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Banque - Finance en temps de crise : pour ou contre le Big Bang informatique ?


Une majorité d’établissements financiers optent pour le renouvellement des technologies plutôt que pour leur adaptation. Si ce choix est pertinent dans certains cas, il doit dépasser la simple logique budgétaire et s’inscrire dans une perspective à moyen terme.




Tout effacer et tout recommencer : la question fait débat depuis des années dans les équipes informatiques des banques. Les systèmes informatiques centraux utilisés dans beaucoup d’établissements financiers vieillissent. Faut-il les remplacer ? Et si oui, quand ? Avec des budgets qui se resserrent et un environnement économique incertain, il devient de plus en plus difficile de statuer sur cette question.

Les DSI doivent trancher entre deux options : repartir de zéro ou optimiser les technologies déjà déployées. La solution n’est pas juste une affaire de réduction des coûts opérationnels. D’autres éléments sont à prendre en compte : la pérennité des technologies, leur longévité, leur évolutivité, leur richesse fonctionnelle, leur conformité actuelle et future, leur interopérabilité et les progrès technologiques potentiels.

Jusque récemment, leur principale préoccupation était d’acquérir des technologies et systèmes capables d’accompagner la croissance de l’entreprise. Aujourd’hui, elles sont vigilantes à d’autres critères et hésitent à investir des sommes importantes dans des solutions qui pourraient s’avérer surdimensionnées demain par rapport à leurs besoins - par exemple si elles décident d’externaliser une partie de leur infrastructure informatique ou si elles héritent de systèmes suite à une acquisition.

Le constat est que l’option “remplacement” est largement préférée. Beaucoup d’institutions bancaires et de départements financiers d’entreprises pensent en effet plus intéressant d’abandonner les systèmes informatiques centralisés, onéreux à entretenir, au profit d’un ensemble de solutions “cœur de métier”.

Néanmoins, dans le climat économique actuel, ce type de décision est souvent différé car considéré comme extrêmement coûteux. Entre concurrence exacerbée et incertitudes économiques, le retour sur investissement est en effet difficile à garantir.
Mais au-delà du ratio "bénéfices/coûts", d’autres facteurs viennent compliquer la prise de décision.

Si la stratégie généralement adoptée pour faire face à une récession demeure la réduction massive des coûts, elle induit cependant un risque de perte de compétitivité : certains analystes commencent à expliquer qu’en coupant trop dans leurs dépenses, les entreprises mettent en péril leurs activités, et transforment en handicap ce qui aurait dû être un avantage concurrentiel.

Et bien souvent, les projets de remplacement sont particulièrement justifiés là où les processus fonctionnels sont les plus sophistiqués - donc là où les SI sont les plus complexes et les plus interconnectés - obligeant à agir dès le départ au niveau de processus critiques situés au cœur du système.

Face à cette tendance, la communauté des analystes estime que les récents événements sur les marchés financiers encouragent à réexaminer la démarche. Il apparaît alors que le remplacement s’avère nécessaire pour 3 types de systèmes informatiques :
- Les technologies de gestion des risques financiers, en particulier afin d’élargir la couverture fonctionnelle et de pouvoir consolider l’ensemble des données et des reportings de l’entreprise.
- Les technologies de cash management, comprenant à la fois la gestion analytique des liquidités et du fonds de roulement et le forecasting.
- Les technologies dédiées au service client car ce type de technologies est particulièrement important pour améliorer la relation client et maintenir la confiance des consommateurs (les solutions de connectivité en ligne et de e-commerce multicanal fournissant également des données sur les ventes et le chiffre d’affaires au système central).

J’ai expérimenté début 2009 chez Sterling Commerce l’importance de cette dernière technologie. Un établissement bancaire, suite à une acquisition qui s’est conclue assez rapidement, a gagné un grand nombre de clients Entreprises habitués à une gamme de services bancaires Internet bien plus riche que ce qu’elle proposait. Elle a su fidéliser beaucoup de ces clients en intégrant très rapidement de nouveaux processus applicatifs de services.

Que l’on fasse évoluer ses priorités, ou que l’on se limite à améliorer ce que l’on a, dans les deux cas, il est important de se donner une phase de transition pour gérer d’éventuels risques opérationnels.

Intégrer ses données et processus de façon consolidée, efficace et agile est également un prérequis indispensable, quelle que soit la stratégie choisie (remplacement du SI ou adaptation). Cela permet aux entreprises de tester et de gérer les mutations de leur système informatique. Elles veillent ainsi à assurer la connectivité entre les mouvements internes et externes de données transactionnelles, à autoriser la réversibilité dans le cas de difficultés de migration non prévues, et à maintenir l’activité durant la phase de transition.

Toujours dans les deux cas, l’entreprise doit choisir des technologies intelligentes de gestion des processus métiers – bien souvent, cet investissement n’est fait qu’une seule fois et bénéficie pendant des années à d’autres déploiements, car même les plus grosses infrastructures de systèmes centraux sont in fine mises à jour et/ou remplacées.

Un fonctionnement harmonieux est également essentiel, non seulement en interne mais aussi en externe, pour une e-connectivité en continu avec les environnements informatiques des partenaires et clients.

Beaucoup de services financiers sont proposés aujourd’hui sur de multiples canaux. Les infrastructures techniques doivent relier des centres d’appels, partager des centres de services, des centres externalisés, des centres de prévoyance, des agences de clearing et de règlement et beaucoup d’autres entreprises partenaires similaires.

Dans le même temps, l’architecture des systèmes informatiques doit pouvoir gérer une base toujours plus importante de clients Internet très exigeants. Dans le cas clients professionnels, ils recherchent les meilleurs services, les plus rapides et les plus variés, délivrés dans le format et via le media de leur choix.

Une dernière considération, et non des moindres : de plus en plus d’entreprises tiennent compte de l’impact environnemental de leur choix lorsqu’elles réfléchissent à changer ou à remplacer leur informatique. Réduire l’impact environnemental n’est en effet plus seulement une démarche marketing mais un projet découlant des directives gouvernementales et des obligations du marché. De fait, les entreprises comparent l’efficacité énergétique de leurs systèmes informatiques actuels avec les bénéfices environnementaux et énergétiques qu’elles peuvent escompter en les remplaçant.

Personne ne peut prédire exactement ce que seront les futurs challenges et obstacles que l’économie mondiale placera devant la communauté financière. Mais les entreprises ne doivent pas laisser une "mentalité de la récession" compromettre et limiter l’efficacité de leurs opérations. Que la solution soit de remplacer entièrement les technologies ou d’optimiser l’existant, il est important de ne pas prendre ses décisions dans une perspective court terme, mais d’adopter une vision stratégique et équilibrée sur le long terme. L’Histoire nous porte à croire que les entreprises qui seront les plus performantes dans la décennie à venir, sont aussi celles qui prévoient dès aujourd’hui la reprise de demain.

Par Richard Spong, Marketing Manager, Services financiers de Sterling Commerce

A propos de Sterling Commerce
Sterling Commerce, une société AT&T (NYSE :T), interconnecte les communautés de partenaires, les processus, les systèmes d’information et les individus. Ses logiciels et services accompagnent le développement des entreprises dans une économie mondialisée. Plus de 30 000 entreprises dans le monde utilisent les solutions de Sterling Commerce pour l’intégration de leurs processus métiers, de leurs ventes multi-canal, de la gestion de leurs commandes et de leurs paiements, afin d’améliorer leur rentabilité, en interne comme en externe.
Basée à Columbus dans l’Ohio, Sterling Commerce possède des bureaux dans 24 pays.
www.sterlingcommerce.fr

Mercredi 9 Septembre 2009
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