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Bulletin économique d’EULER HERMES SFAC (déc 07/Janv 08)


Conjoncture internationale : Après une fin d’année 2007 où les experts n’ont voulu voir comme conséquence de la crise des subprimes qu’un risque de ralentissement de l’économie américaine en 2008, le début de cette année nous a fait basculer dans une vision plus préoccupante.




Incontestablement une crise a débuté aux Etats-Unis, et les vraies questions sont désormais :
quelles seront son amplitude et sa durée, et dans quelle mesure les économies européenne et mondiale seront-elles affectées ?

Faisons un bilan rapide des nouvelles de ces dernières semaines. Les chiffres américains sont globalement mauvais (emploi, consommation, construction, indices manufacturiers, automobile). L’inflation a clairement repris, même si elle est contrastée entre le prix des produits liés aux matières premières et ceux des produits industriels, toujours orientés à la baisse. Les marchés financiers sont très chahutés, sur toutes les bourses mondiales. La fraude majeure subie par la Société Générale, survenant comme par un malheureux hasard dans cette période troublée, vient encore amenuiser le crédit des établissements financiers déjà bien secoués par les subprimes. La politique des taux d’intérêt paraît bien peu coordonnée.

Aux Etats-Unis, la Fed les réduit agressivement, en même temps que M. Bush lance un plan très volontariste, démontrant aumoins la capacité de réaction de l’exécutif américain, en cette année électorale. C’est la principale bonne nouvelle de ces dernières semaines.

En Europe, la BCE reste rivée à son mandat exclusif de lutte contre l’inflation. Ces constats étant faits, comment pouvons-nous envisager 2008, alors que nous n’avons pas encore de signe tangible de récession en Europe, malgré le retournement de la construction dans plusieurs pays (Espagne, Royaume-Uni, Irlande). Nous restons sur un scénario de détérioration sensible de nos économies,mais pensons qu’il s’agira plutôt d’un trou d’air sur 2008 et que les Etats-Unis repartant en fin d’année et les pays émergents continuant à progresser à un rythme soutenu, nous devrions conserver une croissancemondiale convenable en 2009. Toutefois, ce “trou d’air” ne sera pas sans conséquences sur l’économie française. Notre tissu de PME, forêt mal masquée par les gros arbres du CAC 40, est bien fragile. Elles sont peu structurées, peu rentables, vulnérables à un quelconque resserrement du crédit, qu’il s’agisse du crédit bancaire, dont on sent bien qu’il va être plus rare et plus cher, ou du crédit interentreprises, que le Gouvernement veut autoritairement réduire, sans bien réaliser que nombre d’entreprises n’y résisteront pas.

A ce scénario encore modéré à ce stade, il ne faudrait pas bien sûr rajouter de crise géopolitique majeure, dans des zones toujours à risque (Moyen-Orient, Pakistan, Afrique). Nous n’y inclurons pas la Chine tant on imagine mal qu’elle se laisse déstabiliser en cette année historique que constituent les Jeux Olympiques à Pékin.

Nicolas Delzant

Etude complète sur demande


Lundi 25 Février 2008
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