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Comment corser la saveur de votre portefeuille ? Avec des actions ! What else ?


Malgré la poursuite de la hausse en novembre, l’essoufflement du mouvement est manifeste depuis quelques semaines en Europe. Pause ou correction ? La baisse de ces derniers jours ne permet pas encore de trancher. Peu importe, de nombreux investisseurs attendaient une correction pour acheter des actions. L’ampleur du mouvement devrait donc être limitée et surtout, la tendance haussière à moyen terme a peu de chance d’être remise en cause. Soyons prêts à saisir les opportunités !




L’environnement économique général ne se dégrade pas mais des divergences apparaissent entre pays développés et pays émergents. En Europe, le décrochage de la France, nous incite à rester attentifs à l’épée de Damoclès que constitue la dette française. En Allemagne, les projets de la coalition semblent peu ambitieux. Mais attention, l’Allemagne va réaffirmer progressivement sa prééminence. Cela sera positif pour la construction européenne si tous les pays souscrivent à un projet assez proche, ce qui n’est pas encore le cas actuellement.

La Banque Centrale américaine souffle le chaud et le froid. Elle aimerait diminuer ses achats d’actifs sans provoquer de choc sur les marchés obligataires. Elle doit en convaincre les marchés. Pour cela, elle semble promettre des taux courts très bas encore plus longtemps. La réduction de ses achats obligataires, quand elle interviendra, aura sans doute un impact sur les marchés d’actions, de devises et de taux. Mais il sera assez limité et il faudra en profiter. D’ici là un peu de prudence dans les portefeuilles semble adéquat. D’autant que la prochaine réunion de la FED aura lieu le 18 décembre et que les négociations sur le budget américain doivent également reprendre prochainement.

A moyen terme, le consensus devient très positif pour les actions. Les produits défensifs rapportent moins ou deviennent vulnérables. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant de voir aux Etats-Unis des masses importantes de capitaux se déplacer des produits obligataires vers les produits actions. Le mouvement est bien amorcé et est loin d’être terminé car les valorisations des actions ne sont pas excessives. Mais en Europe, cette grande rotation n’a qu’à peine commencée.

Les actions américaines sont et seront les principales bénéficiaires de ce mouvement mais par contagion les autres zones géographiques en profiteront par étapes.

Cela vient de se produire depuis quelques mois pour les actions européennes. A court terme, il est logique que les marchés digèrent un peu cette première étape. Mais il y en aura d’autres. Les réallocations vers les actions européennes, vers les secteurs cycliques, en retard ou sous évalués se poursuivront en 2014.

Les marchés actions ont atteint nos objectifs pour 2013. Pour 2014, nous avons relevé nos prévisions à fin juin et pour décembre, nous escomptons des hausses à la mesure de la croissance des résultats attendus, soit de l’ordre de 10%.

Nous n’avons pas modifié notre position globale de neutralité sur les actions. C’est une position d’attente à court terme.

Nous réduisons néanmoins notre recommandation sur les actions sur les pays émergents. Nous avons profité des rebonds pour y alléger nos positions ainsi qu’en Europe.

A moyen terme, nous maintenons notre préférence pour les actions, en Europe, au Japon et enfin, aux Etats-Unis.

La consolidation nous a amené à réduire les expositions de secteurs plus vulnérables à court terme (Banques, Produits de Base, Industrie, Distribution) dont nous avons abaissé les notes court terme à (=). A l’inverse, nous remontons celle du secteur Tourisme/Loisirs dont la sous performance s’achève. Nous relevons à neutre les notes à moyen terme des secteurs Santé, Services Financiers et Tourisme/Loisirs.

Nous suggérons de profiter d’opportunités d’achat dans les prochaines semaines pour renforcer des secteurs ayant des notes positives à moyen terme, c’est à dire des financières, des cycliques industrielles ou de consommation.

Sur les marchés obligataires, la remontée des taux longs allemands et américains s’est opérée mais il est trop tôt en profiter. Compte tenu des risques subsistants, nous avons réduit la note des obligations émergentes à sous-pondérer. Nous maintenons une opinion positive, à moyen terme, sur les obligations d’entreprises européennes à haut rendement ou convertibles et, à court terme, sur les obligations souveraines d’Europe du Sud.

Vincent GUENZI
Directeur de la Stratégie d’Investissement
Achevé de rédiger le 6 décembre 2013

CHOLET DUPONT 16 Place de la Madeleine 75008 PARIS
www.cholet-dupont.fr

Mercredi 11 Décembre 2013
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