont en recul dans le private banking suisse. » et thèse 8 : « Le nombre de personnes employées dans le private banking suisse est en recul. »

Par rapport à leur niveau record de 2007, les dépenses par collaborateur ont reculé d'un peu plus de 10% dans le private banking. Martin Schilling explique : « Pour les années à venir, nous tablons sur une légère augmentation des salaires. Les spécialistes en compliance ainsi que les gestionnaires en risque seront particulièrement recherchés. Les banques de gestion de patrimoine en Suisse doivent s'adapter à un environnement concurrentiel qui exige une transparence accrue en matière d'échange automatique d'informations et de levée du secret bancaire. » Depuis la crise financière, le nombre d'employés dans le private banking a légèrement diminué. Cette baisse est amenée à se poursuivre mais son ampleur ne sera pas telle que des banques disparaitront. « Jusqu'à présent, ce sont en majorité des banques étrangères qui ont été touchées. Cette évolution est imputable aux mesures d'optimisation des coûts et du fonctionnement ainsi qu'aux externalisations, notamment dans le backoffice et dans le domaine informatique », selon Martin Schilling.

Thèse 4 : « Les amendes payées dans le cadre du programme fiscal américain causent un lourd préjudice aux fonds propres des banques privées suisses. »

Les frais juridiques, d'audit et de conseil ainsi que les amendes, conséquences du programme fiscal américain, ne nuiront pas outre mesure à la plupart des banques. En règle générale, les montants pour « autres provisions » représentent un faible pourcentage des fonds propres. Toutefois, les banques privées suisses ont constitué leurs provisions de manière prudente afin d'éviter tout aveu implicite de culpabilité. C'est pourquoi la charge effective devrait être plus élevée que ce que les provisions laissent supposer. Le programme fiscal américain ne déclenchera cependant pas de consolidation au niveau de la branche. Mais pour certaines petites banques étrangères, des coûts éventuels de plusieurs millions pour le programme fiscal américain pourraient se transformer en véritables amorces qui les conduiront à une sortie des activités de gestion de fortune en Suisse.

Au sujet de cette étude :
En recourant à une analyse quantitative, PwC Suisse a évalué si ces huit thèses peuvent être appuyées par des faits. L'analyse se base sur des rapports d'activité de près de 100 banques de taille différente et actives dans le private banking en Suisse. Les données prises en compte s'étalent sur une période allant de 2006 à 2013 et regroupent d'autres données d'accès public de la BNS et des recherches sur les sciences empiriques de l'institut BAK de Bâle.

Head Corporate Finance, Financial Services
PwC Suisse
www.pwc.com

Lire aussi :
Les banques privées suisses sous pression

En collaboration avec l’Université de Saint-Gall, KPMG a analysé les rapports de gestion de 94 banques privées suisses ainsi que leur performance financière entre 2006 et 2013. Plus d’un tiers des banques privées ont clôturé l’année 2013 avec une perte.
Lire l'étude

Corporate Finance : commentaires du jour

L'actu Corporate Finance par FinActu:

Reprise des infos le 1er septembre.

Plus d'informations sur : www.finactu.fr

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Chiffres du jour : INSEE, EUROSTAT, Banque de France, OCDE, etc...

27 août 2014

En août 2014, le climat des affaires en France se dégrade (INSEE)

En août, l’indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, se dégrade.
Il perd un point dans l’industrie, le bâtiment et les services. Il perd neuf points dans le commerce de détail.

… et l’indicateur de retournement reste en zone défavorable.
L'indicateur de retournement pour l’ensemble des secteurs reste dans la zone indiquant une situation défavorable.

Lire la suite :
www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=105&date=20140827

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TAUX D'INTERET LEGAL

Le taux d'intérêt légal 2014 reste inchangé par rapport à 2013. Il demeure fixé à 0,04%.
Par Décret n° 2014-98 du 4 février 2014 (J.O. du 6 février) le taux de l'intérêt légal est fixé à 0,04 % pour l'année 2014.

Rappelons que :
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Vendredi 29 Août 2014
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