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BCGE : 2.7% de croissance du PIB genevois en 2014


Finyear, le quotidien de l’exercice financier. En 2014, l’économie genevoise devrait connaître une accélération de sa croissance. Elle sera notamment soutenue par la légère dépréciation du franc, associée au redressement de la courbe des taux. Cela permettra au canton de créer un surplus de croissance par rapport à la Suisse.




La fenêtre conjoncturelle s’étend

La fenêtre conjoncturelle de reprise s’étend, en provenance des marchés émergents, qui livrent une croissance, certes plus modérée que dans le passé, mais plus équilibrée. Elle est basée sur une dynamique domestique et moins consommatrice de matières premières. Il en résulte une progression limitée des prix de ces dernières, ce qui est positif pour la croissance des pays développés. Le redémarrage de l’économie mondiale est aussi induit par les Etats-Unis, – aidés par la reprise de leur marché immobilier – et, dans une moindre mesure, par la fin de la détérioration en zone euro. La reprise se consolide grâce à l’activité des entreprises alors que le consommateur reste tributaire des contraintes sur ses revenus disponibles.

2% de croissance en Suisse

Dans ce contexte, la Suisse tire son épingle du jeu, ceci tant que le risque lié à l’arbitrage des politiques monétaire et budgétaire ne se matérialise pas. En 2014, la BCGE table pour l’économie suisse sur une croissance de 2%, s’appuyant à nouveau sur la dynamique des exportations, catalyseur de la reconstitution de stocks et d’investissements.

Le redressement progressif des taux d’intérêt qui résulte des marchés internationaux – longtemps influencés par les acquisitions de titres obligataires gouvernementaux par les banques centrales – devrait se poursuivre. Le ralentissement de ce programme d’achats aux Etats-Unis devrait permettre aux obligations d’assurer leur rôle de protection du capital en couvrant l’inflation de long terme par la distribution de revenus.

Comparaison entre Genève et Zurich

La croissance de l’économie genevoise est plus volatile que celle de la Suisse. Les prix évoluent le plus souvent de concert avec le reste du pays et le taux de chômage est structurellement plus élevé dans le canton, même si sa cyclicité est comparable à celle de l’ensemble du pays. Zurich, de son côté s’inscrit en ligne avec la Suisse.

La volatilité relative de l’économie genevoise découle notamment de sa composition sectorielle. Les deux principales branches de Genève recouvrent la finance et le commerce, qui contribuent à 50% de la création de richesse, un niveau comparable à celui de Zurich, mais nettement supérieur au niveau national (41%). L’industrie joue un rôle significatif dans le pays alors qu’elle nettement moins importante pour la croissance genevoise.

Sensibilité du commerce et de la finance

La cyclicité suisse passe par l’analyse de l’impact des différentes branches. L’importance du commerce explique les variations plus fluides de la croissance suisse alors que celle de la finance est une des causes de la volatilité de la croissance genevoise. Pour définir les perspectives pour la Suisse et pour le surplus ou déficit de croissance de Genève par rapport au reste du pays, la BCGE s’attache notamment aux variables déterminantes de la croissance de ces deux branches. Le taux de change (calculé par rapport à toutes les devises partenaires) est crucial. Le niveau du CHF est également important pour la création de valeur ajoutée du secteur financier; la courbe de taux internationaux et, au niveau national, les revenus sur les crédits immobiliers sont des sources indéniables de revenus financiers.

La composition géographique et selon les branches industrielles des exportations sont également déterminantes. La prépondérance de l’Asie (Hong Kong et la Chine en particulier) dans les exportations genevoises (39%) les distingue de celles de la Suisse plus tournées vers la zone euro (34% minimum). La particularité de Zurich s’inscrit dans la part des exportations vers le Royaume-Uni, essentiellement de pierres précieuses. Comparativement, les exportations de Genève et de Zurich sont plus volatiles que celles de la Suisse. La composition géographique est partiellement responsable, de part la sensibilité différente aux taux de change. Genève, avec ses exportations asiatiques et américaines comptant pour plus de 50%, est sensible au taux de change de l’USD, tout comme Zurich, alors que les exportations suisses sont plus dépendantes du taux de change de l’EUR. La Suisse se différentie par ses exportations pharmaceutiques (37% des exportations de produits issus du secteur industriel), dont la demande est relativement stable, alors que Genève se concentre sur les produits de l’horlogerie et des pierres précieuses (78%), de même que Zurich (55%), des domaines qui profitent de la croissance généreuse des pays émergents. A Zurich, l’importante branche des biens d’équipement augmente le caractère cyclique.

Surplus de croissance

En 2014, la légère dépréciation du franc, associée au redressement de la courbe des taux et à l’appréciation de la bourse suisse, sont autant de facteurs qui permettront au canton de maintenir un surplus de croissance par rapport à la Suisse. Nous ne retrouverons toutefois pas les écarts passés, qui ont pu atteindre 2%, car les défis de la place financière limitent le potentiel. Ainsi, la progression du PIB genevois devrait être de 2.7% en 2014.

L’anomalie temporaire des prix à la consommation du canton devrait se résorber et la bonne évolution du commerce extérieur, qui influera sur le taux de chômage, devrait permettre à ce dernier de revenir vers les 5%.

Dans ce contexte, la conjoncture offre plusieurs opportunités aux acteurs économiques sur la place de Genève, à savoir un climat d’affaires orienté vers la croissance, une stagnation des prix de l’immobilier et des conditions de financement attractives, malgré une progression des taux longs. La stabilité politique et fiscale maintient l’avantage concurrentiel de la Suisse et les prix de l’énergie reculent.

Recommandations aux entreprises

En réponse au scénario ci-dessus, la banque recommande aux entreprises d’exploiter les opportunités de croissance, notamment à l’exportation (Etats-Unis, Asie, pays émergents). Il est opportun de procéder à une analyse de son portefeuille de dettes et de se refinancer sur le long terme. Il est essentiel de gérer au mieux une marge de manoeuvre de liquidités, notamment par le suivi de ses débiteurs. Gérer une partie de son risque de change et trouver des solutions de financement supplémentaires comme le leasing de biens d’équipement ou le prêt professionnel, est utile. Il est conseillé d’augmenter la proportion de financements à long terme, de gérer son risque de taux en couvrant une partie de celui-ci et d’exploiter les opportunités de fusions et d’acquisitions.

Recommandations aux particuliers

Du côté des particuliers, la BCGE suggère en réponse à son scénario conjoncturel, en matière de placement, de privilégier les investissements en actions de grande qualité, de manière hautement diversifiée et de sous-pondérer la partie obligataire. On peut également profiter des taux bas pour financer des travaux de rénovation et d’amélioration et fixer ses taux hypothécaires à long terme, en contractant, si nécessaire, des taux forwards pour les prêts échéant dans les 24 prochains mois. Il est recommandé d’examiner attentivement les prix, en cas d’achat de bien immobilier. Enfin, dans le cas d’un projet d’acquisition de son logement, il faut prévoir une part de fonds propres en liquidités suffisantes.

Enfin, il est souhaitable d’optimiser sa prévoyance privée par des rachats de cotisations dans sa caisse de retraite et l’ouverture de comptes 3a ou 3b. Il est recommandé de diversifier ses actifs de prévoyance avec des fonds de placement.

Les perspectives conjoncturelles, contiennent une sélection d’indicateurs économiques.
Elle sont disponibles sur le site de la banque : www.bcge.ch

BCGE : des solutions bancaires made in Geneva
Banque universelle depuis 1816, la BCGE propose aux particuliers, aux entreprises et aux institutions de Genève et de la région des prestations bancaires de grande qualité. La BCGE développe les métiers suivants: les services bancaires quotidiens, le private banking, l’asset management, la prévoyance, les financements hypothécaires et les crédits aux entreprises et collectivités publiques. Elle exploite une salle des marchés et offre des services d’ingénierie financière, de corporate finance et de global commodity finance. Le groupe BCGE comprend 22 agences à Genève et exerce certains de ses métiers à Lausanne, Zurich, Lyon, Annecy, Paris, Dubaï et Hong Kong. Il occupe 715 personnes (en équivalent plein temps, au 30 juin 2013). La BCGE est cotée à la bourse suisse, SIX Swiss Exchange (N° de valeur 164268).

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Jeudi 19 Décembre 2013
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