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FY Daily Briefings - 16 septembre 2014 (#6 - 13H00)


Daily Briefings by Finyear. Économie, marchés, actions, devises, matières premières, deals du jour : Finyear, votre quotidien de l'exercice financier, vous offre, dès le matin et tout au long de la journée, des commentaires et des chiffres. A la suite vous trouverez également un tableau de bord financier avec cotations, indices et taux mis à jour en temps réel.




Marchés, actions, forex, matières premières : commentaires du jour

FY Daily Briefings - 16 septembre 2014 (#6 - 13H00)
#6 - 13H00

L'Espagne continue de surpasser la zone euro

Par Gabriel Stein, Oxford Economics.

« L'Espagne continue de surperformer le reste de la zone euro, avec un indice composite PMI record depuis sept ans en août, qui indique un second trimestre consécutif de croissance à 0,6% au T3. La confiance des entreprises et des consommateurs est de retour à un niveau d’avant-crise, stimulée par une croissance des commandes robuste et une baisse du chômage. Nous nous attendons à une croissance de 1,3% pour 2014.

Une grande partie de cette croissance est tirée par les exportations, qui ont progressé de 3,5% en 2014, et devrait continuer à croitre de 4,7% l'an prochain. Mais avec un taux d’utilisation des capacités de production qui augmente depuis ces derniers trimestres, l'investissement aussi a commencé à rebondir. Nous nous attendons à croissance de l'investissement totale passant de 1% cette année à 2,8% l'an prochain, et 3,2% en 2018. Ceci entrainera une amélioration de l’emploi, et des dépenses de consommation, à un rythme d'environ 2-2,5 %% par an à partir de 2015.

Sur le plan négatif cependant, le rythme de reprise sera limitée par la nécessaire consolidation fiscale pour l'exercice en cours, le déficit public devant approcher 6% encore en 2014. Ainsi, le rythme de la croissance du PIB devrait être limité à un peu moins de 2,5% à moyen terme.

En effet, l'Espagne a encore un long chemin à parcourir avant un retour à des conditions économiques normales, notamment sur le plan de l’emploi. Malgré une solide croissance des exportations au cours de la prochaine décennie, et un rebond l'investissement qui permettra à l'économie de se rééquilibrer vers les biens et services marchands, le chômage devrait rester au-dessus de 20% jusqu'à la mi-2019. Avec la pression sur les salaires et les prix qui a contribué à restaurer la compétitivité, l'Espagne est plus à risque que d'autres en cas de déflation, venant d'une croissance atone dans la zone euro ou d’un renversement de la récente dépréciation de l'euro. Pour le moment, l’inflation devrait s'accélérer à partir des valeurs négatives passées et devrait stagner en 2014, mais n’augmenter que faiblement dans les années à venir.

Avec une dette publique à un peu plus de 100% du PIB, et des besoins d’emprunt importants, l'Espagne restera également exposée à l'évolution des marchés financiers et au maintien des taux d'emprunt actuels à leur niveau bas. Nous nous attendons encore à une autre année d'austérité, avant une modeste reprise des dépenses publiques pour soutenir la croissance dans la deuxième moitié de la décennie. »

Oxford Economics
www.oxfordeconomics.com


#5 - 11H30

China's Figures Hit Eastern Markets, Asos Share Price Plummets Despite Y-o-Y Revenue Growth for the June-August Period

Negative Numbers out of China over the weekend have continued to effect markets, with no indication that the Chinese government intends to change its current economic course. Premier Li Keqiang seems determined to reduce China’s debt, stating last week that China now relies on strong reforms rather than strong stimulus. The current economic path being pursued by China marks a seismic shift away from former policy, with the previous response to a slowing economy being to create further loans. While in the long-term Premier Li’s path may help to reduce China’s weighty debt burden, in the short-term indices are suffering; the Shanghai Composite closed down by 1.82% and the Hang Seng closed down by 0.91%

Shares in Asos plc. are trading around 10% lower this morning, despite the online clothing retailer reporting a 33% year-on-year increase for the three months from June to August. The growth comes notwithstanding its main warehouse suffering a fire causing sales losses of up to £30 million – the company has managed to claim insurance payouts. Asos reported sales in the three-month period of £98.5 million in the UK and £141.7 million abroad. However, CEO Nick Robertson has warned of flat pre-tax profit for the coming year, due in part to planned infrastructure spending.

Alibaba is set to raise the share price for its upcoming IPO to the $66-$68 range, up from the previously mooted $60-$66 range. The float on the NYSE is due to be priced late on Thursday and to start trading on Friday.

In Europe and the USA markets will be focussing on the release of minutes from the Bank of England’s Monetary Policy Committee tomorrow, as well as the US Federal Reserve’s Interest Rate Decision and subsequent Monetary Policy Statement and Press Conference.

Daniel Sugarman
Market Strategist
ETX Capital, One Broadgate, London EC2M 2QS
www.etxcapital.co.uk


#4 - 9H30

Gestion d'actifs dans les économies de marché émergentes

by Ken Miyajima and Ilhyock Shim (BRI)

Les turbulences qui ont agité les économies de marché émergentes à la mi-2013 ont rappelé aux autorités comme aux investisseurs que l'activité des grands gestionnaires d'actifs pouvait avoir un impact marqué sur des marchés relativement étroits et peu liquides. Les grands gestionnaires d'actifs ayant considérablement développé leur activité dans les économies émergentes, l'utilisation intensive des mêmes indices de référence et l'orientation identique des flux peuvent induire une corrélation des schémas d'investissement, à même de favoriser un comportement unidirectionnel des marchés et d'accentuer les fluctuations de prix. De fait, l'examen des données montre que, ces deux dernières années, les flux d'investissement à destination des gestionnaires d'actifs et les variations de prix des actifs dans les économies émergentes se sont mutuellement renforcés.

More in English...


#3 - 9H00

Statu quo à l'ouverture avant la publication du ZEW allemand

Marchés actions
Sur les marchés actions, Wall Street a clôturé en ordre dispersé hier en attendant la réunion de la FED, qui débute aujourd’hui et qui s’achèvera demain, et le référendum pour l’indépendance de l’Ecosse. Le Dow Jones a ainsi grappillé 0.26% à 17 031.14 points, tandis que le Nasdaq a abandonné 1.07% à 4 518.90 points et que le S&P500 a fermé proche de la neutralité en cédant 0.07% à 1 984.13 points.

Dans le sillage de leurs consœurs américaines, les principales Bourses européennes avaient clôturé sans grande tendance, bien que majoritairement en léger repli. Le CAC a ainsi concédé 0.29% à 4428.63 points, tout comme le Footsie Britannique en glissant de 0.04% à 6 804.21 points tandis que le Dax s’adjugeait 0.09% à 9 659.63 points.

Les investisseurs se montrent prudents avant cette semaine chargée, et seront particulièrement attentifs à la réunion de la FED qui débute aujourd’hui, en tenant de définir un peu plus précisément le calendrier de remontée des taux, bien que peu d’investisseurs s’attendent à un changement majeur au cours de cette réunion.

De plus, les investisseurs scrutent toujours avec attention les différents sondages concernant le référendum pour l’indépendance avant le scrutin officiel qui aura lieu le Jeudi 18 Septembre. Le « Oui » et le « Non » sortent à tour de rôle dans les différents sondages, bien que le « Non » semble à l’heure actuelle ressortir le plus souvent.

Faute de catalyseur, les opérateurs de marché restent attentifs à l’évolution du conflit russo-ukrainien, tout particulièrement suite à la mise en place des nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie par l’Union Européenne et les Etats-Unis vendredi dernier. Rappelons également que de son côté, Moscou a prévu de mettre en place des mesures pour limiter l’importation de biens de consommation, et tout particulièrement au sein du secteur automobile. Le président des Etats-Unis, Barack Obama, avait de son côté annoncé la mise en place de nouvelles mesures dans les secteurs de la finance, de la défense et de l’énergie jeudi dernier.

Le marché est également sous pression avec le ralentissement économique de plus en plus confirmé de la deuxième puissance économique mondiale, à savoir la Chine. Après avoir enregistré un excédent commercial record à 49.8 milliards de dollars la semaine dernière, marqué par une seconde baisse mensuelle des importations, ce weekend les dernières données macroéconomiques ont fait état d’un ralentissement de la production industrielle.

Un évènement important à suivre aujourd’hui pour la France est le vote de confiance au gouvernement.

Forex
Ce matin sur le marché des changes, la devise phare du marché du Forex est en légère baisse d’une vingtaine de pips, s’échangeant aux encablures des $1,2937 pour un euro. Dans l’attente de la réunion du Comité de politique monétaire de la FED (FOMC) prévu Mardi et Mercredi, le billet vert est en légère hausse ce matin, face à ses principales contreparties. Porté par des chiffres américains témoins du renforcement du dollar, tel que l’accélération de la hausse de l’activité manufacturière pour le mois de Septembre, il fait fi du léger recul de la production industrielle publiée à -0.1%. Le cambistes suivront avec attention le discours de Janet Yellen, présidente de la FED, prévu Mercredi, à l’issu des FOMC, en quête de tout indice sur un éventuel relèvement des taux d’intérêt américains. Ces derniers sont en effet à un niveau bas record depuis près de 6 ans.

L’euro quant à lui, pâtit encore des annonces prononcées par son président, Mario Draghi, les investisseurs ne semblant pas déceler d’amélioration de croissance dans un avenir proche. Les cambistes pourront, par ailleurs, suivre aujourd’hui les chiffres attendus en baisse, des sondages ZEW de la situation actuelle en Allemagne ainsi que des attentes.

Outre-Manche, la livre sterling reste muette face à ses principales contreparties, dans l’attente du référendum écossais. Elle s’échangeait respectivement ce matin, à £0,7978 pour un euro et $1,6207 pour une livre. Le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, attendu jeudi, fera connaitre ses résultats vendredi dans la matinée. Les cambistes se sont d’ores et déjà activés sur les marchés, car malgré le relatif statu quo depuis quelques heures, on note une volatilité intéressante, avec notamment un grand nombre d’achats de call et de put simultanés pour jouer la volatilité à venir, ou pour se protéger de celle-ci. La tendance était donc à la réalisation de straddle/strangle pour limiter les pertes et maximiser les gains dans l’attente d’une réaction forte des marchés à la hausse, comme à la baisse. A plus court terme, il faudra suivre aujourd’hui l’Indice des prix à la consommation et à la production, attendu à la hausse au Royaume-Uni.

En Asie, la devise nippone touche un plus bas de six ans face au billet vert, s’échangeant à 107,25 yens pour un dollar. Dans un contexte où le dollar est fort, la devise est dans un range baissier face au dollar. Face à l’euro, on note un scénario similaire depuis le début de la semaine dernière. L’EURJPY s’échange par ailleurs aux alentours des 138,70 yens, un plus haut depuis Juillet 2014. Du côté asiatique, il faudra attendre vendredi l’indice de l’activité industrielle au Japon pour espérer un retournement du yen.

L’Aussie quant à lui, évolue également à la baisse ce matin, face au billet vert, lâchant 63 pips pour s’échanger à $0,8991. Le pays semble en effet marqué par un manque de stimulation des services et industries manufacturières. En effet, le prix du minerai de fer touche un plus bas de 5 ans, probablement porté par le ralentissement de l’économie chinoise. Face à la monnaie unique, le dollar australien s’échange ce matin à €0,6954.

Matières premières
Le WTI s’échange sur le niveau le plus élevé depuis une semaine avant que les statistiques sur la demande d’essence aux États-Unis ne soient publiées. Les contrats futures ont été peu échangés hier à New-York après avoir progressé de 0.7% hier. Les stocks de brut ont reculé de 1.5 millions de barils la semaine dernière ce qui fait un total de 357.1 millions. Aujourd’hui le ministre russe de l’énergie doit rencontrer les représentants de l’organisation des pays exportateurs de pétrole à Vienne.

Le contrat octobre du WTI était à $92.81 le baril, en baisse de 11 centimes alors que le contrat avait gagné 65 centimes hier à $92.92 hier, un plus haut qui datait du 5 septembre dernier. A noter que le volume de tous les contrats à termes était d’environ 27% inférieur à la moyenne des 100 jours. Sur le Brent, le contrat novembre s’est apprécié de 12 centimes à $98 le baril sur le ICE. Le contrat d’octobre a expiré hier après avoir chuté de 46 centimes à $96.65. Le Brent était sur une prime de $ 6.14 par rapport au WTI sur le mois, soit son plus bas niveau en plus de deux ans, en raison d’une croissance économique plus lente en Chine, le deuxième plus grand consommateur de pétrole au monde derrière les Etats-Unis.

Au sujet des métaux précieux, l’or semble se rediriger vers des supports plus anciens qui datent de juin et décembre 2013. La valeur refuge cotait ce matin $ 1235 avant la Fed mercredi, une annonce qui pourrait confirmer la tendance.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


#2 - 8H30

Good Morning Finyear Readers!

European shares are trading little changed to slightly lower this morning ahead of tomorrow’s FOMC interest rate decision and Thursday’s Scottish independence referendum.
Focus this morning will be on inflation data out of the UK and the German ZEW index.
So far inflation falling below the BOE’s long-term target of 2% in 2014 mainly due to very low wage growth has provided the BOE with some flexibility when it comes to raising rates especially with no price pressures currently on the horizon.
It will be interesting to see if once again growing concerns about Easter Ukraine will be a major drag on the ZEW index or if recently better than expected economic data which are pointing towards are strong start to Q3 are also being reflected in a better than expected ZEW reading.
Overall sentiment remains neutral with many traders continuing to sit on the side-lines until later this week.
Also similar to yesterday range-trading appears to be likely with traders inclined to sell rallies ahead of the FOMC tomorrow and the Scottish referendum on Thursday.

Markus Huber | Senior Sales-Trader/Senior Analyst
Peregrine & Black
www.peregrineblack.com


#1 - 8H00

La croissance mondiale se poursuit à un rythme modéré, selon l'OCDE

Une expansion modérée est en cours dans la plupart des grandes économies avancées et émergentes, mais la croissance demeure atone dans la zone euro, qui risque de connaître une stagnation prolongée si de nouvelles mesures ne sont pas prises pour stimuler la demande, selon la dernière évaluation économique intermédiaire de l'OCDE.

Tandis que la reprise mondiale se poursuit à un rythme modéré, les perspectives sont contrastées d'une région à l'autre. La croissance sera suffisamment forte pour faire baisser encore le chômage aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada. Au Japon, où le chômage est revenu à un bas niveau, l'expansion économique se situera aux alentours de son niveau potentiel. Parmi les grandes économies émergentes, la Chine devrait poursuivre son ralentissement ordonné et ramener ainsi son taux de croissance, encore élevé, à un niveau plus durable, tandis que le rythme de l'activité économique devrait se redresser en Inde et que le Brésil connaîtra un léger rebond après sa période de récession.

Présentant l'Évaluation économique intermédiaire à Paris, le Secrétaire général adjoint et Chef Économiste par intérim de l'OCDE, M. Rintaro Tamaki, a déclaré :

« L'économie mondiale connaît une croissance inégale, qui reste modérée. La progression des échanges commerciaux demeure donc faible et la situation du marché du travail observée dans les principales économies avancées ne s'améliore que progressivement, avec un trop grand nombre de personnes dans le monde toujours dans l'impossibilité de trouver un emploi de qualité. L'incapacité persistante de l'économie mondiale à produire une croissance forte, équilibrée et inclusive souligne l'urgente nécessité d'entreprendre des réformes ambitieuses. »

Selon les prévisions de l'OCDE, les États-Unis devraient enregistrer une croissance de 2,1 % cette année et de 3,1 % en 2015, tandis qu'elle devrait s'établir à 3,1 % en 2014 et 2,8 % en 2015 au Royaume-Uni. Le Canada devrait quant à lui connaître une croissance de 2,3 % cette année et de 2,7 % en 2015.

Sous l'influence persistante d'une politique monétaire expansionniste, le Japon devrait enregistrer une croissance de 0,9 % en 2014 et de 1,1 % en 2015.

Dans la zone euro, le rythme de l'expansion économique devrait être de 0,8 % en 2014 et de 1,1 % en 2015. Les perspectives de croissance diffèrent fortement entre les grandes économies de la zone euro. Le taux de croissance devrait ainsi s'établir à 1,5 % en 2014 comme en 2015 en Allemagne, et à 0,4 % en 2014 et 1 % en 2015 en France, tandis qu'en Italie, le produit intérieur brut reculera de 0,4 % en 2014, avant de se redresser de 0,1 % seulement en 2015.

Compte tenu des perspectives de faible croissance et du risque que la demande ne soit encore affaiblie si l'inflation demeure proche de zéro, voire devient négative, l'OCDE recommande un renforcement de la politique de relance monétaire mise en œuvre dans la zone euro. Les récentes interventions de la Banque centrale européenne (BCE) sont bienvenues, mais de nouvelles mesures s'imposent, notamment en matière d'assouplissement quantitatif. Étant donné l'atonie de la demande, les pays européens devraient par ailleurs utiliser toutes les marges de manœuvre offertes par les règles budgétaires de l'Union européenne.

Considérées dans leur ensemble, les économies émergentes conserveront une expansion économique nettement plus rapide que les économies développées, mais les prévisions relatives aux différents pays sont tout aussi contrastées. La Chine devrait afficher une croissance de 7,4 % en 2014 et de 7,3 % en 2015. L'Inde connaîtra une expansion économique de 5,7 % en 2014 et de 5,9 % en 2015. Le Brésil en revanche, frappé par une récession au premier semestre de 2014, n’enregistra qu’une croissance de 0,3 % cette année et de 1,4 % l'année prochaine.

Étant donné la divergence des perspectives économiques nationales, les impératifs de politique macroéconomique deviennent de plus en plus différenciés. « La zone euro a besoin d'une relance monétaire plus énergique, tandis que les États-Unis et le Royaume-Uni démantèlent à juste titre leurs mesures d'assouplissement monétaire non conventionnelles », a déclaré M. Tamaki. « Le Japon doit poursuivre sa politique d'assouplissement quantitatif pour rompre durablement avec la déflation, mais il doit accomplir des progrès plus importants que la plupart des autres pays en matière d'assainissement budgétaire. »

Pour plus d’informations, merci de consulter également :
www.oecd.org/fr/eco/perspectiveseconomiquesdelocde.htm

15 septembre 2014

Sur le métier, remettre l’ouvrage ?

L’équation du marché devient plus compliquée. Dans une certaine mesure, ce n’est pas une surprise. À un moment donné, le poids de « l’assurance-vie » que les Banques centrales fournissent par le biais, entre autres, de taux directeurs stables à des niveaux très bas doit être réduit (c’est le sujet du moment aux États-Unis). De plus, cette « assurance » pourrait être moins efficace qu’anticipé (n’est-ce pas au moins en partie l’objet du débat actuel au sein de la zone euro ?) et, dans le même temps, il faut accorder une pondération plus élevée à d’autres variables explicatives (en particulier la situation politique).

Bien que cela ne soit pas joué d’avance, nous pensons que la Fed décidera d’amender son guidage des anticipations lors de la réunion du FOMC des 16 et 17 septembre. Elle devrait abandonner la mention de « taux bas, longtemps après l’arrêt du programme d’achats d’actifs » (probablement lors de la réunion d’octobre), pour passer à une perspective dépendant de la conjoncture. Bien sûr, la Banque centrale américaine est confrontée à un environnement contradictoire : d’un côté, le retrait de la mention de « taux durablement bas » pourrait être interprété par les marchés comme un signe que le relèvement des taux directeurs pourrait intervenir plus rapidement que prévu ; d’un autre côté, une telle décision pourrait être un avertissement utile contre des valorisations de marché excessivement optimistes. Il n’est pas inenvisageable que la première réaction des marchés soit un mouvement de hausse des taux et d’aplatissement de la courbe, accompagné de pressions baissières sur les marchés actions.

La BCE ne peut pas ignorer le fait que la politique monétaire soit sur le point de changer aux États-Unis. Il est vital de maintenir les anticipations liées aux nouvelles mesures d’assouplissement monétaire intactes, afin tout simplement de préserver le mieux possible les marchés européens des probables répercussions négatives en provenance d’outre-Atlantique. Les investisseurs devraient cependant se rappeler que la mise en place des conditions d’une croissance plus forte en Europe continentale nécessite bien plus qu’un soutien maximum de la Banque centrale. Comme Mario Draghi et ses collègues membres du Conseil des Gouverneurs de la BCE l’ont assez souvent expliqué, les réformes structurelles et la politique budgétaire sont des leviers complémentaires qui doivent être utilisés tous les deux. Les réformes sont probablement l’outil le plus important et il faut malheureusement un certain temps avant que leurs effets positifs ne se fassent sentir. En ce qui concerne la politique budgétaire, l’objectif d’un rééquilibrage impératif ne peut pas être remis en cause, tout simplement en raison de l’ampleur de la dette et de l’importance de la pression fiscale. La difficulté consiste à définir la stratégie appropriée, tout en réduisant le déficit et en limitant les effets négatifs du processus de désendettement. La meilleure approche est de cibler la qualité de ces ajustements budgétaires : réduire les dépenses improductives et se recentrer sur l’investissement matériel et immatériel. À cet égard, la trajectoire adoptée jusqu’ici par des pays tels que l’Espagne ou l’Irlande ne semble pas être la meilleure. En 2014, dans ces deux pays, le ratio [investissement public  PIB] était 2,4 points en dessous de sa moyenne de 1999-2009 (a contrario, le niveau n’a baissé que de 0,1 point en France et en Allemagne).

Ces derniers temps, nous avons assez souvent insisté sur la nécessité de prendre davantage en compte les risques géopolitiques croissants. La période des « dividendes de la paix » est terminée, ce qui devrait avoir un impact négatif sur le niveau des PER et donc modifier l’équilibre entre les différents segments des marchés de capitaux. Cette situation est illustrée par les évènements récents, tels que la « déclaration de guerre » de Barack Obama à l’État islamique ou les nouvelles sanctions de l’UE contre la Russie en réaction à son comportement agressif dans l’est de l’Ukraine. La politique domestique peut également être un sujet d’inquiétudes pour les marchés, de manière plus spectaculaire qu’à
l’accoutumée : n’est-ce pas le message qui est actuellement envoyé par le référendum du 18 septembre sur l’indépendance de l’Écosse ? Les marchés ont principalement débattu des coûts : les coûts directs pour les Écossais et les coûts que cela impliquerait pour ce qui pourrait s’appeler ‘le nouveau Royaume-Uni’. De telles perspectives, en particulier la première, devraient empêcher une victoire du « oui ». Le débat est évidemment plus compliqué et il faut en garder à l’esprit au moins deux autres éléments. Premièrement, de manière générale, les Écossais sont plus favorables à un État providence généreux et plus pro-européens que les Anglais. Deuxièmement, la jeunesse écossaise – en particulier – semble vouloir suivre une route différente de celle que propose Londres. Est-ce que cela signifie que les thématiques générationnelles sont plus cruciales que les thématiques économiques pour l’issue du vote ? Si tel est le cas, le cadre institutionnel de l’UE pourrait facilement être mis en cause : la construction de l’UE et la crise économique affaiblissent le pouvoir et l’efficacité des États-nations. Si une partie de leurs prérogatives est progressivement transférée à Bruxelles, certains gouvernements locaux verront cela comme une opportunité pour demander davantage d’autonomie ou même leur indépendance. Ceci est tout à fait logique, tant que l’environnement mondial reste principalement influencé par l’économie et plus particulièrement par une intensification du commerce international. Mais si le monde est perçu comme devenant de plus en plus instable (et peut-être plus dangereux) et donc de plus en plus influencé par la géopolitique, le morcellement de certains États-nations européens (tels que l’Espagne ou la Belgique, au-delà du Royaume-Uni) n’a aucun sens.

Extrait de la lettre hebdomadaire du Crédit Agricole
Édition du 15 septembre 2014

Corporate Finance : commentaires du jour

L'actu Corporate Finance par FinActu:

- L’activité du private equity et du capital investissement (01/09 – 12/09) 12/09/2014
- Récapitulatif des levées de fonds (01/09 – 12/09) 12/09/2014
- AQUA boucle un troisième tour de table de 5,5 M€ pour réaliser des acquisitions 12/09/2014
- Siparex appuie la transmission familiale du groupe Le Temps des Cerises 12/09/2014
- OneAccess annonce l’enregistrement de son document de base dans le cadre de son projet d’introduction en Bourse sur Euronext Paris 12/09/2014
- Grant Thornton s’empare du groupe Tuillet 12/09/2014
- AXA renforce sa présence en Pologne grâce à un partenariat avec mBank 12/09/2014
- Société Nouvelle CAP Management, maison mère de la société GMS, fait l’acquisition de SuppléTEAM 12/09/2014
- Etude KPMG: Financement des entreprises familiales – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? 11/09/2014
- Capitole Angels apporte 174,000 € à Blue Poppies, 1er site de vêtements pour enfants totalement personnalisables 11/09/2014

Plus d'informations sur : www.finactu.fr

FinActu est notre partenaire éditorial pour la lettre mensuelle LE CAPITAL INVESTISSEUR

Chiffres du jour : INSEE, EUROSTAT, Banque de France, OCDE, etc...

Léger repli des créations d’entreprises en août 2014

Créations d’entreprises – Août 2014.

En août 2014, le nombre de créations d'entreprises en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO) recule légèrement par rapport au mois de juillet, tous types d’entreprises confondus (-0,3 %) mais il progresse quelque peu hors auto-entrepreneurs (+0,2 %).

+2,8 % en glissement annuel sur les trois derniers mois

Le nombre cumulé de créations brutes au cours des trois derniers mois progresse par rapport aux mêmes mois un an auparavant (+2,8 %) et plus particulièrement pour les entreprises sous forme sociétaire (+3,8 %).

Les secteurs qui contribuent le plus à cette hausse sont le soutien aux entreprises, l’enseignement, santé, action sociale et l’hébergement et restauration.

Suite : http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=41&date=20140912


Le PIB de la zone euro stable et celui de l’UE28 en hausse de 0,2%

Deuxièmes estimations pour le deuxième trimestre 2014.
+0,7% et +1,2% respectivement par rapport au deuxième trimestre 2013.

Au cours du deuxième trimestre 2014, le PIB de la zone euro (ZE18), corrigé des variations saisonnières, est resté stable et celui de l’UE28 s’est accru de 0,2% par rapport au trimestre précédent, selon les deuxièmes estimations publiées par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.
Au cours du premier trimestre 2014, le PIB avait augmenté de 0,2% dans la zone euro et de 0,3% dans l’UE28.

EUROSTAT
http://ec.europa.eu/eurostat


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TAUX D'INTERET LEGAL

Le taux d'intérêt légal 2014 reste inchangé par rapport à 2013. Il demeure fixé à 0,04%.
Par Décret n° 2014-98 du 4 février 2014 (J.O. du 6 février) le taux de l'intérêt légal est fixé à 0,04 % pour l'année 2014.

Rappelons que :
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Mardi 16 Septembre 2014
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