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Étude économique sur la France (OCDE)


CFO-news vous propose une étude économique sur la France de 148 pages publiée ce jour par l'OCDE. L’étude précédente avait été publiée par l'OCDE en juin 2007.




Étude économique sur la France (OCDE)
Résumé :
L’économie française n’échappe pas à la sévère récession qui frappe l’ensemble des pays développés. Après avoir terminé l’année 2008 sur un recul très abrupt, la production devrait de nouveau se contracter tout au long de cette année, et les perspectives restent très incertaines pour 2010 en dépit des multiples plans de relance domestiques et étrangers. La récession devrait être moins profonde qu’ailleurs, notamment en raison de forts stabilisateurs automatiques.
Cependant, même si le bilan des principales banques et des ménages n’apparaît pas en si mauvaise posture comparativement à la situation prévalant dans plusieurs autres pays, la capacité des acteurs privés français à enclencher une reprise avant un redémarrage au niveau mondial est limitée. De plus, étant donné les niveaux déjà élevés de déficit et de dette, la crise laissera les finances publiques dans une position dégradée.

Dans ce contexte, le principal défi à court terme consiste à sortir l’économie de la récession en évitant le plus possible d’avoir recours à des mesures budgétaires qui seraient difficiles à neutraliser par la suite. Le plan de relance voté en début d’année remplit en bonne partie ces conditions, même si l’impact de certaines actions ne se fera sentir au mieux qu’au deuxième semestre de 2009. Si un autre train de mesures devait s’avérer nécessaire, il sera toutefois plus difficile d’avoir recours au même type de dispositifs auto-réversibles, centrés sur l’investissement et la trésorerie des sociétés.

Dès la reprise bien engagée, il sera urgent de mettre en application un programme de réduction du déficit public, conformément aux obligations du Pacte de Stabilité et de Croissance. Une stratégie crédible de consolidation sera d’autant plus nécessaire que les pressions sur les comptes de la sécurité sociale continuent à se faire sentir et pourraient s’accentuer compte tenu de l’évolution démographique. Étant donné le niveau déjà très élevé des prélèvements obligatoires, l’effort d’assainissement des finances publiques devra porter essentiellement sur une baisse des dépenses publiques. Pour assurer une meilleure maîtrise de celles-ci, l’exercice de Révision générale des politiques publiques appliqué aux dépenses de l’État devra se montrer plus ambitieux quant aux résultats. Des potentiels d’économies importantes existent dans des champs que la révision n’a pas encore pleinement explorés, à savoir les comptes de la sécurité sociale et des administrations locales.

Sur le plan structurel, de nombreuses réformes ont été engagées depuis la dernière Étude, mais une priorité demeure l’augmentation du taux d’emploi qui reste un des plus faibles parmi les pays de l’OCDE. Ceci permettrait à la fois d’augmenter (temporairement) la croissance potentielle et de réduire considérablement les pressions sur les finances publiques. À cet égard, il est nécessaire que les réformes du marché du travail soient poursuivies, notamment pour abaisser le coût du travail pour les moins qualifiés et pour accroître la participation des plus âgés.

Une deuxième priorité consiste à accroître la compétitivité des entreprises afin de stopper l’érosion continue de leurs parts de marché dans le commerce mondial. Le redressement de la compétitivité passe en premier lieu par une hausse de la croissance de la productivité tendancielle et donc par ses principaux déterminants tels la promotion de la recherche et de l’innovation, ainsi que par la baisse du poids des charges fiscales, sociales et administratives qui
freinent la croissance des entreprises.

Une augmentation de la croissance de la productivité passe également par un affermissement de la concurrence domestique, notamment dans le secteur des services. Malgré l’évolution du cadre général vers un net renforcement de la concurrence, de nombreuses barrières à l’entrée subsistent dans plusieurs secteurs, en particulier dans les professions réglementées, en partie dues à la présence de mécanismes d’autorégulation. En ce qui a trait au secteur de l’électricité, un des obstacles majeurs à la concurrence sur le marché de détail est le maintien de tarifs de vente réglementés, qui reflètent les faibles coûts de production du parc nucléaire français et qui sont donc inférieurs aux coûts d’approvisionnement d’un nouveau distributeur.

Source et copyright OCDE
www.oecd.org

Etude PDF de 148 pages téléchargeable ci-dessous.

2009_04_28_french_survey2009_fr.pdf 2009 04 28 French_Survey2009_FR.pdf  (3.42 Mo)


Mardi 28 Avril 2009
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