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Crise économique et SaaS, accélérateurs de la standardisation de l’ITAM


Les périodes de difficultés économiques généralisées ont au moins cela de positif qu’elles favorisent très sensiblement les démarches de rationalisation. Rationalisation des dépenses et rationalisation de l’existant sont bien souvent les deux axes majeurs mis en œuvre de manière prioritaire en temps de crise. La raison devrait dicter une continuité de ces démarches dans le temps, indépendamment de la situation, mais, c’est ainsi, cette raison-là ne prévaut jamais autant que lorsque l’entreprise est sous la pression d’un contexte économique difficile, ou au moins menaçant.




Dans son étude annuelle « IT Asset Management Repository MarketScope » , Gartner a constaté une hausse significative de la pénétration des solutions de gestion des actifs informatique – ITAM – au cours des deux dernières années. Les causes apparaissent sans grande surprise : les directions informatiques indiquent clairement leur volonté d’identifier les opportunités d’économies au niveau de leurs équipements informatiques et de leurs logiciels, et chaque réduction de coût potentielle, même les plus modestes, sont les bienvenues. Ainsi, en 2009, environ 40% des entreprises interrogées par Gartner déclarent avoir implémenté – ou être en train d’implémenter – une solution ITAM standardisée, guidées par la volonté d’augmenter l’efficacité de leurs actifs hardware et software existants.

Si cette tendance est proportionnellement plus marquée dans les très grandes entreprises, où l’échelle des économies potentielles est mécaniquement beaucoup plus importante, la démarche touche aujourd’hui significativement les entreprises de taille moyenne ayant un parc d’à peine quelques centaines (tout au plus quelques milliers) de PC. C’est ce que constate également Gartner dans ses dernières études, relevant plusieurs facteurs accentuant cette tendance.
Notamment :
- Nécessité de disposer d’une vue précise sur la bonne allocation et utilisation des équipements informatiques et des logiciels, en fonction des besoins spécifiques des collaborateurs et de ceux de l’entreprise en général.
- Volonté d’adopter une gestion vertueuse des licences logicielles, afin de garantir leur bonne conformité et d’être capable de les redistribuer efficacement au fur et à mesure des changements intervenant au sein de l’organisation.
- Volonté d’optimiser les ressources en contrôlant les types de fichiers présents sur les postes de travail.

Ces points relatifs à l’ITAM sont concomitants avec la démocratisation de la mise en place de la virtualisation dans les centres de données, une tendance très nette qui va continuer de se développer fortement d’après Gartner. Enfin, on observe également la généralisation progressive des démarches de mise en conformité avec les standards ITIL, ou encore Cobit et CMMi, permettant aux entreprises de toutes taille d’aller vers un plus haut niveau de maturité dans la gestion de leurs services informatiques.

Tous ces facteurs vont dans le sens d’un ensemble à la fois cohérent et complexe, destiné à rationaliser la gestion des actifs informatiques et des services qui y sont liés. A l’heure où les responsables politiques se gardent prudemment d’utiliser une sémantique liée à une certaine rigueur, la crise économique débouche pourtant inévitablement sur ce type de démarche, une démarche qui peut être vertueuse au-delà de son caractère de nécessité. Les temps d’austérité économique favorisent donc, très logiquement, l’accélération de l’adoption des solutions ITAM.

Un autre élément est venu se combiner à cet état de fait : l’arrivée à maturité du modèle SaaS. Très clairement, l’année 2009 a marqué un tournant dans l’adoption de ce modèle, qui va se poursuivre de manière exponentielle ces prochaines années. Inscrit dans le contexte plus large du très fort développement du Cloud Computing, le SaaS s’annonce d’ores et déjà comme le standard de demain. A une nuance près, toutefois, soulignée par Gartner : les très grandes entreprises, qui ont bien souvent des accords de licences logicielles complexes avec leurs fournisseurs, devraient continuer à être fidèles au mode de licence classique.

Parallèlement à la crise économique, la généralisation du modèle SaaS a permis d’accélérer la pénétration des solutions ITAM dans l’entreprise, et plus particulièrement dans les moyennes entreprises. Au-delà des aspects d’efficacité et de pragmatisme – notamment en matière de déploiement et d’utilisation –, le mode SaaS permet de déverrouiller l’accès aux solutions au sens économique du terme. La gestion de coûts, et les coûts en eux-mêmes des solutions SaaS sont éminemment plus adaptés aux moyennes entreprises, et favorisent bien souvent la concrétisation de la volonté de ces entreprises à adopter une solution ITAM.

Crise économique et émergence réelle du modèle SaaS ont ainsi joué le rôle d’accélérateur vers la démocratisation et la standardisation des solutions ITAM. Les bénéfices de ces solutions sont identifiées et connus depuis une quinzaine d’années, mais ce n’est que dans le contexte que nous connaissons depuis environ deux ans qu’elles sont passées à une nouvelle étape majeure en termes d’adoption. Chacun peut plébisciter, sur le papier, les technologies aidant à rationaliser les coûts et les règles d’utilisation. Y souscrire dans la pratique et dans les faits est bien souvent déclenché par des contraintes externes fortes, comme c’est le cas en temps de difficultés économiques. Et pour ce faire, le mode d’accès représente un facteur déterminant.

Par Stéphane LHENRY, Vice-président Europe de PS’Soft

Mardi 6 Juillet 2010
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