Baromètre EUROFACTOR


L’édition 2006 du baromètre EUROFACTOR montre que les PME européennes restent globalement assez mitigées pour l’année à venir




Baromètre EUROFACTOR
Plus de 3 000 entreprises européennes donnent les grandes tendances 2006

- Les PME européennes anticipent une meilleure rentabilité sauf en France où les entreprises affichent des perspectives en baisse sur tous les fronts.
- Les entreprises espagnoles sont les plus optimistes d'Europe.
- Les PME européennes envisagent une progression de leurs investissements en 2006.
- Le prix de l'énergie et la concurrence accrue des pays émergents sont au cœur des préoccupations des PME européennes notamment allemandes.
- L'Allemagne et le Royaume-uni continuent d'afficher les délais de paiement les plus courts d'Europe.
- En Italie, le délai moyen de paiement atteint au contraire plus de trois mois.
- La France a été en 2005 le pays le moins touché par les impayés. A l'inverse, la majorité des entreprises Allemandes a été concernée par ce phénomène.
- Dans tous le pays d'Europe sauf au Royaume-Uni, 1 PME sur 4 en moyenne aura davantage besoin de financements.

Issy-les-Moulineaux, le 12 janvier 2006

Les résultats du baromètre EUROFACTOR 2006, réalisé auprès d'entreprises de 6 à 500 salariés de sept pays européens (Allemagne, Belgique, France, Espagne, Italie, Portugal et Royaume-Uni) annoncent des perspectives en demi-teinte.

Cette étude, menée en partenariat avec l'AFDCC (Association Française Des Credit managers et Conseils), a été réalisée par l'institut CSA.

Activité, emploi, rentabilité : des perspectives d'avenir très contrastées d'un pays à l'autre

Les PME-PMI belges, espagnoles et britanniques sont majoritairement optimistes : plus de la moitié d'entre elles prévoit une augmentation de leur chiffre d'affaires au cours des 12 prochains mois.

Cette croissance de l'activité aura des effets favorables sur l'emploi puisque c'est aussi en Belgique (31 % des PME), en Espagne (29 %) et au Royaume-Uni (25 %) que les perspectives de recrutement sont les plus nombreuses. Elle devrait aussi se traduire par une meilleure rentabilité pour environ une entreprise sur deux. En Espagne, seulement 30 % des entreprises prévoyaient une meilleure rentabilité lors de la dernière enquête, cette année elles sont 55 % à l'anticiper.

En Allemagne, l'heure est au contraire plutôt à la morosité, puisqu'à peine plus d'une entreprise sur quatre envisage une croissance de son chiffre d'affaires en 2006 (contre 46 % l'an passé) ; les perspectives de recrutement sont les plus faibles d'Europe (seulement 8 % des entreprises prévoient une augmentation de leurs effectifs (moins 15 points par rapport à 2005).

Au Portugal et en Italie, l'opinion dominante envisage plutôt une stagnation de l'activité. Ceci engendre de faibles potentiels de recrutement (11 % au Portugal, 17 % en Italie) et des perspectives d'amélioration de la rentabilité limitées à environ une entreprise sur trois.

Des PME françaises assez moroses…

En France, les entreprises affichent des perspectives en baisse sur tous les fronts : chiffre d'affaires, investissements, recrutement, et rentabilité, notamment dans les secteurs du commerce, de l'industrie et du transport. Sur le plan du recrutement, le pourcentage d'entreprises prévoyant une augmentation de leur effectif salarial s'inscrit non seulement en recul par rapport à l'an passé, mais il est à un niveau faible (17 %). Ceci dit, on recense plus d'entreprises prévoyant une hausse que d'entreprises anticipant une baisse (6 %), ce qui suggère tout de même une amélioration à faible rythme de l'emploi privé.

Toujours en France, les prévisions d'augmentation du chiffre d'affaires des entreprises du secteur du transport qui avaient connu une belle progression ces dernières années, diminuent en 2006 : 40 % des PME de ce secteur anticipent une augmentation de leur chiffre d'affaires alors qu'elles étaient 62 % l'an passé. Le secteur du commerce aussi augure d'un futur moins optimiste puisque seulement 35 % des entreprises prévoient une progression de leur chiffre d'affaires contre 54 % en 2005, soit un écart de 21 points.

Enfin, si les entreprises du secteur des BTP sont les seules à être plus optimistes qu'en 2005 quant à l'évolution de leur chiffre d'affaires (34 % prévoient une augmentation contre 29 % l'an dernier), ces prévisions restent encore basses puisque inférieures à la moyenne nationale (38 %).

Des prévisions d'investissement en hausse pour 2006

La conjoncture, telle qu'elle est perçue par les dirigeants des PME-PMI européennes ne semble pas si défavorable à l'investissement ; certes les intentions sont orientées à la baisse par rapport à 2004 en France et dans les pays d'Europe du Sud, mais le pourcentage d'entreprises prévoyant un investissement en hausse en 2006 dépasse très sensiblement le pourcentage d'entreprises prévoyant un recul.

En Allemagne, en Belgique et en Espagne, les intentions d'investissement sont les plus élevées d'Europe même si l'on observe une certaine incertitude en Espagne ; dans ce pays, 31 % des entreprises interrogées ne savent pas dire si leurs dépenses d'investissement augmenteront ou diminueront en 2006. En Allemagne, 59 % des PME pensent que leurs dépenses seront en hausse de plus de 5 % par rapport à celles réalisées au cours des 12 derniers mois.

En France, au Portugal et en Italie, on note en revanche une forte incertitude sur l'investissement (autour d'un tiers de non réponses) même si, les anticipations positives dominent sur les anticipations de stabilité, sauf en France où seulement une PME sur quatre envisage davantage de dépenses d'investissement en 2006 qu'en 2005.

Enfin, tous pays confondus, ces investissements devraient profiter en priorité aux machines et outils de production et aux équipements informatiques et bureautiques (surtout pour la Belgique, l'Italie et le Royaume-uni). Toutefois, il s'agit principalement de dépenses de modernisation et de renouvellement des équipements existants plutôt que d'élargissement du parc.

L'année précédente, les dépenses d'investissement étaient consacrées en priorité aux équipements informatiques, et ce dans tous les pays d'Europe.

Les préoccupations des PME européennes

- Matières premières et énergie

La hausse du prix des matières premières est jugée pénalisante par la majorité des entreprises industrielles européennes, cette majorité regroupant les trois quarts des entreprises en France, en Allemagne, en Belgique et en Espagne, 66 % en Italie et au Portugal et une entreprise sur deux au Royaume Uni.

La hausse du prix de l'énergie est elle aussi considérée pénalisante, surtout du point de vue des PME-PMI allemandes (près de neuf sur dix considèrent le prix actuel de l'énergie comme pénalisant et autant envisagent encore des augmentations en 2006) alors qu'en France et en Grande Bretagne, les opinions sont plus partagées même si le sentiment de pénalisation domine.

- Concurrence des pays émergents

La concurrence des pays émergents est une préoccupation partagée par les patrons de PME-PMI partout en Europe et de manière un peu plus appuyée en Belgique et en Italie.

Parmi ces pays concurrents, figurent essentiellement les nouveaux membres de l'Union européenne et la Chine. Celle-ci est d'ailleurs considérée comme la principale menace par les industriels français.

La première adaptation qui s'impose aux yeux des patrons de PME-PMI concerne l'accroissement des gains de productivité. Viennent ensuite la nécessité de mieux se positionner à l'international et la stratégie de choix des sous-traitants et partenaires.

La menace sur l'emploi national s'exprime davantage en Belgique, au Portugal et surtout en Espagne (respectivement 28 %, 33 %, 48 % des PME-PMI anticipent à court ou moyen terme des réductions de masse salariale).

- Evolution de la réglementation du travail

En dehors de la concurrence accrue des pays en voie de développement et de l'évolution des prix des matières premières et de l'énergie, les autres principales préoccupations des patrons de PME-PMI en Europe concernent l'évolution de la réglementation du travail. Ceci est particulièrement notable en France et au Royaume-Uni.

Les délais de paiement s'allongent en Europe

En Europe, une PME se fait payer en moyenne à 2 mois et demi. Ces délais de paiement tendent à s'allonger partout à l'exception de l'Espagne. Cet allongement n'est pas tant le résultat d'une modification des échéances contractuelles que celui de l'accroissement des retards de paiement. Un accroissement particulièrement important en Italie où le délai moyen de règlement atteint désormais plus de trois mois (101 jours) contre deux mois et demi l'an passé.

A l'inverse, c'est en Allemagne et au Royaume-uni que les délais sont les plus courts (52 et 51 jours respectivement). En France, en Belgique et en Espagne ils s'établissent entre 62 et 67 jours et de 84 jours au Portugal.

Le secteur public contribue largement à l'allongement des délais de paiement, surtout en Italie mais aussi en Belgique et dans une moindre mesure en Allemagne et en Espagne.

En France, les délais de paiement moyens pratiqués sont relativement stables depuis 2001 (67 jours en moyenne). C'est dans le secteur du bâtiment que les délais moyens semblent les plus longs avec 68 jours contre 61 jours l'an passé et 65 jours sur l'ensemble des secteurs.

A noter également, une entreprise sur cinq anticipe un allongement des délais de paiement contre une sur dix qui prévoit une réduction pour l'année à venir. Ces anticipations d'augmentation sont plus nombreuses dans le secteur du transport (23 % des entreprises) et, à l'opposé, moins nombreuses dans celui de la construction (14 % des entreprises).

Les allongements potentiels des délais de paiement sont imputés en premier lieu à des difficultés financières rencontrées par les clients et ensuite à des comportements opportunistes de gain de trésorerie.

En 2006, les entreprises européennes auront besoin de financements

Même si la majorité des dirigeants interrogés optent pour la stabilité, les besoins de financements des PME-PMI européennes sont plutôt orientés à la hausse : en moyenne une PME-PMI sur quatre déclare qu'ils ont tendance à augmenter contre 10% qui indiquent le contraire.

Les solutions adoptées pour y faire face diffèrent selon les pays. L'Allemagne (42 %) et le Royaume-Uni (56 %) utilisent en priorité le découvert bancaire, avant d'avoir recours aux délais fournisseurs. L'Italie est le pays qui utilise le plus l'escompte (57 %).

En France, c'est dans les secteurs de l'industrie et des transports que la proportion d'entreprises anticipant une augmentation de leurs besoins de financements est la plus élevée (respectivement 31 % et 27 %). En revanche, le secteur du BTP donne les prévisions les plus basses (19 %).

Le levier des délais fournisseurs est couramment utilisé pour ces besoins de financement. C'est ce que déclarent 42 % des PME-PMI françaises (49 % des entreprises du bâtiment et 44 % dans l'industrie). L'an passé, 35 % des entreprises françaises faisaient appel à ce moyen.


Créances impayées : les ¾ des entreprises européennes sont exposés

En Europe, 74 % des entreprises se trouvent directement exposés aux risques d'impayés. Ceux-ci représentent en moyenne 0,7 % de leur chiffre d'affaires.

C'est en Allemagne que les PME-PMI sont les plus touchées par ces risques puisque 96 % d'entre elles ont subi des créances impayées en 2005 (contre 78 % en 2004). Celles-ci représentent en moyenne 1,1% du chiffre d'affaires, contre moins de 1 % dans les autres pays.

A l'opposé, c'est en France que le risque d'impayé était le plus faible : six entreprises sur dix y ont été confrontées. Les entreprises les plus exposées ont été celles de 50 salariés et plus et celles du secteur du commerce (76 %). En Italie, la proportion des PME-PMI ayant des créances impayées a sensiblement baissé 72 contre 82 %.

Les entreprises européennes facturent des intérêts de retard mais avec des disparités selon les pays : en Allemagne et en Belgique, cette pratique est fréquente (respectivement 54 % et 39 % des entreprises facturent des intérêts de retard au-delà de l'échéance).

Elle est nettement moins courante dans les pays du sud de l'Europe (25 % des entreprises en Italie et en Espagne, 22 % au Portugal) et encore moins en France et en Royaume-uni (11 %).

A propos d'EUROFACTOR

EUROFACTOR est numéro 1 de l'affacturage en France, et le premier réseau intégré d'affacturage en Europe. Filiale du Crédit Agricole, EUROFACTOR accompagne le développement de toutes les entreprises en construisant avec elles la solution de gestion du poste clients la mieux adaptée à leur stratégie à leur secteur d'activité, à leur taille et à la typologie de leur clientèle, en France et à l'International, en développant notamment une offre pan-européenne, European Pass.

Pour toute information :
Stéphane Lecomte
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Stephane.LECOMTE@groupe-eurofactor.com

Jeudi 2 Mars 2006
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